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Ecologie

  • Le monde selon Monsanto: scénario alternatif

    Le blog : le monde selon Monsanto publie la lettre reçue par les clients de la société (info trouvée grâce à Quotidien durable).

    Je voulais moi aussi réagir à cette vidéo, je l'ai donc visionnée hier soir sur le site de Arte. Réagir pour dire quoi ? Je ne regrette pas de l'avoir visionnée, elle dépasse de loin en horreur tout ce que j'avais imaginé, et me laisse dans un grand sentiment de désespoir et d'impuissance. J'ai été très intéressée d'apprendre la collusion entre Monsanto et la FDA (Food and Drug Administration) pour accélérer la mise sur le marché des OGM végétaux. 

    Pour un compte-rendu exhaustif, reportez-vous au blog Plancher des vaches ou à celui de Mérome (On refait le blog). Le point sur lequel je voudrais intervenir est le suivant : ce documentaire, univoque, ne peut que provoquer un clivage mais pas un dialogue. Il sera salué par les opposants aux OGM et sera accusé d'être partisan par les partisans des OGM. Au mieux, il pourra jouer le rôle de lanceur d'alerte et inciter de plus en plus de personnes persuadées de l'inocuité des OGM à ne pas croire tout ce qu'on leur dit (et surtout de ne pas croire la com de Monsanto).

    Comment ouvrir un espace de débat dans ces conditions ? Peut on par exemple donner à Monsanto le bénéfice du doute et imaginer que ses chercheurs ont vraiment tenté de fabriquer des produits nécessitant moins d'herbicides. Que la technologie "round-up ready" soit finalement le pis-aller auquel ils sont parvenus. S'il suffisait d'insérer un gène étranger dans un plan de maïs ou de soja, ce que tous les chercheurs en biologie végétale font quotidiennement, pourquoi la firme aurait-elle besoin d'investir en recherche et développement ? Ne peut-on pas supposer que les scientifiques de Monsanto ont passé des années à travailler sur l'insertion sélective d'un gène dans un endroit du génome où il ne cause pas de dégâts, et qu'ils ont essayé sans succès de contrôler la transmission de ce gène par les semences. Que par principe de précaution,  ils ont alors développé une technologie rendant les semences stériles. Et que s'ils intimident les agriculteurs, c'est pour éviter la dissémination de semences dangereuses. Que leurs nouveaux produits, comme le coton Bt, ils soient allés les tester dans le continent indien, bien loin des Etats-Unis... J'ai l'impression aussi que les bénéfices annoncés (des milliards de dollars) ne sont pas si importants compte-tenu de leur quasi-monopole : de fortes sommes pourraient servir à "contenir" la catastrophe... 

    Ne peut on voir Monsanto comme l'apprenti-sorcier, le nouveau Faust, qui tente de réparer une à une les erreurs faites sur cette créature monstrueuse qui lui échappe ? Ceux qui croient que la science finira par résoudre tous les problèmes devraient avoir conscience qu'elle procède par essais et erreurs successifs. Les résultats scientifiques sont sans arrêt remis en cause. Prenons par exemple les essais de thérapie génique d'une immunodéficience qui ont été suspendus suite à l'apparition de cas de leucémie. Les chercheurs ont conclu que nos connaissances sur le génome sont encore trop incomplètes. Ayons conscience que la micro-injection de spermatoïdes est pratiquée couramment dans les cas d'infertilité masculine, sans qu'on puisse prévoir ses conséquences à terme. Que certaines firmes telles que Clonaid continuent à s'essayer au clonage humain après que la brebis Dolly ait souffert de curieux rhumatismes !

    Tous ces sujets sont largement passés sous silence, car il faut aller de l'avant, n'est-ce pas ? Surtout ne pas être rétrograde, ça fait désordre. Il faut communiquer - c'est à dire mentir - pour obtenir des crédits de recherche, il faut justifier les investissements pharaoniques, et faire de la scientifique politique... Mais je m'emporte là, c'est contre-productif !

    Concluons en disant que dans bien des domaines, la seule certitude, c'est le doute.

     

  • Plus écotartuffe que moi tu meurs...

