04/09/2005
Internet Romance -37b-
Elle m’a bien baratiné, la salope !
Ce n’est que grâce à la messagerie de Louise, que j’avais pu reconstituer les véritables sentiments de Mary-Ann à mon égard. Dans nos rencontres à Sydney, elle avait montré la plus grande douceur, une infinie compréhension, de la bonté, de la grandeur d’âme, de la tendresse… Ah, elle avait bien joué sur le piano des sentiments ! … dans le seul but de me faire reprendre l’avion pour la France au plus tôt. C’était très clair dans ses messages à Louise. Elle m’avait fait croire que seule la maternité la détachait de moi. Qu’il lui fallait permettre à l’enfant de vivre avec son père biologique. Que Tom paraissait heureux de cette future naissance, qu’il avait commencé à s’attacher à l’enfant à naître. Que la Science Chrétienne réprouvait les partenaires sexuels multiples.
Comment a-t-elle réussi à se faire mettre en cloque ? Cette question me taraudait.
Le Tom, il n’en voulait pas au départ, de ce mouflet ! Est-ce qu’elle feignait l’extase avec lui aussi, pour en finir plus vite ? S’était-elle confessée à son gourou de la Science Chrétienne ? Celui qui d’après elle, l’avait encouragée à annuler le mariage.
D’ailleurs, était-elle vraiment enceinte ?
« Mesdames Messieurs, veuillez attacher vos ceintures, nous traversons une zone de turbulences »
Ce qui me foutait vraiment le plus en rogne, c’était la façon dont elle m’avait décrit à Louise, et la manière haineuse dont elle avait parlé de moi, de mon espionnage, de la peur que je lui inspirais. Pendant tout ce temps où elle me disait des mots presque tendres pour m’amadouer, elle me craignait et me haïssait.
C’est sûr, le chauffeur de taxi de Sydney saurait où se procurer une arme.
Avant mon départ, j’ai envoyé un e-mail à Louise.
Tiens voilà la crise de tachycardie qui surgit. Mais pourquoi j’ai mal tout à coup, pourquoi ça serre dans la poitrine. Je voudrais crier, attirer l’attention de l’hôtesse, mais aucun son ne sort de ma bouche. Pourquoi l’hôtesse ne me regarde-t-elle pas ? Il suffirait d’attraper les médicaments qui sont dans mon bagage à main là-haut. Et cette maudite ceinture qui ne veut pas s’ouvrir…
L'histoire depuis le début
20:10 Publié dans Morceaux de bravoure | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





Commentaires
et le froid... L'affaire se corse... On sent la fin...
Ecrit par : Joël | 05/09/2005
Je croyais qu'il y avait un petit truc final. Une coda. Un point d'orgue.
Ecrit par : Joël | 06/09/2005
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