Etre free(wo)men pour moi, c’est avoir conscience d’être infiniment privilégiée, d’être née du bon côté du village mondial.
C’est ressentir profondément la souffrance, l’injustice et l’incohérence. C’est avoir envie de partager en n’étant pas tout à fait prête à me dépouiller, et d’assumer ces contradictions. Au contact des free(wo)men, j’ai appris que mes connaissances sont bien fragiles et doivent toujours être remises en cause.
Etre free(wo)men, c’est cesser d’être une voix qui crie dans le désert, mais participer à un réseau qui me donne quelque visibilité. En effet, ce n’est pas très utile d’avoir raison tout seul. Et même si on est peu nombreux, au moins on est quelques uns, pour reprendre les paroles de résistants de la première heure de la seconde guerre mondiale (cités par Francesco Casabaldi). Ce même Francesco qui ne se reconnaît pas comme fondateur du réseau freemen. En effet, les appels ne surgissent pas en un jour, les idées maturent, murissent, grandissent dans le dialogue. Isaac Newton avait conscience de “travailler sur les épaules des géants”.
Voici quelques phrases qui illustrent mon appartenance free(wo)men :

Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde (Gandhi)
Si tu as deux manteaux, en donner un à quelqu’un qui n’en a pas, ce n’est pas lui donner, c’est lui rendre.
La vérité, elle n’est ni à droite ni à gauche, elle est devant…

Et donc, si les free(wo)men sont peu nombreux, ils existent encore. Si je n'écris plus guère parce que j'ai l'impression d'avoir tout dit, je peux me répéter. Pour faire partie du réseau, il suffit d'être en accord avec les deux principes fondateurs, de faire des liens sur son blog vers les autres blogs du réseau.

Des outils ont été mis en place pour afficher facilement une liste de liens (fichier opml ou possibilité d'importer des liens sous forme de pseudo-flux rss) http://freemen.autresmondes.eu

La liste est restreinte aux blogs actifs. Les free(wo)men sans blog peuvent participer aux discussions sur le ning freemencafé.

Enfin, j'ai une petite pensée pour les free(wo)men historiques. Ceux qui ont arrêté leur blog et sont passés à autre chose. Je pense tout particulièrement à Eric qui est parti déffricher de nouvelles terres dans la Creuse. Il ne souhaitait rien laisser de son passage sur le net et son voeu est respecté. Certains ont laissé leurs blogs ouverts et leurs écrits sont encore disponibles. Certains montrent le chemin, mettant en cohérence leur comportement et leurs idées (chapeau bas). Même ceux qui ne se reconnaissent pas comme free(wo)men.

(ceci n'est pas la liste à mettre en lien !!!)

 

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