    En cherchant à me documenter pour cette note, je suis tombée sur cette définition sur le blog de Melfrid :

    Alors, Melfrid est-il un pur? Par le passé, il a barbouillé quelques publicités ; il persiste à rouler à vélo, il achète ses légumes au maraîcher local. En même temps, il mange de la viande tous les jours - mais de la bonne; il lui arrive souvent de prendre plaisir à acheter un objet technologique dont il n’a pas besoin, et il lui arrive même parfois de prendre l’avion. S’il était un peu célèbre, cela suffirait à le ranger dans le camp des «écotartuffes»

    Tartuffe, rappelons le est le nom d'un personnage de Molière, et ce terme est synonyme d'hypocrite, et de faux dévot.

    Si j'étais un peu célèbre, mes collègues devant qui je milite pour le tri des plastiques, la récupération de l'aluminium, la construction d'un bâtiment à très haute qualité environnementale (HQE), le vélo, le covoiturage, les transports en commun, me fustigeraient lorsqu'ils me voient arriver en voiture, une personne par voiture évidemment. Je crois d'ailleurs lire l'incompréhension dans leurs regards. Si je tentais de leur expliquer que ma voiture est gpl c'est à dire qu'elle émet un peu moins de particules ce qui me vaut une économie de 33% sur le carburant et l'éligibilité à un crédit d'impots de 2000€, ils commenceraient peut-être à m'interpeller. Ma voiture est légèrement verdâtre, ce qui devrait les rassurer sur la pureté de mes intentions. Non ?

    J'ai signé le pacte écologique de Nicolas Hulot mais je n'ai pas tenu tous mes engagements. Je persiste à prendre des notes sur du papier qui n'est pas brouillon. Parfois j'imprime de longs documents écrits par d'autres collègues bavards, parce que j'ai beaucoup de mal à lire à l'écran. Je réclame avec tous mes collègues la climatisation dans mon bureau et je tire les stores pour allumer la lumière artificielle, tout en exigeant à hauts cris (c'est faux je n'ai pas de voix) que mon lieu de travail soit autonome énergétiquement. Je me gargarise de mes économies de CO2 au point de m'inscrire à des cours de l'autre côté de la ville pour avoir le plaisir de prendre les transports en commun.

    Je fustige les supermarchés mais j'y suis accro. J'ai la flemme de m'arrêter dans plusieurs magasins différents pour faire mes courses. D'ailleurs chez l'épicier du coin, celui qui fait partie de Court-circuit, je ne trouve pas de carottes bio. Hier j'avais froid et j'ai monté le thermostat à 20°C afin que le chauffage se mette en route.  Je ne dédaigne pas un bain de temps en temps même si je m'amuse à essayer de prendre une douche avec cinq litres d'eau. 

    J'essaie, de devenir végétarienne. Le lundi j'ai cessé de manger de la viande pour compenser les excès du week-end. Je choisis les saucisses de volaille même si je reste très accro aux petits lardons dans la salade. Et s'il m'arrive de craquer devant une entrecôte et alors tant qu'à faire prenons-la bien bovine et bien géante ! Et compensons par un jour de jeûne qualifié de militant et qui milite surtout pour éviter que je ne devienne trop vite la petite grosse de service.

    A celui qui est moins écotartuffe que moi, seulement, je donne le droit de me jeter la première pierre ! Aux auteurs du site Vierurale.com et de Appel de Raspail qui ont le courage de vivre selon leurs convictions. Pour les autres, nous cheminons tous ensemble, que nous soyons connus ou pas, en modifiant petit à petit nos comportements, en faisant des efforts auxquels personne ne nous oblige.

  • Blog action day : l'environnement

    " Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde
     

    En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "

     


     

     Blog Action Day  

     En effet si l'humanité ne jugule pas ses gaz à effet de serre, le monde de 2050 sera nettement moins enthousiasmant : 

     

    L'alliance pour la planète

    Climat déréglé, tempêtes, canicules, désordre internationaux, réfugiés climatiques, guerres pour l'eau potable, misère, destruction de la biodiversité...

    Greenpeace


        

      Action Consommation

    Sciences, Enjeux, Santé

    Comité Scientifique bénévole

    Signez la Charte Action-Conso

    Les experts ont lancé un cri d’alarme lors de la conférence sur le changement climatique à Stockholm en Suède.

    L'ECO-comparateur

    La production alimentaire des pays pauvres pourrait être divisée par deux dans les 20 prochaines années en raison de la surconsommation des pays riches.


    La Planète Attitude

    Les tornades ravagent les côtes Est. Les inondations dévastent des régions entières. Des oiseaux ne migrent même plus,

      Les coraux blanchissent et se meurent à cause de l’augmentation du CO2 et de la température. 

