Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Freemen

  • Au blogueur disparu

    Il est des personnages dont le souvenir est marquant même si on les a très peu côtoyés.

    JCM est l'un de ceux là. Je l'ai rencontré lors du premier séminaire freemen. Dans nos échanges qui précédèrent, le leitmotiv de JCM était "Il faut réfléchir avant d'agir" et le mien était qu'il est urgent d'agir. Je l'imaginais en costume cravatte, et lorsque je l'ai rencontré il revenait de la pêche et ressemblait plutôt à un rescapé d'une île déserte avec sa maigreur, sa longue barbe et ses cheveux longs.

    Celui qui se disait "jean-foutre auto-proclamé", est un autodidacte à la culture encyclopédique, amateur de papillons comme ceux rencontrés sur la terrasse de Montagenet, de levers de soleil sur le Puy Mary, grand consommateur de spirulline et de France Culture, et pessimiste quant à l'avenir du monde.

    montagenet.jpg

    JCM est l'auteur de deux sites internet Activart et Géoclic. Ces sites ne seront plus alimentés puisque leur auteur est  mort d'un cancer en mars 2013 et disparaîtront probablement du net dans un délais variable. Ils contiennent une mine de renseignements très précis sur de très nombreux sujets écologiques et politiques.

    JCM tu es le premier des freemen à disparaître. Mais ton souvenir est bien vivant et tu nous manques déjà.

  • Destruction massive

    Connaissez-vous la noma ? c'est une gangrène infectieuse du visage, mutilante et invalidante dûe à la perte de toute immunité suite à une extrème malnutrition. Cette affection ne fait qu'augmenter.

    Plus d'un milliard d'individus sur 6,7 milliards, souffrent de la faim. Pour justifier ce scandale, les thèses de Malthus sur la nécessité de la sélection naturelle, onf fait long feu. Elles sont remplacées par celles du libéralisme économique qui prétend que la solution est dans le libre accès aux marchés et à la productivité potentialisée. Or, partout où les "corbeaux noirs" du FMI ont ouvert les marchés aux multinationales, ils ont précipité des populations dans l'abîme de la faim.

    L'ONU est née d'un refus ("plus jamais ça") après l'utilisation de l'affamement par le régime hitlérien dans toute l'Europe conquise, comme le décrit la "Géopolitique de la faim " de Josué de Castro. Et pourtant elle est responsable des mêmes méfaits aboutissant au meurtre de 500 000 enfants irakiens lors du blocus organisé. Israël fait de même à Gaza. Les USA, adeptes farouches du libre échange et de la mondialisation,  n'ont pas ratifié le pacte N°1 des Nations Unies qui prévoit le droit de vivre à l'abri du besoin. Les multinationales agro-alimentaires inondent les marchés de leurs produits subventionnés, ruinent l'agriculture vivrière, avant d'imposer leurs prix, sans prendre en compte les frais de transport.

    Depuis peu sont apparus les vautours de l'or vert, les agro-carburants, et leur cortège de vol de terres, spoliation, assassinats par les paramilitaires, exploitation des travailleurs saisonniers, privation de l'accès à l'eau, sur fond de corruption généralisée, en un mot la recolonisation !

    Le flux des petits agriculteurs ruinés va grossir le flot des pauvres urbains;

    A ces problèmes s'ajoute la spéculation sur les matières premières agricoles, qui fait encore flamber les prix.

    Et pendant ce temps, le PAM (programme alimentaires mondial) a dû suspendre ses repas scolaires, pour beaucoup d'enfants le seul vrai repas de la journée. Son budget a été sévèrement amputé : il fallait bien trouver l'argent pour renflouer les banques et soutenir le capitalisme financier.

    Destruction massive (Géopolitique de la faim) par Jean Ziegler, Editions du Seuil

  • La course au microcrédit

     

    (Editions du Rocher) par Johan Benichou, Loïc Linard, et Benjamin Sierra

    Trois jeunes diplômés parcourent le monde à vélo pour mieux comprendre le micro-crédit.

    Popularisé par l’attribution du prix Nobel de la paix en 2006 pour la banque Grameen et son fondateur Muhammad Yunus, le micro-crédit a pour but de lutter contre la pauvreté. Il intervient lorsque les crédits bancaires classiques ne sont pas accessibles, et même si les taux sont généralement plus élevés que celui des banques, il permet d’éviter de faire appel à des usuriers, qui demandent parfois jusqu’à 300% d’intérêt. Le micro-crédit s’adresse plutôt à des groupes de femmes qui empruntent conjointement et sont solidaires pour le remboursement.

