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Humeurs acides

  • Interdite de société (mémoires d'une potiche)

    Excusez-moi mais je préfère me taire plutôt que de râler.

    Je préfère ne pas répondre à tous les "Ca va ?" qui ne me demandent pas si Ca va...  plutôt que de sortir une tirade moralisatrice sur le fond, la forme, et le pourquoi de cette question.

    Quand j'entends les gens renoncer à des activités parce que "ILS" ont dit qu'il allait pleuvoir, je me retiens de sortir ma diatribe habituelle contre la météo. A savoir que de toute façon, la météo est faite pour se tromper et que d'ailleurs, elle ne sert qu'à caser deux séances de pub, une avant et une après. Et d'ajouter à la manière de Lucien Guitry : "Vous laissez le temps qu'il fait décider de votre vie, vous ?"

    Au jour de l'an, je serre les dents pour ne pas susciter la sacro-sainte question "Ca s'est bien passé ?". Il est vrai que c'est une épreuve pour la vésicule biliaire, la grande bouffe obligatoire et le plumage par les grandes surfaces de la consommation ! Je vais m'imprimer un tee-shirt "Ne me demandez pas si ça s'est bien passé parce que je vais hurler".

    Hurler la chanson de Renaud "je voudrais tous les voir crever étouffés de dinde aux marrons !".

    Mais ce n'est pas pire que les "Alors c'est quand les vacances ?" de juin-juillet et que les "Alors les vacances ?" de août-septembre. Parce que tout le monde s'en fout des vacances des autres, n'est-ce pas, et surtout personne n'en retient les dates.

    Je n'arrive pas à soupirer avec assez de conviction lorsque d'aventure au café, les mots-clé de "réchauffement climatique" sont prononcés. Pas envie de surenchérir que ça fait peur, et qu'on est mal barrés, et qu'on préfère ne pas y penser. J'ai le sentiment tellement aigu qu'après avoir prononcé ce mot, tout le monde va s'empresser de l'oublier pour retourner à ses pollutions habituelles...

    Je bouillonne lorsque j'entends des gens supposés intelligents prononcer Ségolène tout court. J'ai la haine, vraiment, que l'on emploie les prénoms pour des personnes politiques, peut-être d'autant plus facilement qu'il s'agit de femmes.

    Un autre mot auquel je suis allergique, c'est Sarkozy. Et doublement allergique à Sarko. Comment dire : je fulmine parce que, quelque soit ce qu'on peut penser du personnage, on n'a pas à employer un diminitif. Et deuzio, parce que ce nom est suivi de tellement de lieux communs que ça me rend malade. Et triplement allergique, parce que ce genre de conversation ne reflète que trop bien la pensée unique véhiculée par la radio et la télévision, et la minceur anorexique de l'information subie par la plupart des gens. Exemple de conversation "Sarko a fait ceci". Réponse 1 "Ah oui, il a fait cela". Réponse 2 "Rires nerveux".

    Que voulez-vous, je suis incapable de débattre sur des informations parcellaires, bâclées, uniformes et partiales que véhiculent les médias. Il m'est impossible de faire comme ces gens bien informés qui vont débiter le plus sérieusement du monde des informations apparemment sensées. Voilà, aucun débat n'est possible, parce que tout le monde entend strictement la même chose dans son canal d'information, et que les conversations ne sont donc qu'un alignement, ou plutôt une fuite, ou même une diarrhée, selon les personnes, de lieux-communs.

    Pour la petite histoire, dans mon cours de langues, on étudie justement la presse, les médias, et je dois me prêter au medium_Photo0001.2.jpgjeu. Chaque semaine, chaque élève doit apporter une information, et je vous avoue que je n'ai pas eu le moindre succès avec l'affaire du "purin d'ortie". Question de la prof : "mais où est l'info ?".

    Votre serviteuse est donc muette.

    Caligraphie originale de Dilettante (purin d'ortie)

  • Chienne de garde

    Tout est possible pour une femme libre, y compris gagner une course de 135 miles passant par le désert de la mort, comme l'a fait Pamela Reed aux éditions 2002 et 2003 du Badwater Ultramarathon, et détenir le record de la course.