    Calculateur de CO2

    Nous aurons détruit les massifs coralliens, les forêts sous-marines avant même d’en connaître le dixième des secrets.

    Geo-trotter- déforestation

    L’humanité consomme 25% de plus de ressources biologiques chaque année, que la Terre ne peut en produire.

    Avec quelques règles du jeu nous pouvons tous vivre, et vivre bien sur cette planète, tout en respectant les autres formes de vie.


     

    lerespect.org

      Il "suffit" juste de rendre l'économie respectueuse des mécanismes qui favorisent la vie terrestre


     Calculez votre impact avec AGIR 21
    Calculez votre empreinte avec Cité-Sciences
    Calculez votre empreinte avec Passerelle Eco
    Calculez votre empreinte avec Footprint Network
    Calculez votre empreinte avec Best foot forward

    Calculez votre empreinte avec Bruxelles environnement 

     

    Prenez conscience de l'unité de la vie existante entre la nature, les animaux,

      les plantes, les minéraux et les hommes et vivez en conséquence.

    Comité Scientifique bénévole  
    Signez la Charte action-Conso

    Ces extraits proviennent de la contribution de Stop animals Genocids au Blog Action Day sur l'environnement. Merci.

     

  • Le tri des déchets résultats de l'enquête

    Mon été s'est passé devant l'ordi, à bricoler un agrégateur de flux RSS, mais je suis quand même allée à la déchetterie pour livrer mon sac d'aluminium de récupération et interviewer un jeune homme qui y travaillait.

    Q : Est-ce que je fais quelque chose d'utile avec mon alu ? 

    R : Le mieux serait d'éliminer l'aluminium dans la poubelle verte (et sans sac plastique).

    Q : L'aluminium est-il vraiment trié ? Y a-t-il suffisamment de personnel pour un tri efficace ? Où se fait le tri ?

    R : Pour la ville et la banlieue, le tri est centralisé à M., confié à une société privée, qui manque forcément de personnel, puisque le but est de générer du profit. Pour la visiter, appeler le numéro vert d'information présent sur la plaquette : Répertoire des déchets ménagers qui peut être téléchargé sur le site (http://www.la-metro.org/fr/environnement/env_fiches_pratiques.htm)

    Q : Que faire du plastique ?

    R : Le plastique (sauf les flacons) n'est pas récupéré en France, il finit incinéré ou enfoui. J'ai envisagé, à titre personnel, de l'enfouir sur mon balcon, jusqu'à ce que la vue s'en trouve affectée. A ce propos, je voudrais signaler l'initiative intéressante de Enfant Terrible à propos des sacs plastiques des commerçants. Il les repasse.

    Q : Que devient une poubelle verte contenant des emballages plastiques ? Des déchets alimentaires ?

    R : Nous avons des problèmes dans certains quartiers pauvres qui ne trient pas du tout, et dont les déchets sont mélangés avec ceux de quartiers qui trient correctement. En principe, au centre de tri, les déchets recyclables sont séparés des autres...

    Q : Comment mieux trier, comment informer ?

    R : La seule mesure qui peut marcher serait la punition : augmenter les impôts locaux dans les quartiers qui trient mal. (selon mon interlocuteur). Et bien évidemment réduire les emballages plastiques à la source, en consommant mieux.

    J'ai appris aussi que selon les déchetteries de l'aglomération, le tri était plus ou moins bien réalisé. Que l'on avait le choix de sa déchetterie et pas seulement de la déchetterie de sa commune. Que certains appareils électriques ou ordinateurs étaient récupérés dans certaines déchetteries, et que des associations pouvaient bénéficier des objets déposés à la déchetterie. Et que les déchets alimentaires étaient transformés en compost (du coup je n'ai pas installé de composteur sur mon balcon).

    J'ai aussi reçu de la documentation du CNIID concernant la dioxine produite par les incinérateurs. Il me semble que le problème de la dioxine (pour les jeunes un produit hautement toxique déversé lors de l'accident de Seweso) pourrait être un bon moyen de sensibiliser les gens à la nécessité du tri, et de la réduction des emballages, en vue de limiter les incinérations.  

  • Heureux comme Dieu en France ?

    Comme son titre ne l'indique pas, cette note relaie la lutte des bretons contre l'extraction de sable en haute mer par le cimentier Lafarge.

    De par son ampleur, ce projet risque à plus ou moins long terme, de menacer l'équilibre géologique des côtes bretonnes.

    medium_lafarge.gif Une manif est prévue demain dimanche 25 mars mais je suis sans doute en retard pour relayer.

