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L'avenir de l'eau

Ce livre se termine par le constat suivant :

  • L’accès à l’eau est un droit humain fondamental d’où une nécessaire solidarité
  • L’assainissement et la distribution font de l’eau un produit manufacturé qui ne peut être gratuit
  • Les disparités régionales importantes imposent un traitement politique et local des problèmes
  • Le problème de l’eau est indissociable de celui d’une agriculture capable de nourrir 9 milliards d’êtres humains.

Erik Orsenna a enquêté pendant deux ans sur les méthodes trouvées par les différents pays pour assurer leur autonomie en eau : barrages, réservoirs, canaux, pompages, retraitement, désalage, distribution, irrigation au compte-goutte, achats, ensemencement des nuages pour provoquer la pluie… Il nous raconte des histoires et des rencontres. Le dialogue se poursuit sur son blog : http://www.erik-orsenna.com/blog

Comment résumer en quelques lignes ces écrits riches et variés ?

J’ai choisi deux histoires qui m’ont particulièrement intéressée, des histoires de réfugiés (les titres sont de moi) :

1- La guerre de l’eau a commencé (un exemple pas tout à fait au hasard)

2- Réfugiés climatiques

Et quelques citations et mots-clés :

Le compteur d’eau : le garant d’un système de distribution qui fonctionne

Le mal de dos, symbole d’une mauvaise distribution, lorsque l’eau ne vient pas, il faut aller à elle avec des jerrycans. « Toute fillette porteuse de jerrycan est perdue pour l’alphabétisation. » En Algérie, les problèmes de distribution sont en train de se régler par une volonté politique doublée d’appel à des compétences extérieures.

Le livre s’appelle aussi : Petit traité de mondialisation. Le chapitre : « La logique du sushi » explique comment la concurrence des bateaux de pêche japonais ultramodernes conduit à un arrêt de la pêche et de la vente de poisson avec à la place une augmentation de la consommation de viande en Afrique avec pour conséquence l’épuisement des nappes phréatiques.

Il nous explique aussi que l’exportation de végétaux correspond à une exportation nette d’eau virtuelle. En effet, chaque kilo de végétal ne nécessite pas moins de 500 litres d’eau en moyenne pour sa croissance. Et l’élevage est de loin l’activité la plus coûteuse : jusqu’à 13500 litres par kg de bœuf. Ainsi la prise en compte de cette eau virtuelle devrait orienter le commerce mondial : quand on manque d’eau, devrait-on exporter de la viande ? Est-il bien utile de « faire fleurir le désert » pour produire des tomates-cerises au risque d’allumer le feu chez ses voisins ?

Commentaires

  • Une petite bonne nouvelle

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/06/les-africains-veulent-faire-renaitre-les-mangroves_1138363_3244.html#ens_id=1138465

  • J'ai beaucoup d'admiration pour cet auteur, Eric Orsenna, et je viens d'acheter Voyage au pays du coton. Merci pour le lien vers son blog !

  • Que d'eau donc...

  • J’aime bien la citation sur le compteur : c’est vrai que c’est un luxe, une preuve d’un système maitrisé et le plus souvent qui fonctionne bien. Et puis je pense que cela permet aussi de responsabiliser, en tant que consommateur-payeur : on fait plus attention, donc moins de gaspillage. De ce point de vu là, je pense que la gratuité manifeste le peu de valeurs que l’on accorde à une chose.

  • J’aime bien la citation sur le compteur : c’est vrai que c’est un luxe, une preuve d’un système maitrisé et le plus souvent qui fonctionne bien. Et puis je pense que cela permet aussi de responsabiliser, en tant que consommateur-payeur : on fait plus attention, donc moins de gaspillage. De ce point de vu là, je pense que la gratuité manifeste le peu de valeurs que l’on accorde à une chose

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