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OGM mode d'emploi (I)

La difficulté d'un discours cohérent sur les OGM (organismes génétiquement modifiés) vient de la grande diversité de ces derniers.

Dans les années 80, la découverte d'outils, essentiellement des enzymes permettant de couper l'ADN ou de le répliquer, a permis le développement de la biologie moléculaire ou génie génétique. Le clonage, c'est à dire l'isolement de molécule d'ADN unique, s'est développé. Dès lors la manipulation des génomes en laboratoire a conduit à la production des premiers OGM. Ceux-ci peuvent être des bactéries, des virus, des levures, des plantes ou des mouches drosophiles. Lorsqu'on introduit un gène étranger dans un organisme, celui-ci est dit transgénique.

Les végétalistes ont sans doute une vision à part des OGM, puisqu'ils ont de tous temps sélectionnés des espèces obtenues par mutation ou croisement dans le but d'améliorer leurs propriétés. Pour eux, introduire le gène de résistance à un herbicide dans une plante n'est pas différent de sélectionner une plante résistante aux herbicides. Très au fait de l'utilisation des végétaux dans l'agriculture, ils pensent que l'amélioration des espèces est une bonne chose, limitant l'utilisation des pesticides, et permettant de faire face aux problèmes d'alimentation de la population croissante de la planète. Ils fustigent l'arrachage de plantes génétiquement modifiées destinée à des études scientifiques qui auraient permis de vérifier l'inocuité de cette méthode. Leur parcours en fait les défenseurs naturels des OGM (voir par exemple).

Des protéines thérapeutiques : insuline, hormone de croissance, érythropoïétine sont produites en laboratoire pharmaceutique grâce à la levure de boulanger Saccharomyces cerevisiae ou la bactérie Escherichia coli génétiquement modifiées. A ma connaissance, les plantes malgré leur potentiel pour la production de protéines, ne sont pas des sources de molécules à visée thérapeutique, et quoi qu'il en soit pas à une échelle nécessitant la culture en plein champ. Les chercheurs travaillent actuellement à humaniser les molécules d'anticorps pour la vaccination, en remplaçant les séquences spécifique de l'animal par les séquences humaines, pour éviter les problèmes d'allergie. Dans le cadre de la production d'organes pour les greffes, les porcs transgéniques exprimant une protéine humaine limitant l'immunité ont semblé prometteurs un moment mais l'enthousiasme retombe.

Des OGM anticancéreux ? les OGM sont des organismes de choix pour améliorer les molécules existantes, et pour produire les protéines cibles permettant de tester l'interaction d'immenses batteries de molécules potentiellement thérapeutique. Mais le cadre du laboratoire est largement suffisant pour ces tests.

(voir dans mon autre note les précautions prises en laboratoire lors du travail avec les OGM) 

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