08/01/2009

2-Réfugiés climatiques

Sur les traces du choléra, la maladie des eaux souillées et de la déshydratation, l’auteur nous transporte dans un Calcutta qui n’a rien à envier à La Cité de la Joie. Avec ce message d’un chauffeur de taxi aux bengladeshis : « Il n’y a déjà pas assez pour nous ici, donc rien à espérer pour vous ».

Pourtant, 180 millions d’habitants se pressent dans un territoire représentant le tiers de la superficie de la France, pris en étau entre la montée des eaux salées dans le Golfe du Bengale, et la diminution de débit des deux fleuves (Gange et Bramapoutre) : ensablement, barrages. Sur les chars, îles de sable mouvantes situées dans le delta, l’extrême pauvreté consiste en ne pas pouvoir payer les quelques centimes au passeur pour rejoindre la terre ferme. Les cohortes de réfugiés climatiques s’étendent en une traînée de misère le long de la voie ferrée vers Dakha. Beaucoup tentent de franchir les frontières avec l’Inde. Le destin le plus enviable est encore de monter dans les avions qui emportent une main d’œuvre d’esclaves vers les pays du Golfe.

(librement résumé à partir du livre d'Erik Orsenna : l'avenir de l'eau)

Commentaires

Il s'agit d'un cauchemar: (

Ecrit par : Fred Fee Ads | 25/02/2009

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