    Mais le micro-crédit n’est que la face cachée de l’iceberg. Même avec la volonté, le travail et l’énergie, entreprendre et produire ne permet pas de sortir de la pauvreté si l’on n’a pas de débouchés. Ainsi les sociétés de micro-crédit mettent en place des systèmes de distribution, par l’intermédiaire par exemple des réseaux de commerce équitable.  A cette micro-finance s’ajoute une micro-assurance incluse dans les mensualités du crédit qui permet de se prémunir contre les coups du sort. Mais rien ne vaut la micro-épargne qui est une arme contre les imprévus et une source de revenus. Tout ce système s’ancre dans une volonté d’éducation, dans le domaine de la gestion, mais aussi de la santé, et une éducation sexuelle, des conseils pour une meilleure grossesse, proposer des soins infirmiers, amener le dentiste vers ceux qui en ont besoin. Car la santé coûte cher et la maladie peut ruiner les entrepreneurs les plus prometteurs.

    Il existe aussi une micro-justice, pour aider à sortir de la pauvreté par voie légale, fournir des papiers d’identité à des exclus sans le savoir, afin qu’ils puissent entreprendre ou emprunter, obtenir des titres de propriétés, affronter les administrations qui font peur.

    Le nec plus ultra du micro-crédit, c’est lorsqu’il peut avoir un impact environnemental, non pas grâce à de beaux discours écologiques mais par une motivation économique. L’achat de panneaux solaires permet l’accès à une électricité gratuite. Au lieu d’acheter de vieux moteurs polluants, on peut promouvoir l’achat de moteurs neufs.

     Le but du micro-crédit : que les gens s’en sortent assez pour avoir recours au crédit classique. Mais il n’est pas une réponse pour ceux qui meurent de faim et n’ont plus envie de se battre. Alors interviennent d’autres ONG, pas celles qui prêtent, mais celles qui donnent…

    http://pourunmondequichange.com

  • Deux questions fondamentales

    A mon avis, les défis du futur impliquent de se les poser (ainsi qu'aux candidats à toutes les élections) :

    1- Que proposez-vous de faire quand ceux qui ont moins que nous souhaitent avoir autant que nous ?

    (je parle des sans papiers, sans emploi, sans argent, sans nourriture, sans sécurité sociale, sans toît, sans voiture, sans espoir, sans avenir)

    Par exemple : êtes-vous prêt à partager votre appartement avec un réfugié climatique New-Yorkais ?

    2- Qu'êtes-vous prêts à réduire dans votre mode de vie pour plus d'égalité dans le monde ?

    Après les transports en commun, l'achat de produits locaux, manger moins de viande, de quels gadgets de la consommation êtes-vous prêts à vous passer ?

    Par exemple, renonceriez-vous au wifi, à avoir deux télés ou vous passeriez-vous d'un deuxième ordinateur ?

  • Communiqué Kokopelli 10 mars 2011

    Kokopelli l'Insoumis

    Insoumission aux lois liberticides

    Cela fait près de 20 années que nous nous sommes insoumis aux lois scélérates qui ont permis que 5 multinationales contrôlent 75 % des semences potagères sur toute la planète. Dans ce même esprit, l'Association Kokopelli s'insoumet à toutes les lois liberticides telles que la Loi Lopssi 2, une sorte de Patriot Act à la française, et telles que le nouveau décret en date du 1er mars 2011 portant sur l'obligation de conserver les données informatiques "pour lutter contre le terrorisme".

    L'Association Kokopelli a donc procédé, en toute insoumission, à la destruction des quelques 16 000 dernières commandes en mémoire sur sa boutique en ligne, et de toutes les informations afférentes. Un geste très symbolique il est vrai, mais ô combien libérateur. Ce cirque va-t-il encore durer longtemps?

    On se plait à rêver - tout comme on désintègre des données virtuelles en les projettant dans le non-espace du vide cybernétique - d'une stratégie efficace permettant de projeter tous les psychopathes criminels dans le vide éthique de leur démence et de leur inhumanité. Un sujet fascinant de recherches pour tous les éco-guerriers au service de la Terre Mère, de l'humanité et de toute la biosphère.