    Pourtant autour de moi, je ne vois pas de féministes. Non que le féminisme ait disparu, parce qu'il serait devenu inutile, mais parce que les femmes ne sont pas féministes. On peut certes incriminer un rôle de l'éducation différentielle selon que l'enfant est une fille ou un garçon, qui pèse encore lourdement sur nos sociétés, même celles qu'on dit civilisées. Le livre : "Du côté des petites filles" de Elena Gianini Belotti, bien que paru dans les années 70 est encore trop souvent d'actualité. Il montre comment dès la naissance les bébés sont traités différemment, un conditionnement dont il est certainement difficile de s'affranchir.medium_fille.jpg

    Et ce d'autant plus qu'on a encore dans les supermarchés des rayons : cadeaux pour filles et cadeaux pour garçons, que les boites de malbouffe proposent aussi des cadeaux différents pour les filles et les garçons, que les instituts de sondage posent encore une question immorale qui me fait hurler puisqu'elle n'a plus lieu d'être depuis les années 70 justement, à savoir qui est le chef de famille (pour ceux qui l'ignorent l'homme et la femme mariés partagent cette reponsabilite dans le foyer depuis cette date, en France), que les prêts bancaires sont libellés au nom de l'homme, que l'on s'obstine à affubler les petites filles de jupes qui les empêchent de jouer pleinement (après avoir été libérées par les couches anti-fuites, n'est-ce pas paradoxal ?).

    Pour moi, le féminisme, comme le reste est une question de logique.

    Une féministe ne gagne pas Koh-Lanta en laissant porter son sac (cf édition 2005).

    Une féministe ne minaude pas au bord de la route pour qu'on lui change un pneu.

    Une féministe n'a besoin de personne pour déplacer un meuble ou réparer la chambre à air de son vélo.

    Une féministe n'accepte pas de recevoir une rose, même 100% clonée et importée du Kenya, à l'arrivée d'une course à pied.

    Y a-t-il encore des féministes dans la salle ?

    (bon pour le freezine)

     

     

     

  • Publicité

    Vu mon audience, c'est un peu ridicule de faire de la publicité ici, mais je voulais vous parler d'un blog que je suis depuis quelques temps en reprenant un post qui démontre à merveille, je trouve, que les politiques ont les mains liées...

    D'autres posts plein de bon sens chez http://courage.blogspirit.com

    Solidarité à la Française

    Une journée nationale de solidarité en faveur des personnes agées et handicapées dépendantes a été décidée voilà 2 ans. Cette journée est censée rapporter quelques 2 milliards d'euros. L'argent de l'année dernière est toujours attendu par ses bénéficiaires. Cette année 60 % des Français ne contribuent pas et les autres 40 % sont empêchés d'y contribuer. Le service public, censé être au service du public est le premier à ne pas vouloir contribuer à cette journée et le privé censé n'être que des égoistes et hypocrites est le plus impliqué dans cette acte de solidarité nationale. Comme nos amis Ségolène et Nicolas, l'une faisant les yeux doux à la droite avec un parti de gauche et l'autre faisant la même chose à la gauche avec un parti de droite. A bon entendeur... Tout cela n'est pas très cohérent!!!

  • On vous sonne... et vous répondez ?

    Quel est le fléau indiscret qui vous dérange la nuit, qui vous réveille le matin ou en pleine sieste, ou vous arrache à votre bain ?  Qui se rappelle à vous en réunion, à l'église, au restaurant, dans le train, au risque de vous obliger à trahir à voix ni-haute ni-basse, tous vos secrets ? Et éventuellement ceux de votre interlocuteur, que le haut-parleur soit activé ou non.

    J'ai nommé le téléphone dont l'aberration avait bien été notée par Lucien Guitry.

    Je suis CONTRE le téléphone illimité, qui fait que des gens que vous connaissez à peine, ou qui font partie de votre famille, vont vous retenir contre votre gré, le biceps tendu, l'appareil collé à l'oreille, et ce parfois pendant des heures, pour meubler leur solitude et vous priver de lecture, de télévision, de moments tendres, etc...

    Je suis CONTRE les appels téléphoniques qui ne sont pas strictement motivés par un problème à régler de vive voix. Ou qui durent plus de CINQ minutes. Ou que vous vous sentez obligés de donner par habitude, lâcheté, politesse.

    Reste à savoir comment éconduire celui qui s'épanche...

    Encore faut-il qu'il ait affiché son numéro car je ne réponds plus aux appels masqués.