    Je vous renvoie donc à l'article de l'Humanité repris sur le site Bellacio.org

    Le peuple de Bretagne s'est déjà mobilisé pour éviter l'ouverture d'une centrale nucléaire à Plogoff. Or Plogoff, c'est la plus belle rade du monde. Bourrée de touriste allemands d'où la référence à la phrase de Goethe !

    http://peupledesdunes.blog.com/

     

  • OGM les dangers (II)

    Nous avons vu précédemment que les OGM sont massivement utilisés en recherche, qu'ils sont d'ores et déjà des sources de médicaments, et cela en milieu confiné et contrôlé. C'est la généralisation des cultures d'OGM en plein champ qui pose problème.

    Un rapport scientifique anti-OGM, trouvé sur le site Oulala.net passe en revue les divers dangers de ces composants. Je reprends également ici l'argumentaire d'un article scientifique publié dans la revue : "Rivista di Biologia" The ecological risks of transgenic plants (Riv. Biol. 2003, 96, 207-223) par Manuela Giovannetti.

    La question qui se pose est la suivante : faut-il craindre des évènements inattendus ? ou bien se conforter dans l'idée que tout est sûr tant que le contraire n'est pas prouvé ?

    Risques inattendus : Les évènements que l'on craint ne sont pas tellement inattendus. En règle général, les gènes étrangers vont s'intégrer quelque part dans le génome de la plante, et le site de cette intégration est aléatoire. Rien n'empêche donc le gène étranger de déréguler un promoteur, ou de séparer un domaine régulateur d'un domaine catalytique, les effets "inattendus" pouvant être infiniment variés, jusqu'à produire des enzymes anormales ou en quantités anormales.

    Risques probables : Le second évènement infiniment prévisible est la diffusion des gènes étrangers par le vent et les abeilles lors de la pollinisation, vers les plantes voisines. Le fait que des méthodes mécaniques (canons à gènes) sont utilisées pour faire entrer les gènes dans les plantes rend plus que probable la possibilité de transfert d'une plante à l'autre à l'occasion d'un simple traumatisme. Ce même type de transfert génique pourrait avoir lieu avec les microorganismes qui sont au contact de la plante transgénique. Ainsi le transfert de la résistance aux insecticides touchera à plus ou moins long terme les plantes voisines.

    Risques avérés : La résistance des OGM aux insecticides pose deux types de problèmes différents. D'une part, l'augmentation des doses d'insecticides à large spectre, qui s'avèrent toxiques pour l'espèce animale et pour l'homme, et cela sera agravé par le transfert de la résistance aux plantes voisines. Ensuite, l'utilisation de toxines bactériennes modifiées comme la toxine Bt (Bacillus Thuringiensis) qui diffusent dans toute la plante, et empoisonnent les insectes nuisibles, mais également leurs prédateurs. 

    Risques éthiques et économiques : certains fabricants d'OGM utilisent un procédé appelé Terminator qui empêche la germination (ce qui est tout de même une modification majeure du cycle de la plante !!!) et qui rend les semences stériles et ainsi les paysans dépendants de leur fournisseur chaque année.

    Question de la faim dans le monde : Il existe assez de ressources agricoles pour nourrir la population de la planète, et ce jusqu'à 2003, sans avoir recours à aucun OGM (et pourtant un milliard d'habitants est mal nourri, avec ou sans OGM !). Les discours pseudo-humanitaires sont le fait de grandes sociétés multinationales dont le but unique est le profit. Or, il est probable que la généralisation des OGM, on désorganisant les systèmes agricoles traditionnels, en ruinant la biodiversité, en éliminant les petits paysans, en les rendant dépendants, sera plutôt une cause de famine agravée pour le milliard de déjà mal nourris.

    Le principal argument contre les cultures d'OGM en plein champ est donc le suivant : nous n'en avons pas besoin. 

    Le second argument est : tirons les conséquences des expériences passées où l'on a joué à l'apprenti sorcier. A ce titre l'expérience de l'Encéphalopathie Spongiforme Bovine et de sa transmission à l'homme sous forme de maladie de Creutzfeld Jacob, a montré clairement que la barrière d'espèce peut être franchie. Le risque zéro n'existe pas et ne laissons pas les multinationales compromettre encore plus la santé de vos enfants !

