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Livres

  • Source : le chemin intérieur de création de la connaissance

     

    Selon Joseph Jaworski, le futur est là qui n’attend qu’à s’actualiser. Des pratiques qui relèvent de l’intelligence collective peuvent permettre de le percevoir à l’avance. C’est ainsi que les leaders de type IV émergent, ceux qui sont capables de collectivement écouter ce qui demande à advenir.

    L’auteur qui était avocat, a eu un jour l’inspiration de tout quitter pour fonder une école de Leadership. C’est ce qu’il raconte dans son best-seller Synchronicity. A partir du moment où il prend sa décision, les choses semblent se mettre en place d’elles-mêmes, il rencontre les bonnes personnes, les contacts se manifestent.

    Source est une œuvre que l’on peut qualifier d’ésotérique. La Source est à l’origine de la connaissance. Jaworski passe en revue les recherches scientifiques qui explorent le para-normal. Un jour, il parle de Uri Geller à l’un de ses interlocuteurs, et dans les 5 minutes Uri Geller téléphone pour demander à le rencontrer. Au cours de cette rencontre, Uri Geller va reproduire une image complexe, EXACTEMENT SUPERPOSABLE. Puis il tord une cuillère et lui tend, la cuillère continue de se tordre dans la main de Jaworski.

    La perception du futur est mise en œuvre avec profit dans des sociétés qui savent promouvoir les valeurs humaines et participatives.

    Source a déjà été traduit en français par Véronique Campillo, fondatrice des éditions Colligence


     

  • Changing on the job

     

    Et si les compagnies, organisations, dirigeants, réalisaient ceci :

     

    « Favoriser la croissance de nos employés est notre activité principale, parce que s’ils grandissent, cela améliore notre activité dans son ensemble. »

    Changing on the Job: Developing Leaders for a Complex World

    Jennifer Garvey Berger* décrit les forces, points aveugles et domaines de croissance possibles pour quatre types de structures mentales : le cerveau auto-souverain, socialisé, auto-auteur et auto-transformant. Dans toute interaction, connaître la structure mentale de l’interlocuteur est capital. Grâce à quelques questions pertinentes et en prêtant attention à la structure du discours, il est possible de déterminer rapidement de type mental prédominant de son interlocuteur, et de soi-même. Et cela change tout.

     

    Le coaching peut permettre au cerveau auto-souverain de s’ouvrir à des perspectives autres que la sienne. Dans le cas des types les plus développés du cerveau (auto-auteur et auto-transformant), la limitation peut être celle du coach lui-même, et d’autres interlocuteurs peuvent être souhaités.

     

    Le leader au cerveau socialisé, le type le plus fréquent dans la population, et qui était parfaitement adapté au siècle dernier, sera le meilleur bénéficiaire du « coaching transformationnel ». Les demandes de la vie actuelle aux complexités sans cesse croissantes sont souvent cause de souffrance et de détresse pour ce type de cerveau confronté à des demandes auxquelles il ne peut répondre. Il est dépassé par les évènements, notamment lorsque plusieurs autorités significatives entrent en compétition. Le coaching aura pour but d’aider le client à se développer (plutôt que de l’aider à changer). Il s’agit de faire remonter à la surface des croyances méconnues, en utilisant par exemple la très puissante méthode de la carte d’immunité de Kegan et Lahey**, d’en trouver la cause, de les partager avec d’autres personnes (travail de groupe) et surtout de ne rien faire dans l’immédiat, l’étude du problème étant par lui-même source d’apprentissage.

     

    Une fois la transition vers le cerveau auto-auteur amorcée, il s’agira de maintenir des habitudes transformationnelles, l’écoute profonde, la curiosité, apprendre à poser des questions différentes, à prendre en compte des perspectives multiples, plutôt que de proposer des solutions. Ces habitudes servent d’échafaudages pour créer des leaders plus grands qui sauront faire croître le potentiel humain autour d’eux. Parce qu’ils auront compris que c’est leur job.

    *Jennifer Garvey Berger : Changing on the job (Stanford business books) Changer au travail/changer sur le tas

    **Robert Kegan et Lisa Laskow-Lahey : Immunity to change (Harvard business press) L'immunité au changement

     

  • Destruction massive

    Connaissez-vous la noma ? c'est une gangrène infectieuse du visage, mutilante et invalidante dûe à la perte de toute immunité suite à une extrème malnutrition. Cette affection ne fait qu'augmenter.

    Plus d'un milliard d'individus sur 6,7 milliards, souffrent de la faim. Pour justifier ce scandale, les thèses de Malthus sur la nécessité de la sélection naturelle, onf fait long feu. Elles sont remplacées par celles du libéralisme économique qui prétend que la solution est dans le libre accès aux marchés et à la productivité potentialisée. Or, partout où les "corbeaux noirs" du FMI ont ouvert les marchés aux multinationales, ils ont précipité des populations dans l'abîme de la faim.

