01/12/2007
Vers un Noël sans cadeaux...
J'ai l'habitude de me déchaîner chaque année contre l'épreuve des "fêtes de fin d'année", matérialisée par la question rituelle qui suit les bises du premier de l'an "Ca s'est bien passé ?" et à chanter avec Renaud "Je voudrais tous les voir crever étouffés de dinde aux marrons".
Je n'utilise plus mes cartes de fidélité depuis quelques mois et cela me tient à distance des parfumeries, gadgets électroniques, maroquineries, bijouteries où l'on peut trouver des cadeaux coûteux destinés à exprimer aux proches l'amour et l'estime dans lesquels on les tient. D'ailleurs ma famille n'a jamais exigé de cadeaux et mon père comprendra si je ne lui offre pas un énième cuir inutile à sa carrière de retraité aisé. Mais ne vais-je pas craquer au dernier moment et lui acheter une pochette de la Française des jeux, ce serait le comble ? Quel cadeau symbolique pourrais-je trouver pour lui ?
Je lis dans un commentaire sur les carnets politiques de José : "Une alternative à la hausse du pouvoir d'achat serait une baisse des outils de frustration : publicité & assimilé".
La baisse des outils de frustration ne supprimerait pas les causes de frustration à savoir, ne pas posséder tel ou tel objet, attendre la paie dès le premier du mois, ou être surendetté (pour ceux qui ont un toit et qui mangent à leur faim). Ainsi on ne peut pas demander à quelqu'un de renoncer à ce qu'il n'a pas encore possédé. La décroissance est tout d'abord un luxe de privilégié. On ne peut aller à la décroissance sans avoir connu un jour la croissance, le bien-être, la prospérité.
Pour mon père, j'ai pensé à un petit mot avec une jolie carte : "J'ai offert de ta part à un tel qui n'en avait pas le cadeau dont tu n'avais pas besoin". Il ne s'agit que d'une redistribution des cadeaux de ses proches à son prochain.
D'un autre côté, la personne qui n'a rien demandé et qui recevra le cadeau "coûteux" en question risque fort de se sentir terriblement en dette, voire d'être entraînée dans une spirale de surenchère. C'est pourquoi il est impératif de faire passer aussi le message suivant : "Je ne t'offre pas mon superflu, je te le rends".
Petit cadeau à José : "J'ai offert de ta part une contrepartie de ta généreuse hospitalité à une jeune algérienne qui attend depuis quatre mois que la télévision algérienne se décide à lui verser son salaire".
11:26 Publié dans Freemen | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cadeaux Noël, décroissance, frustration, pouvoir d'achat





Commentaires
Je ne suis jamais entré dans ce système "miroir aux alouettes" des fêtes de fin d'année ou autres fêtes consacrées à la famille : mères, pères, grand'mères et bientôt avec la durée de vie qui s'allonge, les arrières grand'mères... Je n'ai jamais nourri (pourri) mes 2 fils (qui ont maintenant 31 et 34 ans) dans ce plus grand mensonge d'un personnage qui est, comme le dit si bien ce film de Jean-Marie Poiré) une ordure.
Notre plaisir c'est nos rencontres, nos sorties resto-ciné, sans date prévues.
Ecrit par : Jean-Claude | 03/12/2007
Pour moi, je n'aimais pas "les fêtes" et je n'avais pas encore compris pourquoi.
Je propose que le Père Noël soit jugé et puni sévèrement (à moins qu'on ne l'assassine !!!)
Ecrit par : Dilettante | 04/12/2007
Merci du joli cadeau que tu as fait à la jeune algérienne. Pour le reste, faute de l'assassiner, j'ai récemment proposé sur mon blog qu'on déplace Noël en mars, après les soldes. Mais je crois que j'ai peu de chances d'être entendu ;)
Ecrit par : José | 10/12/2007
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