29/08/2007

Le tri des déchets résultats de l'enquête

Mon été s'est passé devant l'ordi, à bricoler un agrégateur de flux RSS, mais je suis quand même allée à la déchetterie pour livrer mon sac d'aluminium de récupération et interviewer un jeune homme qui y travaillait.

Q : Est-ce que je fais quelque chose d'utile avec mon alu ? 

R : Le mieux serait d'éliminer l'aluminium dans la poubelle verte (et sans sac plastique).

Q : L'aluminium est-il vraiment trié ? Y a-t-il suffisamment de personnel pour un tri efficace ? Où se fait le tri ?

R : Pour la ville et la banlieue, le tri est centralisé à M., confié à une société privée, qui manque forcément de personnel, puisque le but est de générer du profit. Pour la visiter, appeler le numéro vert d'information présent sur la plaquette : Répertoire des déchets ménagers qui peut être téléchargé sur le site (http://www.la-metro.org/fr/environnement/env_fiches_prati...)

Q : Que faire du plastique ?

R : Le plastique (sauf les flacons) n'est pas récupéré en France, il finit incinéré ou enfoui. J'ai envisagé, à titre personnel, de l'enfouir sur mon balcon, jusqu'à ce que la vue s'en trouve affectée. A ce propos, je voudrais signaler l'initiative intéressante de Enfant Terrible à propos des sacs plastiques des commerçants. Il les repasse.

Q : Que devient une poubelle verte contenant des emballages plastiques ? Des déchets alimentaires ?

R : Nous avons des problèmes dans certains quartiers pauvres qui ne trient pas du tout, et dont les déchets sont mélangés avec ceux de quartiers qui trient correctement. En principe, au centre de tri, les déchets recyclables sont séparés des autres...

Q : Comment mieux trier, comment informer ?

R : La seule mesure qui peut marcher serait la punition : augmenter les impôts locaux dans les quartiers qui trient mal. (selon mon interlocuteur). Et bien évidemment réduire les emballages plastiques à la source, en consommant mieux.

J'ai appris aussi que selon les déchetteries de l'aglomération, le tri était plus ou moins bien réalisé. Que l'on avait le choix de sa déchetterie et pas seulement de la déchetterie de sa commune. Que certains appareils électriques ou ordinateurs étaient récupérés dans certaines déchetteries, et que des associations pouvaient bénéficier des objets déposés à la déchetterie. Et que les déchets alimentaires étaient transformés en compost (du coup je n'ai pas installé de composteur sur mon balcon).

J'ai aussi reçu de la documentation du CNIID concernant la dioxine produite par les incinérateurs. Il me semble que le problème de la dioxine (pour les jeunes un produit hautement toxique déversé lors de l'accident de Seweso) pourrait être un bon moyen de sensibiliser les gens à la nécessité du tri, et de la réduction des emballages, en vue de limiter les incinérations.  

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