    L'ONU est née d'un refus ("plus jamais ça") après l'utilisation de l'affamement par le régime hitlérien dans toute l'Europe conquise, comme le décrit la "Géopolitique de la faim " de Josué de Castro. Et pourtant elle est responsable des mêmes méfaits aboutissant au meurtre de 500 000 enfants irakiens lors du blocus organisé. Israël fait de même à Gaza. Les USA, adeptes farouches du libre échange et de la mondialisation,  n'ont pas ratifié le pacte N°1 des Nations Unies qui prévoit le droit de vivre à l'abri du besoin. Les multinationales agro-alimentaires inondent les marchés de leurs produits subventionnés, ruinent l'agriculture vivrière, avant d'imposer leurs prix, sans prendre en compte les frais de transport.

    Depuis peu sont apparus les vautours de l'or vert, les agro-carburants, et leur cortège de vol de terres, spoliation, assassinats par les paramilitaires, exploitation des travailleurs saisonniers, privation de l'accès à l'eau, sur fond de corruption généralisée, en un mot la recolonisation !

    Le flux des petits agriculteurs ruinés va grossir le flot des pauvres urbains;

    A ces problèmes s'ajoute la spéculation sur les matières premières agricoles, qui fait encore flamber les prix.

    Et pendant ce temps, le PAM (programme alimentaires mondial) a dû suspendre ses repas scolaires, pour beaucoup d'enfants le seul vrai repas de la journée. Son budget a été sévèrement amputé : il fallait bien trouver l'argent pour renflouer les banques et soutenir le capitalisme financier.

    Destruction massive (Géopolitique de la faim) par Jean Ziegler, Editions du Seuil

  • La course au microcrédit

     

    (Editions du Rocher) par Johan Benichou, Loïc Linard, et Benjamin Sierra

    Trois jeunes diplômés parcourent le monde à vélo pour mieux comprendre le micro-crédit.

    Popularisé par l’attribution du prix Nobel de la paix en 2006 pour la banque Grameen et son fondateur Muhammad Yunus, le micro-crédit a pour but de lutter contre la pauvreté. Il intervient lorsque les crédits bancaires classiques ne sont pas accessibles, et même si les taux sont généralement plus élevés que celui des banques, il permet d’éviter de faire appel à des usuriers, qui demandent parfois jusqu’à 300% d’intérêt. Le micro-crédit s’adresse plutôt à des groupes de femmes qui empruntent conjointement et sont solidaires pour le remboursement.

    Mais le micro-crédit n’est que la face cachée de l’iceberg. Même avec la volonté, le travail et l’énergie, entreprendre et produire ne permet pas de sortir de la pauvreté si l’on n’a pas de débouchés. Ainsi les sociétés de micro-crédit mettent en place des systèmes de distribution, par l’intermédiaire par exemple des réseaux de commerce équitable.  A cette micro-finance s’ajoute une micro-assurance incluse dans les mensualités du crédit qui permet de se prémunir contre les coups du sort. Mais rien ne vaut la micro-épargne qui est une arme contre les imprévus et une source de revenus. Tout ce système s’ancre dans une volonté d’éducation, dans le domaine de la gestion, mais aussi de la santé, et une éducation sexuelle, des conseils pour une meilleure grossesse, proposer des soins infirmiers, amener le dentiste vers ceux qui en ont besoin. Car la santé coûte cher et la maladie peut ruiner les entrepreneurs les plus prometteurs.

    Il existe aussi une micro-justice, pour aider à sortir de la pauvreté par voie légale, fournir des papiers d’identité à des exclus sans le savoir, afin qu’ils puissent entreprendre ou emprunter, obtenir des titres de propriétés, affronter les administrations qui font peur.

    Le nec plus ultra du micro-crédit, c’est lorsqu’il peut avoir un impact environnemental, non pas grâce à de beaux discours écologiques mais par une motivation économique. L’achat de panneaux solaires permet l’accès à une électricité gratuite. Au lieu d’acheter de vieux moteurs polluants, on peut promouvoir l’achat de moteurs neufs.

     Le but du micro-crédit : que les gens s’en sortent assez pour avoir recours au crédit classique. Mais il n’est pas une réponse pour ceux qui meurent de faim et n’ont plus envie de se battre. Alors interviennent d’autres ONG, pas celles qui prêtent, mais celles qui donnent…

    http://pourunmondequichange.com

  • La recherche de l’excellence

     

    en français Le prix de l'excellence : leçons des meilleures compagnies américaines  Par Thomas J. Peters et Robert H. Waterman Jr.