  • OGM mode d'emploi (I)

    La difficulté d'un discours cohérent sur les OGM (organismes génétiquement modifiés) vient de la grande diversité de ces derniers.

    Dans les années 80, la découverte d'outils, essentiellement des enzymes permettant de couper l'ADN ou de le répliquer, a permis le développement de la biologie moléculaire ou génie génétique. Le clonage, c'est à dire l'isolement de molécule d'ADN unique, s'est développé. Dès lors la manipulation des génomes en laboratoire a conduit à la production des premiers OGM. Ceux-ci peuvent être des bactéries, des virus, des levures, des plantes ou des mouches drosophiles. Lorsqu'on introduit un gène étranger dans un organisme, celui-ci est dit transgénique.

    Les végétalistes ont sans doute une vision à part des OGM, puisqu'ils ont de tous temps sélectionnés des espèces obtenues par mutation ou croisement dans le but d'améliorer leurs propriétés. Pour eux, introduire le gène de résistance à un herbicide dans une plante n'est pas différent de sélectionner une plante résistante aux herbicides. Très au fait de l'utilisation des végétaux dans l'agriculture, ils pensent que l'amélioration des espèces est une bonne chose, limitant l'utilisation des pesticides, et permettant de faire face aux problèmes d'alimentation de la population croissante de la planète. Ils fustigent l'arrachage de plantes génétiquement modifiées destinée à des études scientifiques qui auraient permis de vérifier l'inocuité de cette méthode. Leur parcours en fait les défenseurs naturels des OGM (voir par exemple).

    Des protéines thérapeutiques : insuline, hormone de croissance, érythropoïétine sont produites en laboratoire pharmaceutique grâce à la levure de boulanger Saccharomyces cerevisiae ou la bactérie Escherichia coli génétiquement modifiées. A ma connaissance, les plantes malgré leur potentiel pour la production de protéines, ne sont pas des sources de molécules à visée thérapeutique, et quoi qu'il en soit pas à une échelle nécessitant la culture en plein champ. Les chercheurs travaillent actuellement à humaniser les molécules d'anticorps pour la vaccination, en remplaçant les séquences spécifique de l'animal par les séquences humaines, pour éviter les problèmes d'allergie. Dans le cadre de la production d'organes pour les greffes, les porcs transgéniques exprimant une protéine humaine limitant l'immunité ont semblé prometteurs un moment mais l'enthousiasme retombe.

    Des OGM anticancéreux ? les OGM sont des organismes de choix pour améliorer les molécules existantes, et pour produire les protéines cibles permettant de tester l'interaction d'immenses batteries de molécules potentiellement thérapeutique. Mais le cadre du laboratoire est largement suffisant pour ces tests.

    (voir dans mon autre note les précautions prises en laboratoire lors du travail avec les OGM) 

  • La démarche HQE (haute qualité environnementale)

    Pour qui veut construire ou rénover un bâtiment, pourquoi ne pas envisager d'en faire un modèle en matière d'environnement, de qualité de vie et d'autonomie énergétique ?

    C'est simple, il suffisait d'y penser et de se mettre en contact avec l'ADEME, qui peut accompagner le projet dans sa conception et financer la moitié du surcoût lié à la conception. 

    Un calcul extrèmement simple sous nos latitudes (France) montre qu'en diminuant de 75% (et pourquoi pas 100% ?) la consommation énergétique du bâtiment,  on rentabilise le surcoût d'installation en... X années (voir plus bas).

    En plus, un projet extrèmement ambitieux pourrait prétendre à une aide éventuelle aux opérations exemplaires, qui peut couvrir jusqu'à 40% d'un surcoût d'investissemement dans la limite d'un plafond de surcoût de 500 000€. Il s'agirait ni plus ni moins de viser par exemple l'autonomie énergétique, pour pouvoir concourir au Green Building Challenge !!! 

    Imaginez un bâtiment dont l'isolation serait optimale, qui utiliserait au maximum l'ensoleillement d'hiver comme d'été avec des panneaux solaires, dont l'orientation serait optimisée pour se passer de climatisation en été, dont les fenêtres seraient judicieusement disposées pour procurer un éclairage naturel pour tous les utilisateurs, dont les zones paysagées serviraient non seulement à épurer les eaux pluviales recueillies sur les toits, mais à accroître le plaisir de travailler des occupants, ou à reconstituer un écosystème pour des espèces en danger. Les matériaux seraient choisis pour leurs propriétés non toxiques, et non salissantes par exemple.