    Les : "je te quitte car le repas brûle" ne découragent pas assez les indiscrets. Les : "je te quitte parce que la publicité est finie" peuvent paraître impolis. Mon prochain essai sera : "je te quitte car je pars au théâtre - ou à l'opéra - ou au concert d'Elton John".

    Si vous avez de meilleures idées...

     

  • Moins raciste que moi tu meurs...

    Je ne suis pas raciste mais...

    il faut bien se rendre à l'évidence, le seul qui double dans la queue chez l'épicier arménien, était un juif, venu acheter du pain azyme...

    je trouve que tout de même, il y a beaucoup d'arabes dans le centre commercial, près de chez moi, personne ne peut le nier. Si seulement ils n'étaient pas désoeuvrés, à passer des journées autour d'un seul café. Ou alors saoûls. Je ne supporte pas les arabes alcooliques, ils sont bien pires que les français saoûls. Remarquez, je n'ai rien contre les arabes, j'en ai même épousé un. Mais ne me parlez pas de sa famille ! Tous des assistés, des fainéants, des profiteurs, des arnaqueurs !

    je n'ai rien contre les noirs, je les trouve même beaux, en général. Tiens, il y en a même un qui travaille avec moi en ce moment. Je n'ai pas osé répondre à sa demande de stage que le cv ne pouvait pas convenir (surtout à cause du lieu de naissance). Si seulement il n'envahissait pas mon espace olfactif avec l'odeur de graillon qui colle à ses vêtements. Et sa nonchalance, je ne supporte pas sa nonchalance. J'ai toujours envie de le frapper pour qu'il se dépêche.

    dans ma boite, les étrangers sont nombreux, en ce moment c'est la filière russe qui est en train de devenir florissante, après la filière polonaise. J'aime assez les étrangers, surtout les blonds aux yeux bleu, mais tout de même...

    je rage de devoir croiser tous les jours Audrey. Peu de gens connaissent son prénom. Audrey est femme de ménage dans la boite où je travaille. Elle traîne derrière elle tous les matins une odeur de soupe, et aussi de sueur. Tout le monde dit bonjour à Audrey, il faut bien être hypocrite, hélas, car tout le monde critique son travail que personne ne respecte. Je suis gênée de manger des gâteaux auxquels Audrey n'est pas invitée, et de disperser des miettes sur le sol qui sera tout collant. Je trouve que Audrey exagère quand elle se permet de m'interdire l'accès d'une pièce qu'elle vient de laver. Et qu'elle pourrait faire attention à ne pas m'écraser avec son charriot de ménage. Je n'aime pas les fréquentations d'Audrey, un type de son milieu avec qui elle parle et rigole, un homme de ménage. Je trouve que Audrey ne devrait pas se plaindre, cela fait mauvaise impression.

    c'est dur de réaliser que cet employé handicapé est parfaitement lucide et intelligent, et qu'il faudrait lui parler normalement. La barbe de toujours devoir parler aux gens. Il faut dire que je ne le comprends pas bien, avec son fort accent du midi, il est un peu différent, vous ne trouvez pas ? Il est aussi obèse : les obèses ont vraiment un problème, pas étonnant qu'ils soient obèses. En plus ils occupent de la place, et ils ne sont pas habiles avec leurs gros doigts. Et ils sont d'une susceptibilité maladive ! Et aussi pourquoi diable est-ce qu'on laisse sortir dans la rue tous ces malades, tous ces chimiothérapés avec leurs perruques qui nous sapent le moral ?

    je voudrais bien ne pas être obligée de persécuter les locataires du rez-de-chaussée, qui prennent le frais devant l'immeuble, mais tout de même ça fait mauvaise impression pour les copropriétaires qui voudraient vendre. S'ils n'étaient pas propriétaires d'animaux, qui font leurs besoins un peu partout ! Et en plus ils sont pauvres, évidemment, pour accepter de loger dans ces conditions...

    ces gens ont une allure, je ne vous dis pas, ils ne donnent pas une bonne image. En plus ils fument, et les fumeurs, c'est un fléau, avec l'odeur de tabac qui leur colle à la peau, leur sans-gène ! Enfin ils ne sont pas pires que les bourgeois, car les bourgeois, avec leurs piscines, leurs blessures au tennis et leurs week-ends à Cannes, ils font de la provocation, il faudrait les faire taire ! Et les français, ce sont les rois des cons, J'aimerais - comme Renaud - les voir crever, étouffés de dinde aux marrons.

