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L'apartheid palestinien

Cette ville nouvelle qui défigure la terre promise, c'est cela une colonie ! 73a0d506a7ba64c369d4809ff2abc78b.jpg

Deux millions de juifs y vivent désormais, pour les 4/5 plus par incitation économique que par conviction idéologique. Ils quittent le matin ces villes-dortoirs pour rejoindre leur lieu de travail en empruntant des couloirs autoroutiers sécurisés palestinian-free. Et reviennent le soir profiter du beau paysage et des piscines sans se préoccuper des maisons et des cultures palestiniennes détruites par la progression du mur.

L'implantation des colonies a été pratiquée depuis 1977 par tous les gouvernements israëliens successifs comme une politique du "fait accompli" visant à morceler et amputer les territoires palestiniens de Cis-Jordanie et à interdire de facto la possibilité d'un état palestinien autonome. En 2002, l'apartheid a été matérialisé par la construction du mur dont la longueur est deux fois celle de la frontière car elle serpente pour englober les colonies, détruisant les oliviers et les moyens d'irrigation, coupant en deux des terres agricoles, séparant les enfants de leurs écoles, et bientôt modifiant la population de Jérusalem puisque les palestiniens n'auront plus la possibilité de s'y rendre.

A Hébron, lieu autrefois touristique qui abrite le tombeau des patriarches, 450 000 colons idéologiques pour qui sionisme égale colonisation, violents, intégristes et armés, protégés par l'armée, ont choisi de s'implanter au contact de 150 000 palestiniens, pour les chasser par la violence, l'intimidation, et les exactions de toute sorte (incendies, coups, humiliations, meurtres impunis, au fait ça ne vous rappelle aucun pogrome ?). Les journalistes ne s'aventurent pas de peur d'être lapidés, la police elle-même a peur des colons, seuls certains soldats écoeurés de s'entraîner à tirer à vue sur des cibles inoffensives ont rompu le silence. Les rues du ghetto sont réservées aux israëliens, les palestiniens subissent mille vexations sous prétexte de couvre-feu aux 180 points de contrôle.

C'est le documentaire de Mohammed Alatar : "Le mur de fer", qui m'inspire cet article.

Je suis aussi en train de lire un livre qui fait la lumière sur l'expulsion des palestiniens peu après la naissance de l'état d'Israël en 1948*. J'y ai appris notamment qu'au départ, deux états, un état israëlien et un état palestinien, avaient été créés par l'ONU. Le saviez-vous.

* source Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949) de Dominique Vidal et Sébastien Boussois, Les éditions de l'atelier

Commentaires

  • je vois que tu n'as pas peur de donner ton opinion sur un sujet aussi sensible avec des passions exacerbées de part et d'autre. J'ai fait une fois un voyage de presse en Israël et j'en ai gardé un très mauvais souvenir. Mais je réserve mes commentaires pour un usage privé. Car j'ai notamment constaté sur place que ce conflit était un noeud de haine.

  • je te salue, ton préambule trouve écho, tu sembles t(intéresser aux crimes contre l'"humanité alors ton avis sur l'organisation de la finance mondiale puisque tel est le sextant radial de nos azimutopismmes me serait utile. merci.

  • >Laeti : on ne peut critiquer Israël sans être accusé de haine, je crois que c'est une manipulation pour nous faire taire

    >Wind : sur la finance mondiale, je te recommande la lecture de La fin du capitalisme (www.lafinducapitalisme.net)

  • Dilet, malheureusement et comme je le disais dans mon com, ce que je veux dire c'est que je crains fort que la haine ne se accumulée abondamment de part et d'autre. Ce que je crains, c'est que cette haine attisée par certains, là encore de part et d'autre, bloque totalement le dialogue. Du moins pour l'instant. C'est triste. Douloureux.

  • Merci Laeti d'avoir pris le temps de commenter. J'ai réfléchi et j'ai modifié certains jugements personnels que j'avais mis dans l'article, en essayant de me placer d'un point de vue informatif, sans attiser la haine.

  • "J'y ai appris notamment qu'au départ, deux états, un état israëlien et un état palestinien, avaient été créés par l'ONU. Le saviez-vous."

    Oui et je crois qu'aujourd'hui les palestiniens seraient sans doute d'accord (et même satisfaits)de revenir à l'état de 48, alors jugé inacceptable.

    Le statut de Jérusalem qui devait au départ être une ville ouverte puis est devenue une ville partagée pour finalement être annexée par Israël en est la meilleure illustration. Mais, après tous ces morts, aujourd'hui encore les palestiniens affirment que les statut de Jérusalem n'est pas négociable.

    Sur ce sujet, je recommande le livre de Jimmy Carter "la paix pas l'appartheid" qui résume bien les aléas de cette bien triste affaire.

    Allez voir le film "les citronniers"
    http://perinet.blogspirit.com/archive/2008/05/26/citronniers.html

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