    Si je m'égare et deviens lyrique, c'est parce que j'ai lu des descriptions de ce genre dans "80 hommes pour changer le monde". Pardon si je plagie.

    Ce bâtiment aurait de nombreux garages à vélos couverts, et des postes pour recharger les voitures électriques, notamment celles de fonction, il serait bien sûr accessible aux handicapés, on serait fiers d'y travailler !

    Il reste à faire le fameux calcul de rentabilité. Je retourne m'informer sur le site de l'ADEME. 

    J'ai trouvé une brochure ici destinée aux particuliers, à propos de l'énergie solaire. Exemple d'une maison de 150 m2 avec 20 m2 de capteurs solaires. Economie environ 7500 kWh/an (dépend de la latitude et du nombre d'habitants). Coût d'installation de chauffage : compter 20 000 à 25 000 euros contre 15 000 pour une installation classique. Crédit d'impôt (remboursable s'il excède l'impôt dû) : 50% jusqu'à 16 000 € (pour un couple).  Donc surcoût maximum 5 000 €. Sachant que le kWh est à 0,1 € et qu'il ne cessera d'augmenter, le surcoût est remboursable en 6,66 ans. CQFD.

    Ah oui, n'oublions pas le plus important, économie de plus d'une tonne de CO2 par an, de quoi remplir une tirelire

    source HQE : brochure de 20 pages téléchargeable sur le site de l'ADEME. 

    l'aide de l'ADEME 

    site de l'Association HQE 

  • Ma semaine écolo

    Vivre écolo, c'est fatigant, même sans enfants et même en province !

    (suite à la demande de Didier (Utopie(s) de raconter sa semaine)

    Dimanche : jour de repos et de tests, pour tenter enfin d'arriver à prendre une douche avec 5 litres d'eau au lieu de 10. Je progresse. Je note tous les chiffres du compteur, avant, après, puis je m'exerce à la soustraction.

    Ensuite il est de bon ton de mettre à jour mes quelques blogs pour tenter de préserver mon lectorat, si tant est qu'il existe, histoire de partager avec quelques uns mon rejet de la politique, de la télé, de la météo, de la pensée unique, ou plutôt du manque de pensée, etc...

    Il faut aussi lancer les lessives de la semaine car ensuite, je n'aurai plus le temps. Je dois calculer le moment propice car le bruit des balles de lavage dans le tambour de la machine, destinées à épargner la lessive nuisible à l'environnement, est incompatible avec la sieste des voisins ou leur grasse matinée.

    Ah oui, j'oubliais, une petite marche récréative en couple où l'on décide des projets, des programmes.

    Ce qui ne me laisse guère de temps pour potasser mes cours de langues que je m'astreins à suivre en espérant me servir un jour de mes connaissances pour la paix de la planète. Quand on se comprend mieux, n'est ce pas... Utopie quand tu nous tiens !

    Le dimanche soir, un classique du cinéma emprunté à la médiathèque, qui devrait dans le futur n'être rejointe que par les transports en commun.

    Il faut auparavant préparer tous les sacs de la semaine, car le programme nécessite d'en posséder beaucoup.

    Et auditer les placards pour se débarrasser rapidement de ce qui encombre et qui pourrait servir à d'autres. Et passer à la déchetterie pour les déchets d'aluminium du travail.

    Et repasser quelques habits car il n'est pas rentable énergétiquement de brancher le fer pour ne repasser que le vêtement du jour.

    Lundi : jour propice au co-voiturage puisque mon tendre époux emprunte ce jour-là le même trajet que moi et me dépose à mon travail.

    Sac N°1, avec les affaires de course à pied et la banane qui permettra de rapporter à la maison le strict nécessaire pour le soir (clés).

    Au travail, j'emploie le même principe que les lampes économiques et les chaudières à condensation : démarrage lent, montée en puissance et fin de semaine en roue libre. Le lundi je sortirai donc tôt du travail et je rentrerai à pied en courant, et si possible avant la nuit.

    Pense-bête : prévoir des bandes réfléchissantes car les jours raccourcissent.

    Mardi : jour d'utilisation de la voiture car il faut bien

    1- rapatrier mes vêtements abandonnés au travail la veille

    2- emporter le Sac N°2 avec les affaires de sport pour le cours de gym du mardi soir.

    3- arriver à l'heure au dit cours de gym en ayant bien travaillé, le mardi étant le jour d'efficacité maximale.