    Je ne suis vraiment pas raciste... mais je vais vous dire le racisme, c'est dans les gènes c'est pourquoi Le Pen est dangereux...

  • Les raisins de la colère.

    Il y a bien longtemps que la colère ne m'habite plus.

    Et pourtant...

    Je hais tous les marchands d'illusion, et en premier lieu l'état et son racket indirect par les jeux de hasard et les tickets à gratter. Je hais toutes ces sociétés de crédit qui vous promettent la lune avec des remboursements "à votre rythme", sans préciser que ces remboursements ne finiront jamais.

    Je vomis ce slogan hypocrite : "Puis-je vous aider à mieux consommer ?"

    Je crache sur les bons de réduction destinés à vous pressuriser comme on presse un tube de dentifrice vide...

    Je m'en veux, après avoir violememnt pris à parti un gros bonnet d'une chaîne de salons de coiffure sur l'augmentation des prix, de m'être tue lorsqu'il a prétendu me vendre de la qualité. Depuis quand une entreprise capitaliste aurait-elle d'autres buts que de soutirer le maximum d'argent au client ?

    Le problème, c'est que les interlocuteurs qu'on peut avoir ne sont que les maillons de la chaîne : la manager stressée par son chiffre d'affaire à produire, la coiffeuse intéressée par un pourcentage sur les ventes de cosmétiques, le vendeur aux abois avec sa commission, l'employé de banque qui... - au fait, il y a paraît-il beaucoup de dépressions et de suicides chez les employés de banques !

    L'expérience a tout de même du bon. J'ai appris que je pouvais demander un devis à la coiffeuse. Ainsi si elle propose une petite variante au traitement habituel, je saurais tout de suite combien de fois quinze euros cela va me coûter. Et probablement, je pourrais obtenir une remise de la manager stressée.

    Pour les crédits, exiger l'échéancier. Analyser le TEG, au dessus de 5%, allez voir ailleurs. Faites décocher la case assurance. La loi oblige les sociétés de crédit à indiquer le TEG, et interdit de présenter les prêts comme des cadeaux.

    Refuser toutes les cartes de paiement et de crédit. Avoir un oeil critique sur les bons de réduction. Et sur les gros flacons de produit qui ont un goulot plus large. On ne m'aura pas comme ça, non mais...

     

  • L'effondrement

    Lorsqu'il m'arrive par hasard de glaner des bribes d'"information" j'avoue que je panique.

    J'entends "la relance de l'emploi passe par la croissance" et celle-ci s'appuie sur "la consommation".

    Autour de moi, je les vois pourtant, les victimes de la consommation.

    Elles ont tout donné dans les supermarchés à la fin décembre. Les records ont une fois de plus été battus.

    Plusieurs personnes autour de moi se se retrouvées sans le sou pour le mois de janvier, ne pouvant ni payer leurs dettes, ni le moindre loisir, en train de remplir leur dossier de surendettement.

    Les mêmes personnes avec leur paie de février, ont recommencé à rêver, à croire au Père Noël, à acheter ces tickets à gratter que j'abhorre. J'entendais quelqu'un énoncer ses rêves : "je gagne à l'euro-million et j'épouse ma copine". Racket de l'état.

    Tandis que les Sofin... and Co et autres rapaces guettaient en proposant des taux de 5% par devant et des taux de crédit de 17% par derrière. Racket des sociétés de crédit. Surendettement. Pauvreté.

    Il n'y a pas de solution à l'équation qui comporte le terme croissance. Illusion de croissance=pauvreté.

    Et nous vivons dans des pays privilégiés.

    J'ai peur.