    Agroécologie et Droit à l'Alimentation

    Ce n'est pas une plaisanterie: il existe une commission "droit à l'alimentation" chez les Nations Unies, le machin mondial qui n'a jamais empêché que les populations civiles se fassent massacrer par les gentils impérialistes libérateurs.

    Et le rapporteur de cette commission, Mr Olivier de Schutter, vient de rendre public, le 8 mars 2011, son rapport stipulant que l'agroécologie, dans certaines régions, pourrait permettre de doubler la production alimentaire. On se rappellera qu'en 2007, la FAO avait oublié qu'il n'est pas élégant de mordre la main de ses Maîtres en publiant un rapport louant les mérites de l'Agriculture Biologique pour nourrir la planète.

    De deux choses l'une, soit Mr de Schutter est un dangereux nihiliste cherchant à saper les fondations de notre civilisation démocratique et républicaine, soit il est en possession de tous ses esprits et son rapport ne fait que confirmer ce que les promoteurs de l'agroécologie savent fort bien depuis près d'un siècle.

    Dans ce second cas, ne conviendrait-il pas, au plus vite, de convier devant les Tribunaux de la République tous les psychopathes criminels des multinationales de la pétrochimie alimentaire, et leurs valets d'Etat, afin de les neutraliser et de les empêcher de nuire encore plus. La chasse aux prédateurs est ouverte.

    Miviludes et ses Prédateurs Autorisés

    Notre dernière missive, eu égard aux psychopathes de Miviludes, a suscité chez quelques personnes somnolentes des larmes de gratitude pour le service d'utilité publique rendu par cette secte inter-ministérielle (certaines âmes sensibles ont même estimé que Kokopelli se décrédibilisait à publier ce type d'informations).

    Pour mémoire, ce groupuscule a pour mission de débusquer tous les citoyens et toutes les citoyennes qui oseraient penser en dehors des systèmes de croyances estampillés "conventionnels" par les Autorités. Le dernier acte de bravoure de Miviludes fut d'envoyer les représentants des dites Autorités (70 policiers, la France a les moyens), au mois de février passé, dans un centre de formation biodynamiste à Nyons dans la Drome.

    N'est-ce pas une surprenante coïncidence que Miviludes s'attaque à la nutrition alternative au moment même ou le Nécro-Codex Alimentarius est en train de nous pourrir la Vie, inexorablement? Blanche Magarinos-Rey, l'avocate de Kokopelli, a pris la peine d'analyser ce torchon putride qu'est le rapport 2009 de Miviludes: elle conseille ainsi à toute personne intéressée par la nutrition (et même le "shamanisme") à se reporter aux pages 29 et suivantes et aux pages 95 et suivantes afin de glaner quelques lumières sur les finalités véritables, et non-affirmées, de ce groupuscule d'hystériques.

    N'est-il pas plus que temps de lancer une investigation citoyenne concernant qui se cache derrière George Fenech (l'homme aux multiples casseroles) et derrière tous les cerveaux de Miviludes. Une investigation qui pourrait également analyser toutes les relations amicales qu'entretiennent les divers responsables de ce groupuscule avec l'industrie pharmaceutique. Une investigation qui analyserait les liens très étroits entre Gorges Fenech (le promoteur d'une loi condamnant les non-vaccinalistes à 6 mois de prison ferme) et la ministre Roselyne Bachelot, l'héroïne de la grippe charcutière et la toute nouvelle promotrice de la psychiatrisation "à tout crin" de tous les dissidents.

    Et tant que nous y sommes, une investigation sur les liens entre les responsables de Miviludes et le Momagri ne serait pas superflue. Que se vayan todos!

    Semer l'Avenir, Récolter la Diversité

    Nous avons posté sur le blog de Kokopelli une invitation à participer aux journées d'action et de résistance contre les nouvelles lois Européennes sur les semences qui vont permettre à l'industrie de s'emparer des bases de notre alimentation. Tous à Bruxelles, les 17/18 avril 2011.

     

    Qui a tué l'Ecologie?

    L'ouvrage de Fabrice Nicolino est disponible sur la boutique en ligne de Kokopelli.

     

    Nous vous remercions pour votre confiance

  • Notre responsabilité

    Plutôt que pleurer, plutôt que déplorer, nous devrions commencer par reconnaître notre responsabilité dans les aberrations du monde.