    Mais pour éviter les démarrages sur de petites distances, je laisse ma voiture devant l'appartement et je rejoins à pied la salle de sport. J'en reviendrai en courant car il fait froid et je m'octroirai une douche rapide, avant de manger rapidement avant mon sacro-saint tchat du mardi soir, qui se poursuit jusqu'à 23 h.

    Pense-bête : mettre le réveil.

    Mercredi 6h30 : tirée de mes rêves par le réveil, surtout se lever tout de suite. Le mercredi, au lieu de prendre ma voiture pour un trajet de 5 à 10 minutes, je prends le bus pour une attente de dix minutes et un trajet d'une demi-heure. Je commence tôt car c'est le jour de mon cours à la fac et ce cours est aussi la raison de mes trajets en bus. C'est le jour où j'économise le plus de CO2 en employant les transports en commun. En effet, le trajet jusqu'à la fac en voiture coûterait pas moins de 4,5 kg de CO2 (environ 30 km) à notre planète. Au retour de mon cours de langue, je partage le sort des étudiants avec les tramways raréfiés après 19h30, l'attente dans le froid à la correspondance qui se fait attendre. Aujourd'hui je suis de mauvaise humeur, bardée d'incompréhension. Pourquoi les tramways neufs sentent-ils l'égout ? Pourquoi s'arrêtent-ils à distance des arrêts pour faire courir les clients comme des bêtes apeurées ? Et pourquoi les conducteurs ignorent-ils superbement des retardataires qui les hèlent ? Ah oui, et pourquoi les stations annoncées sont-elles fausses ? Sur le quai tout le monde fume, et je croise toute la misère et la laideur du monde : adolescent défiguré par l'acné qui se ronge les ongles, visage intelligent mais à l'haleine puant la gnôle, bandes de jeunes transportant des stocks de canettes. Je me dis à l'occasion que les bandes de filles sont tout aussi impressionnantes que les bandes de garçons. Je serre ma bombe lacrymogène. Et je rentre gelée : je réfrène mon envie de monter d'un degré la chaudière.

    C'est le jour où mon époux appelle toute sa famille et je commence par relever mes emails, puis je surfe un peu, et finalement il est déjà 21h30, alors pourquoi ne pas rester sur internet ?

    Jeudi :

    Pense-bête : ne pas oublier de ne pas se doucher le matin car je devrai recommencer à la piscine.

    Après un petit détour pour acheter mon méga pain au raisins de la semaine, je pars à pied avec mon sac N°3 (piscine) pour rejoindre le bus N°2. Ainsi je n'aurai pas à attendre un quart d'heure ma correspondance et le trajet ne me prendra qu'une grosse demi-heure. J'arrive essouflée à l'arrêt et le chauffeur me jure qu'il n'est pas en avance. Mon oeil. Pour la piscine de midi, nous partageons une voiture à trois collègues. C'est l'occasion de me doucher de façon ostentatoire avec mon gel douche Ecover, biodégradable à 95%, en espérant susciter des questions sur sa source et son origine.

    Le soir, mon mari passe me prendre pour notre sortie hebdomadaire en ville et en amoureux. L'occasion de peauffiner mon tabagisme passif. Par volonté de décroissance, je ne bois plus de kirs royaux, seulement des kirs au vin blanc (économie de 3-4 euros par verre).

    Pense-bête : ne pas oublier de faire sêcher les affaires de piscine.

    Vendredi :

    Pense-bête : sac N°1 éventuel, DVD à rendre à la médiathèque, documents pour ma réunion.

    Le soir, je dois ressortir pour une réunion en ville. Bonne excuse pour prendre une fois de trop la voiture. Pour éviter de rentrer un court instant à la maison après le travail, j'ai le choix entre plusieurs options : passer à la médiathèque qui ne me demande qu'un détour somme toute modéré, plutôt que d'y retourner spécialement le samedi (3 kg de CO2). C'est aussi l'occasion de passer soutenir la librairie menacée de disparition du fait de la concurrence de la fnac. Je boycotte la fnac. Alternativement à cette option, si le coeur m'en dit, je peux aller courir au parc (c'est sur ma route) avec un ami (et le sac N°1).

    Au travail, tout baigne dans la félicité des fins de semaine. Je m'autorise même à surfer quelques instants en fin de journée. Après ma réunion, je me mets au lit avec une bouillote et un livre.