  • Manipulation

    Jusqu'où iront donc les alarmistes ?
    C'est vrai, vouloir nous faire croire que la planète se réchauffe alors que la météo dit le contraire dix fois par jour !
    Qu'on nous laisse donc émettre nos gaz à effet de serre en paix, le climat est déjà bien trop détraqué pour qu'on puisse faire quelque chose !
    Il parait même qu'un glacier à complètement disparu au Pérou.
    C'est du moins ce que raconte un écolo, Mark Lynas, dans un livre qui s'appelle : "Marée montante".
    Moi je ne l'ai pas lu et je ne compte pas le lire, parce que ça sert à quoi de se faire du souci pour quelque chose à laquelle on ne peut rien ?
    A mon avis, des gens ne reculent devant rien pour troubler les esprits et les détourner des jeux télévisés.
    Ces manipulateurs déplaceraient des montagnes, alors pourquoi pas des glaciers...
    Mais qu'on nous laisse tranquille ! On s'en fout de l'avenir de la planète ! On mourra avant la fin du monde !
    Enfin j'espère.

  • La preuve irréfutable (ou encore des vacances gâchées)

    A première vue, on peut avoir l'impression que choisir un mode de vie de décroissance, c'est être masochiste.

    Eh bien, c'est tout le contraire.

    La preuve, vous l'aurez début janvier lorsque vous reprendrez le travail, si vous ouvrez vos escourdes (oreilles).

    Quelle est la salutation qui accompagne la bise du nouvel an ?

    Chez vous aussi, c'est "Ca s'est bien passé ?".

    Cette phrase a depuis quelques années l'art de me foutre en rogne. J'avais pensé l'année dernière me faire un tee-shirt avec l'inscription : "Ne me demandez pas si ça s'est bien passé ou je vais hurler".

    Mais à la réflexion, pourquoi ne pas rebondir sur cette phrase ? Ca s'est passé oui. On a beaucoup souffert, mais on a survécu. On a crevé de chaleur dans les magasins surchauffés, on a porté à bout de bras nos sacs de cadeaux de Noël qui nous empêchaient d'explorer les rayonnages. On s'est énervés dans les embouteillages, on a tourné en ville sans trouver de place de parking, on a dû y retourner le week-end suivant, on a peut-être eu un petit accrochage dû à l'énervement. On a mis le réveil pour se trouver à l'ouverture des supermarchés et on a fait la course avec les autres pour passer la porte après avoir trépigné dix minutes dans le froid. On a dépensé en un seul caddy surchargé toutes les primes, et malgré cela on n'a pas réussi à finir les courses. On a dû retourner acheter un cadeau pour ceux qui nous invitent en plus du chèque corsé de participation aux frais. On a fait son allergie habituelle aux huitres, on a eu mal à la tête avec les mélanges, et on a vomi après s'être saoûlé au grand-marnier (mon Noël 2004). L'estomac s'étant dilaté, on a sans arrêt faim, alors qu'on n'arrive plus à fermer la fermeture de son pantalon. On a tenté de s'amuser en faisant les idiots avec des cotillons tout en attendant une heure décente pour rentrer chez soi. On a échappé de justesse à l'accident en rentrant chez soi, et on s'est senti hyper-déprimé et sans force pour les coups de téléphone indispensables aux parents et à la famille. On a compensé en finissant les derniers chocolats et on s'est promis de faire mieux l'année prochaine.

    Heureusement janvier est là, on va pouvoir relâcher un peu la grande bouffe obligatoire, mais on fera une exception pour la(les) galette(s) des rois, et on se fera un programme pour se remettre progressivement au sport, avant de s'aguerrir pour le rush des soldes.

  • Ca s'est bien passé ? (version 2005)

    De quoi me mettre en colère pour commencer l'année, cette salutation : "Ca s'est bien passé ?".

    J'ai envie de hurler, d'ailleurs cette année c'est décidé je me fais un tee-shirt pour dire :

    "Ne me demandez pas si ça c'est bien passé ou je vais hurler"

    Ca se passe de commentaires, non ? Ceux qui posent cette question ont encore la bouche pâteuse et la mauvaise haleine de leurs excès divers. Ils n'ont pas profité des vacances, se sont livré à la grande consommation, ont poussé leur caddies en courant avec la foule, ont passé des nuits blanches en payant une fortune l'entrée d'une boite de nuit, ils ont dépensé trop d'argent en tenues de réveillons et se sont intoxiqués aux huitres et au foie gras, ont eu la gueule de bois, ils vont se lamenter sur leur régime, soupirer devant la galette des rois, se jurer de ne plus recommencer. Jusqu'à la prochaine fois.

    Bien fait. Mais qu'ils ne viennent pas m'embêter à me mettre mon propre comportement sous le nez !