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Avec les Alcooliques Anonymes

De Joseph Kessel

La lecture des belles histoires me donne toujours des frissons.
Surtout si l’on me raconte comment un homme ou deux (Bill W. et Bob S.) ont pu propager une épidémie mondiale susceptible de changer le monde.
Joseph Kessel décrit dans son livre les débuts héroïques des AA aux Etats-Unis, une époque où l’on était très interventionniste et où on allait chercher l’alcoolique de force à la demande de la famille. Kessel raconte le déroulement des réunions, l’égalité qui y règne quelque soit la condition et la fortune de chacun. Mon passage préféré est celui où un voyageur, arrivant sur une petite île, est accueilli par LE membre local des AA.
On estime à 2 Millions de personnes le nombre d’alcooliques qui suivent le programme de rétablissement des AA.
Une association présente à l’échelle mondiale, qui perdure depuis sa création en 1935, sans aide financière de l’extérieur, sans structure autoritaire, sans leader permanent.
Qui ne s’appuie que sur un programme de rétablissement en douze étapes, et sur ses traditions.
Bien sûr les membres de cette association n’ont pas le choix : la nécessite les a acculés à faire leur première étape, c’est à dire reconnaître qu’il sont impuissants devant la maladie alcoolique.
Et nous, n’avons nous pas fait notre première étape, qui est de reconnaître que nous sommes impuissants à changer le monde qui nous entoure et qui court irrémédiablement à sa perte ?
Or l’aveu de son impuissance est le premier pas vers la libération.

Commentaires

  • Que l'aveu de notre propre impuissance serait le premier pas vers la libération ? Honnêtement, autant recommencer à boire ! Je suppose que le b-a-ba réside dans l'acceptation des choses, dans la conscience de ce qui peut ou non dépendre de nous, de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire, dans le décalage entre nos désirs et la réalité, dans nos compétences personnelles à vouloir, à pouvoir... Le renoncement a quelque chose de pervers ou de salutaire selon les personnes, et je crois que chacun est renvoyé à lui-même, à son besoin d'activité ou de passivité. Il faut agir là où on peut changer les choses, sinon évidemment, il vaut mieux renoncer que de se prendre un mur en pleine gueule... Bof: chacun de nous fait ce qu'il peut, non ? A ta santé et longue vie aux AA !

  • Merci... hips...

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