    C'est la faute aux chinois mais qui ne peut s'empêcher de consommer du gadget pas cher, et qui s'encombre d'un smartphone simplement parce que en renouvellement, c'est une bonne affaire, même si le GPS intégré nous prive de communication pour demander son chemin ?

    Qui persiste à prendre l'avion pour "faire" des pays qu'on a vu cent fois à la télévision, tout en se ruant sur les offres dernières minutes sans s'interroger sur le véritable prix de tout cela ?

    Qui continue à placer son argent dans les banques qui profitent aux marchands d'armes et à jouer en bourse le poste de ses enfants ? *

    Qui renouvelle trop souvent son PC sachant que la possession des métaux rares qui le composent est source de guerres, et que les déchets générés empoisonnent des enfants ?

    Qui prône le nucléaire pour l'autonomie énergétique sans se demander d'où vient l'uranium ?

    Qui peut se réjouir de ces mangues délicieuses parce qu'elles ont été cueillies mûres et ont voyagé en avion. Qui ose encore manger souvent un énorme steak de boeuf en sachant que ce faisant il affame cent personnes ?

    *Si les entreprises délocalisent, c'est pour augmenter la valeur de leurs actions

  • Court-circuiter la grande distribution

    Beaucoup de gens pensent que la prise de conscience du réchauffement climatique n'est que de la poudre aux yeux, un produit de marketing de plus, pour vendre des voitures par exemple ! Les comportements changent, par exemple nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser les transports en commun à Grenoble, mais dans d'autres domaines si peu de choses changent ! Dans mon supermarché, les fruits venus de l'autre hémisphère côtoient toujours les salades étiquetées "consommer local".
    court-circuit.gifCourt-circuit tente d'apporter de la cohérence dans les circuits alimentaires. Initiative entièrement inventée et mise en oeuvre par Sylvain Prat, la démarche court-circuit vise à mettre en relation consommateurs et producteurs locaux, pour favoriser les circuits de distribution courts, une juste rétribution des producteurs de produits quasi-bio, tout en permettant une participation citoyenne (relais citoyen pour la réception des paniers).
    Court-circuit, vous l'avez compris, ce n'est pas un produit de marketing de plus, c'est un état d'esprit.  Qui vise à consommer sinon moins cher, de meilleurs produits, plus sains. Qui permet d'inventer de nouveaux menus au rythme des saisons, de s'interroger sur l'origine des citrons pour le gin-tonic ! Lorsque je commande mon panier sur le site internet, j'ai déjà l'eau à la bouche. Plus encore lorsque je vais le chercher chez Tout un fromage ou j'en profite pour compléter mes achats en épicerie et fromagerie, tout cela en tram bien sûr ! Et lorsque je déguste mes fruits et légumes de saison, je mange plus lentement, je prends le temps de savourer, sans me goinfrer, ce qui m'économise Slim Fast et autres produits amincissants !
    Si vous souhaitez que Court-Circuit arrive dans votre ville, il faut commencer à vous inscrire sur le site internet qui peut être décliné pour d'autres animateurs de réseaux.

  • Free(wo)men

    Etre free(wo)men pour moi, c’est avoir conscience d’être infiniment privilégiée, d’être née du bon côté du village mondial.
    C’est ressentir profondément la souffrance, l’injustice et l’incohérence. C’est avoir envie de partager en n’étant pas tout à fait prête à me dépouiller, et d’assumer ces contradictions. Au contact des free(wo)men, j’ai appris que mes connaissances sont bien fragiles et doivent toujours être remises en cause.
    Etre free(wo)men, c’est cesser d’être une voix qui crie dans le désert, mais participer à un réseau qui me donne quelque visibilité. En effet, ce n’est pas très utile d’avoir raison tout seul. Et même si on est peu nombreux, au moins on est quelques uns, pour reprendre les paroles de résistants de la première heure de la seconde guerre mondiale (cités par Francesco Casabaldi). Ce même Francesco qui ne se reconnaît pas comme fondateur du réseau freemen. En effet, les appels ne surgissent pas en un jour, les idées maturent, murissent, grandissent dans le dialogue. Isaac Newton avait conscience de “travailler sur les épaules des géants”.
    Voici quelques phrases qui illustrent mon appartenance free(wo)men :

    Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde (Gandhi)
    Si tu as deux manteaux, en donner un à quelqu’un qui n’en a pas, ce n’est pas lui donner, c’est lui rendre.
    La vérité, elle n’est ni à droite ni à gauche, elle est devant…

    Et donc, si les free(wo)men sont peu nombreux, ils existent encore. Si je n'écris plus guère parce que j'ai l'impression d'avoir tout dit, je peux me répéter. Pour faire partie du réseau, il suffit d'être en accord avec les deux principes fondateurs, de faire des liens sur son blog vers les autres blogs du réseau.

