Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ils l'ont dit mieux que moi

  • L'élégance du hérisson

    Dans un immeuble luxueux de Paris, les destins s'entrecroisent. Une amatrice d'art clandestine joue à la concierge et prend le thé avec une femme de ménage aristocrate, tandis qu'une pré-adolescente surdouée extra lucide en quête de "vrais projets de vivants" s'entraîne à lire des mangas dans le texte.

    L'arrivée d'un nouveau propriétaire, japonais, au nom de cinéaste, va semer le trouble dans un quotidien rythmé par l'arosage des camélias.

    Dans un style précis, enlevé, léger, l'auteur se livre à une dissertation subtile sur l'art, l'absurde, la lutte des classes, et à une mordante satire sociale. Un pur bonheur !

    Soudain, c'est l'angoisse. Je me demande comment l'auteur va pouvoir soutenir ses personnages et son intrigue jusqu'à la chute. Mais si, elle y parvient. En apothéose. Flamboyante. Sublime. Qui m'arrache des larmes d'intense plaisir esthétique.

    Un chef d'oeuvre. 

    L'élégance du hérisson, Muriel Barbery, éditions Gallimard

     

  • Le manager minute

    Rien de tel qu'une heure de train à la place d'une heure de voiture pour lire cette jolie fable (dont la lecture est obligatoire pour les managers américains et japonais).

    Je vous le résume en une minute :

    1- Se fixer des buts-minute dont la description tient sur une page (250 mots) et peut être lue en une minute

    2- Si d'aventure vous avez des personnes à manager, il faut les guêter en train de faire quelque chose de bien et saisir la première occasion de leur adresser une louange-minute.

    3- La réprimande-minute : alors là, ce n'est pas évident. Dire immédiatement et précisément ce qui ne va pas, exprimer comme on se sent mal du fait que la personne a pu faire une erreur, et en rajouter sur l'estime que l'on a pour la personne en général.

    Exemple de réprimande-minute

    <réprimande-début>Que de temps perdu parce que tu ne prends pas la peine de lire correctement ! Parce que tu réagis impulsivement au lieu de relire le message pour en comprendre la teneur exacte. Parce que tu laisses ta susceptibilité sensibilité s'accrocher sur un mot qui est peut-être tout simplement mal choisi. Tu perds une heure à expliquer que tu n'as pas le temps sans voir que la réponse à la question posée ne prenait qu'une minute.  Tu t'emmêles les pinceaux avec des raccourcis clavier au risque d'une fausse manoeuvre au lieu de vérifier que le lien que tu indiques fonctionne. Tu indiques un lien que personne ne suivra au lieu d'expliquer en quelques mots le contenu du lien. </réprimande-fin>

    Ceci mis à part, j'estime et j'admire beaucoup tes engagements, ta force de travail, ton enthousiasme !

    Pour commander ce livre de Ken Blanchard et Spencer Johnson (Le manager minute), pourquoi ne pas passer par chez l'ami Casabaldi (dans sa colonne de gauche on trouve un lien vers Amazon, ce qui lui assurera quelques royalties dont je suis certaine qu'elles serviront à une bonne cause bien qu'il n'ait pas de tirelire virtuelle !) ?

  • Guy Gilbert

    Cheveux longs, blouson noir, language de la rue. A 71 ans, Guy Gilbert, le "prêtre des loubards", incarne une Eglise qui a des couilles. Il faut oser cette autobiographie qui parle de sacrements, de grâce, de célibat, de sexualité, de sacerdoce ; oser se demander si l'Esprit Saint ne serait pas sexiste ; oser inventer de nouvelles cérémonies où l'on récite un credo musclé et où la communion peut être offerte à tous. 

    En Algérie, son premier combat a été contre la torture. Muté, il découvre en compagnie d'un communiste et d'un apprenti pasteur, combien les droits de l'homme peuvent unir.

    "Grâce à nous, jamais un blessé ne fut achevé. Trois simples troufions dans une compagnie disciplinaire pouvaient, par leur simple présence, faire reculer le mal infect de la torture et de l'arbitraire".

    Encouragé par un évêque "Faites selon vos dons", il  s'installe un pied dans la rue, un pied dans l'église, draguant avec sa grosse cylindrée les délinquants de toutes sortes, les accueillant, les visitant, étant disponible pour eux tous les soirs, leur donnant des tickets restaurant, les accompagnant souvent impuissant dans une marginalité galopante, dans la douleur "qu'on ne remarque même pas la couleur de leurs yeux quand ils font la manche".