    Samedi :

    C'est le jour où tout est permis, y compris passer la journée devant l'ordinateur sans se laver (économie d'eau) à programmer des tirelires virtuelles servant à comptabiliser les économies de CO2 ou d'ailleurs... sans se soucier de la migraine, ni du ménage, ni des courses... Si il faut bien prévoir quelques achats pour survivre, et le dilemme est "Comment combiner écologie et boycott du supermarché d'à côté ?". Pour les achats, on fait le minimum, les fruits et légumes offerts par la voisine au grand coeur, pourvoiront aux besoins en acide ascorbique. En attendant d'avoir glissé la fréquentation des marchés dans le programme. Si, si, j'y songe, je m'astreint à avoir toujours sur moi de l'argent liquide car j'ai l'habitude de faire des dettes les rares fois où je vais au marché, tant j'ai des envies de fraîcheur et de fibres...

    Pense-bête : remettre les cabas dans le coffre, vérifier dans mon sac à main la présence du cabas pliable, dit de la ménagère socialiste (en cas de trouvaille, de rencontre avec un marché, par exemple).

    Pense-bête : prévoir d'emporter un parapluie, car si je n'écoute jamais la météo (parce que on s'en fout de la météo, mille milliard de mille sabord, vous laissez le temps vous dicter votre conduite, vous ? la météo n'a été inventée que pour caser deux séances de pub, une avant et une après), la saison rend probable qu'il pleuve.

    Le soir, on se voit un film, sans prétention culturelle, emprunté au vidéoclub de l'immeuble.

    L'heure du bilan :

    Economies d'essence : km lundi 9 mardi 1 mercredi 40 jeudi 9 vendredi 9 samedi 2=70 km (soit 3500 km par an)

    Economies de CO2 : 7x1,5= 10,5 kg (soit une demi-tonne par an)

    Economies d'argent : lundi 1€, mercredi 1€, jeudi 4€ (dont 3€ sur le kir), samedi 1€= 7€ (soit 350€ par an, peut être réclamé)

    Economies d'eau : 5litresx(7-2 (jeudi-samedi))=25 litres soit 1,25 m2/an

    Objectifs :

    Arriver à prendre les transports en commun le mardi et le vendredi aussi, arriver à terme à supprimer la voiture et utiliser le service d'autopartage.

    Trouver un marché bien situé pour acheter en passant les fruits et légumes de la semaine.

    Penser à acheter et à oublier des revues qui remuent les méninges, au travail, chez le coiffeur, le médecin, etc...

    Manger du tofu (beurk)

  • Les tribulations d'une apprentie écolo...

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    Suite à un débat lu sur le blog Ecolodujour, je me suis précipitée au magasin Bio de ma ville pour acheter des noix de lavage. Honte sur moi, ce n'est qu'en voyant les vélos garés devant le magasin que je me suis rendue compte que j'avais machinalement pris ma voiture ! J'ai manqué une bonne occasion d'alimenter ma tirelire virtuelle à CO2 !

     

    Hum, Grégoire, pas génial pour moi les noix de lavage. Je n'aime pas du tout l'odeur de vinaigre qu'elles dégagent, et elles ne m'ont pas débarrassée des mauvaises odeurs... Je dois être trop sensible du nez pour être écolo... Et puis leur importation depuis l'Inde est en désaccord avec l'idée de consommer local... J'ai donc suivi les recommandations de Charlie, et je suis retournée, en tram, acheter de la lessive Ecover. Au fait Grégoire, c'était toi le jeune homme décidé qui achetait de la lessive Ecover, un samedi d'août ?

    Ecover, on en parle dans "80 hommes pour changer le monde aux Editions JC Lattès" dont je vous bassine depuis un mois. Des lessives enzymatiques, biodégradables à 95%, contre 65% pour les normes européennes, encore mal suivies, et dont la composition est fournie aux concurrents pour qu'ils l'imitent, dont les containers sont rechargeables, dont la publicité est le bouche à oreille. J'ai aussi acheté les balles de lavages qui permettent de diminuer la consommation de lessive et de se passer d'assouplissant.

    La ruine. Je vous jure, j'ai dû cacher mon ticket de caisse.

    Bon, mais le test est concluant, si l'on exclut les contentieux avec les voisins pour le bruit des balles qui battent le tambour de la machine.

    Si je m'abtiens d'amortir les quelques 20 euros pour les balles de lavage, sachant que la lessive coûte deux à trois fois plus cher que ma lessive précédente, mais que j'en utilise 2 fois moins, ça doit être jouable.

    Que ne ferait-on pas pour la planète ?