    Des outils ont été mis en place pour afficher facilement une liste de liens (fichier opml ou possibilité d'importer des liens sous forme de pseudo-flux rss) http://freemen.autresmondes.eu

    La liste est restreinte aux blogs actifs. Les free(wo)men sans blog peuvent participer aux discussions sur le ning freemencafé.

    Enfin, j'ai une petite pensée pour les free(wo)men historiques. Ceux qui ont arrêté leur blog et sont passés à autre chose. Je pense tout particulièrement à Eric qui est parti déffricher de nouvelles terres dans la Creuse. Il ne souhaitait rien laisser de son passage sur le net et son voeu est respecté. Certains ont laissé leurs blogs ouverts et leurs écrits sont encore disponibles. Certains montrent le chemin, mettant en cohérence leur comportement et leurs idées (chapeau bas). Même ceux qui ne se reconnaissent pas comme free(wo)men.

    (ceci n'est pas la liste à mettre en lien !!!)

     

    Free(wo)men continue aussi sur Facebook.

     

     

  • La tomate Kokopelli chez Baumaux : hallucinant

    Je relaie ici le communiqué reçu par les membres de l'association Kokopelli.

    Le communiqué de Blanche Magarinos-Rey, avocate de Kokopelli, est disponible sur le blog de Kokopelli

    Dans son catalogue de printemps 2010, la société GRAINES BAUMAUX propose à la vente, en page 491, un mélange de 15 variétés de tomates que son dirigeant a choisi d’appeler "TOMATE KOKOPELLI", cette appellation étant suivi d’un petit signe © indiquant qu’il est propriétaire de la marque.

    Cette initiative, de la part d’un adversaire judiciaire notoire, a semé le doute et la confusion dans les esprits des adhérents, clients et sympathisants de l’association, qui ont demandé à ce qu’un éclaircissement soit donné sur la réalité de cette incompréhensible et absurde assimilation des tendances.

    En effet, le procès initié depuis décembre 2005 par la société BAUMAUX contre l’association KOKOPELLI est toujours en cours. Dans celui-ci, aujourd’hui au stade de l’appel, BAUMAUX se fait redresseur de torts et, sans pouvoir démontrer aucun préjudice lié aux activités de l’association, réclame l’application stricte de la législation sur l’inscription des semences au catalogue officiel. Prenant ainsi le rôle du Ministère Public, et sortant du cadre de la concurrence déloyale sur laquelle il prétend se baser, il remet ainsi en scène le triste procès qu’a mené l’Etat contre l’association KOKOPELLI pendant plus de quatre ans, et qui s’est conclu récemment, en Cour de Cassation, par la condamnation de l’association à plus de 17.000 € d’amende.

    Non content vraisemblablement des conditions d’exécution de cette condamnation, qui a vu certains membres du gouvernement qualifier de "service public" le travail de KOKOPELLI et l’Etat renoncer au recouvrement de l’amende, la société BAUMAUX réclame aujourd’hui à l’association quelques 100.000 € de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de ses activités.

    C’est donc un véritable acharnement que subit ici, par ce nouveau procès, l’association KOKOPELLI.

    Mais le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par son propre adversaire constitue une étape nouvelle dans cette croisade contre le travail de diffusion de la biodiversité agricole et de l’autonomie semencière que réalise l’association.

    Or, renseignements pris auprès de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par la société BAUMAUX remonte au 31 octobre 2007, soit lorsque le procès initié par celle-ci battait son plein en première instance.

    Pour cet enregistrement de marque, la société BAUMAUX ne pourra dès lors pas arguer de sa bonne foi, c’est une évidence. Pire encore, réalisé dans l’intention de nuire, il doit être considéré comme frauduleux, au sens de notre jurisprudence en la matière.