    Voilà 30 ans, Guy Gilbert a acheté Faucon, une ruine en Provence, et l'a retapée avec ses petits gars. Il expérimente la zoothérapie (soigner par l'observation des animaux). Des centaines de jeunes, des boules de haine choisies dans leurs cités ou dans leurs prisons sur ce seul critère : "être le plus abîmé", sont passés par la Bergerie, ont été accueillis par une équipe de volontaires musulmans, juifs, bouddhistes, chrétiens, athées ou agnostiques, pour être évangélisés car "Evangéliser, c'est mettre l'homme debout".

    Guy Gilbert vient de publier "Et si je me confessais" aux Editions Stock. 

     

  • La simplicité, oui, mais volontaire alors !

    Je reprends un article du blog : Lune de Neptune qui exprime si bien ce que je ressens et donne plein de liens utiles. Ecoutons donc Neplune :

    Depuis quelque temps, grand vent de changement dans le quotidien. On trie, on jette, on recycle, on donne, on modifie, on adapte doucement ses habitudes à ses convictions,… Bref, on tente de retourner à l’essentiel, de se désencombrer – et la perspective d’un déménagement dans l’année motive énormément! Je n’ai découvert qu’en cours de route, lors de mes pérégrinations sur Internet, que tout cela n’était pas original comme certains pourraient tenter de me le faire penser, mais assez répandu (à comprendre dans le sens d’une minorité, bien entendu – oui c’est logique)(si). Le fait que Reginakakou parlait l’été dernier avec délices d’un livre sur la simplicité aurait dû me mettre la puce à l’oreille…


    Je rentrais sans le savoir dans le mouvement de la Simplicité volontaire… La simplicité volontaire, c’est une manière d’aller vers la frugalité, de se défaire de l’inutile, de vivre avec moins de possessions mais plus d’humanité – un art de vivre souvent associé à l’écologie et qui se retire du chemin de la société de consommation (et de tous ses gadgets gratuits ou non). Une façon de ne plus s’appuyer constamment sur la consommation effrénée qui peut aisément nous transformer en assistés.

    « Volontaire » dans le nom, ce n’est pas là que pour faire pas joli. Volontaire car c’est un choix, une définition de sa propre façon de vivre par soi-même – et non par la pub, par exemple. Reprendre le contrôle de sa vie au lieu de suivre le courant les yeux fermés.

    Le Réseau québécois pour la Simplicité volontaire est né en 2000, et définit cinq raisons qui amènent généralement les gens sur ce chemin :
    - parce que leur situation financière n’a plus de sens, qu’ils n’arrivent pas à rejoindre les deux bouts ;
    - parce qu’ils voient leur vie passer en coup de vent, n’ayant pas de temps pour en prendre conscience, pour la vivre vraiment et pour faire ce qui pourrait réellement lui donner un sens ;
    - parce qu’ils se préoccupent de l’environnement et qu’ils prennent conscience du gaspillage qu’entraîne notre style de société ;
    - parce qu’ils sentent le vide de leur vie meublée par la consommation, mais qui ne laisse pas de place au développement de leur spiritualité ;
    - parce qu’ils prennent conscience des inouïes disparités qui caractérisent ce monde dans lequel nous crevons à cause de notre surconsommation alors qu’ailleurs on manque de l’essentiel.

    Rien n’empêche d’y arriver autrement, voire de ne pas suivre à la lettre toutes leurs pistes – le dogme, en toute chose, est dangereux…

    Une des bouffées d’air frais, c’est l’autonomie qui en découle. Quand on se rend compte qu’on est incapable de produire quoique ce soit par soi-même et que chaque choix passe par la carte de crédit (achat ou appel d’un pro), cela fait froid dans le dos. En (ré)apprenant à faire soi-même, on fait avancer beaucoup de choses, et pas que pour soi. Et l’incroyable satisfaction que cela peut apporter… voire l’éclat de rire aux premiers essais complètement ratés de pain maison et autres folies !


    Pour en savoir plus :
    Présentation sur Wikipedia
    Réseau québécois pour la Simplicité volontaire
    Decroissance.info - Site dédié à la décroissance et à la simplicité volontaire
    Psychologies - un article très léger sur une façon de débuter dans cette voie
    Méthodes pour économiser dans une optique de simplicité volontaire par François Privé
    Groupe de discussion
    Simple pratique - résultats de ces discussions présentés sous forme de dossiers
    La simplicité volontaire sur Bio-Blog