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L'impossibilité du bonheur

Commentaire du roman de Michel Houellebecq

Certes MH a tout fait pour décourager les mauvaises gens, c'est à dire ceux qui ne lui accordent pas le bénéfice du doute et se seraient arrêtés à des images dignes des "Particules Elémentaires". Cela a failli être mon cas, lorsque j'ai bondi sur l'expression :des seins en gant de toilette, jolie trouvaille littéraire, n'est-ce pas ? MH a également découragé ceux qui tentaient de prendre le livre par la fin avec une expression ridicule : J'étais indélivré qui ressemblait comme un clone à la fin de l'"Extension du domaine de la lutte".
Mais le propre de MH c'est de se renouveler. Tant pis pour les esprits chagrins qui guettent des relens de "particules" jusqu'à la page 86 (500 Euros pour une pipe). Tant pis pour ceux qui croient que MH dénonce. Il ne dénonce rien, il constate avec une lucidité ô combien cruelle, ô combien tranchante. Il dissèque, il analyse, il frappe juste, exactement là où ça fait mal. Et même si d'aventure il quitte son rôle d'écrivain maudit pour parler d'amour (p220)- et il m'a même fait pleurer, le salaud… il ne se départit jamais de son poste d'observateur de la misère humaine. Ainsi MH aurait approché le bonheur, s'y serait en quelque sorte brûlé les ailes… avant de retourner à notre misérable condition.
J'aime que ce roman soit lui aussi infiniment périssable, tellement daté par les citations de noms et d'évènements récents. Je ne vois pas ce que MH pourrait bien écrire de plus.
Je retiendrai cette citation (p316) : L'amour non partagé est une hémorragie

Commentaires

  • Je viens de trouver un site suisse qui fait une très belle analyse de H. dans le sens de la tienne et zut, je l'ai perdu.
    Je le retrouverai plus tard (dasn 2 semaines)
    Merci pour ta note.

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