    Mais ce qui est plus grave, dans la mesure où l’association KOKOPELLI bénéficie, à n’en pas douter, d’une « marque notoirement connue », cet enregistrement est également constitutif d’un acte de contrefaçon, qui est un délit pénal puni de quatre ans d’emprisonnement et de 400.000 euros d’amende.

    On s’interroge donc sur les raisons qui ont poussé la société BAUMAUX à de telles extrémités.

    En définitive, cette démarche outrancière s’apparente à de la provocation pure et simple, à laquelle le pacifisme de KOKOPELLI hésite à répondre. Cependant, la société BAUMAUX a peut-être prévu, dans le cadre d’une nouvelle procédure judiciaire, d’interdire à l’association d’utiliser sa propre dénomination…?

    Enfin, et pour couronner le tout, il est encore affligeant de constater que la marque déposée par BAUMAUX l’a été pour deux catégories : les semences, d’une part, et les produits "phytosanitaires", de l’autre.

    Alors, Monsieur BAUMAUX, pour quand avez-vous programmé la sortie des "Pesticides KOKOPELLI"?

    Blanche MAGARINOS-REY.
    Avocate au Barreau de Brest

    Lire un article précédent sur les soucis de l'association Kokopelli, qui se charge de préserver les semences et la biodiversité.

    Le site de Kokopelli.

  • La haine de l'Occident

    Jean Ziegler, professeur de sociologie à l'Université de Genève dénonce l'amnésie, le mépris, le cynisme, les comparaisons indécentes autour de pratiques abjectes qui ont déshonoré et déshonorent l'humanité et dont s'abreuve la haine de l'occident.
    Un pas est franchi dans l'escalade de l'horreur, de l'indicible, de l'impensable lorsque le dumping agricole et la spéculation provoquent des émeutes de la faim, lorsque 2,2 milliards d'humains connaissent la pauvreté absolue, lorsque 37 millions meurent de la faim et de ses conséquences (2007), et 6 millions d'haïtiens en sont réduits à manger des galettes de boue.
    Impitoyablement, Ziegler cite nombre de génocides qui concernent des millions d'individus : "Sans Auschwitz, les européens n'auraient jamais su ce qu'ils ont fait aux africains".
    L'Occident est schizophrène et par une curieuse "éclipse de la raison", sa pratique dément constamment les valeurs qu'il proclame. Les rédacteurs des droits de l'homme eux-mêmes étaient esclavagistes et colonialistes, deux situations à l'origine de "cruautés si grandes qu'on n'oserait pas les imaginer". Ce ne sont qu'actes d'horreur, tortures monstrueuses, férocité sans mesure, viols, indicibles turpitudes, épouvantables massacres, mises aux fers, mains coupés, viols, répression impitoyable, terreur coloniale, villages brûlés, enfumades, ratonades, viols, sources empoisonnées, punitions mutilantes, chasses à courre génocidaires...
    Il existe une filiation abominable entre tous les systèmes d'exploitation et d'oppression. Les esclavagistes ne sont pas morts, ils se sont transformés en spéculateurs boursiers. Sous prétexte de partenariat économique, l'occident pratique le dumping agricole, impose la suppression des protections douanières, continue de piller les sous-sols. C'est le capitalisme et ses oligarchies locales (Chine, Inde) qui règne par la corruption, organise des guerres, paie des sociétés de communication pour colporter des mensonges d'état comme dans l'exemple de la cécession du Biafra, provoque faillites, suicides, immigration, bidonvilles, rapts d'enfants, prostitution, chômage et désespoir, pollution, abolition de la protection sociale, répression, conditions de travail inhumaines, racket policier, extorsions, enlèvements, vols, assassinats, rapts et esclavage d'enfants.
    Y a-t-il un espoir ? Peut-être mais il est fragile. L'auteur explique comment Evo Morales, le premier président indien de la Bolivie, a réussi à mettre fin à l'état colonial est à se réapproprier le pétrole et le gaz. Il se heurte à de nombreuses oppositions dont celle des oustachis (descendants des SS en fuite).
    En attendant l'Occident bien pensant, menace d'utiliser l'arme atomique pour punir les pays qu'il a conduits à violer les droits de l'homme.

    commentaire du livre de Jean Ziegler, Albin Michel
    les expressions entre guillemets sont des citations trouvées dans le livre