    Ce best-seller datant des années 80 est plus que jamais d’actualité.

    L’excellence naît de la rencontre d’une philosophie de valeurs et d’hommes à la recherche de motivation.

    Les entreprises qui perdurent ont une mythologie avec de belles histoires et des héros, et des valeurs comme le culte de la qualité ou la satisfaction du client qui font leur réputation.

    La ressource humaine : Pour motiver l’homme, il faut être conscient de ses contradictions. En effet,

    Nous réclamons avec une égale véhémence à la fois la sécurité et l’auto-détermination.

    Et nous sommes en quête d’un but à poursuivre, de quelque chose dont nous soyons fiers.

    D’où l’importance du renforcement positif, être reconnu, être traité en adulte, qu’on nous fasse confiance, qu’on nous dise la vérité, être informé, surtout ETRE ECOUTE, et nous avons en plus besoin de renforcement positif (récompenses, remerciements, chèques, médailles, ovations), et pas seulement une fois de temps en temps. Pour cela, les objectifs doivent pouvoir être atteints par la majorité.

    Par exemple, l’employé récompensé pour avoir bien traité des clients va se mettre en quête de clients à bien traiter.

    Les dirigeants de ces compagnies ont la caractéristique d’être des leaders, c'est-à-dire plutôt que des chefs, des coachs, des mentors, qui vont entraîner les autres vers les sommets. Ils pratiquent la politique de la porte ouverte, savent ECOUTER, socialisent leurs managers en leur faisant mettre la main à la pâte, ils les font sortir de leurs bureaux, mélangent les gens, et leur style de management est péripatétique.

    Ils rejettent la paperasse et tout mémo de plus d’une page.

    Ils favorisent une communication d’une intensité extraordinaire, grâce à des tableaux partout, les réunions sont permanentes, impromptues, sans ordre du jour ni compte-rendu. S’il est possible de feindre lorsqu’on est en face de ses chefs, c’est beaucoup moins susceptible de se produire lorsqu’on est en face de ses pairs.

    Le principe : tu ne tueras pas une idée dans l’œuf ! est appliqué, mais ces gens-là savent qu’une idée n’est rien sans l’expérimentation. Une idée qui n’a pas trouvé son champion a toutes les chances d’être perdue. D’où l’importance des champions, des génies un peu fous, caractériels, qui ne rentrent pas dans la norme, et dont l’existence est possible grâce à une certaine souplesse d’organisation. Et parce que les managers sont d’anciens champions, ils protègent les champions.

    Plutôt qu’une longue réflexion, rien ne vaut un petit brin d’action, qui est économique, au prix du temps auquel sont payées les personnes. Et pour cela, il faut

    communiquer sur la possibilité, et la nécessité, de faire des erreurs pour pouvoir avancer.

    Enfin, le succès implique que les personnes qui peuvent prendre les bonnes décisions, c'est-à-dire les seniors, soient suffisamment disponibles pour cela. Et c'est sans doute là que le bas blesse, de plus en plus, depuis les années 80, parce que la complexité fait que les leaders sont de plus en plus débordés !

    Donc, si vous voulez être un vrai leader, il faut éviter à tout prix d'être débordé !

  • Transformer des pierres en écoles (Stones into schools)

    Cette épopée est la suite du best-seller "Trois tasses de thé" de Greg Mortenson (Penguin Books)

    Construire des écoles en commençant dans les coins les plus reculés et oubliés est le moyen par lequel Greg Mortenson, Sarfraz Khan, Wakil Karimi et les donateurs américains ordinaires du Central Asia Institute (CAI) luttent contre la pauvreté, le désespoir et le fanatisme.

    Ils créent en Afghanistan des écoles de filles, chacune d'elle avec un terrain de jeu et de solides bureaux,  alignées sur un arc tendu entre Bozai Gumbaz, l'endroit le plus isolé du monde dans le corridor du Wakhan, et pointé vers le village du Mollah Omar, l'inspirateur religieux des talibans.

    En 1999, un groupe de quatorze cavaliers kirghizes ont franchi la frontière pakistano-afghane par le col d'Irshad à 4977 mètres d'altitude pour demander à Mortenson de les aider à construire une école. Leur chef le commandhan Abdul Rachid Khan, avait envisagé l'éducation comme un dernier espoir pour ses nomades kirghizes emprisonnés dans ce toit du monde par la fermeture de la frontière chinoise, oubliés des politiciens de Kaboul, privés de tout soin médical, mourrant de faim et dévastés par l'addiction importée à l'opium.

    250px-Wakhan.png(Image Wikipedia)

    Dix ans après, alors qu'Abdul Rachid Khan est mourant, il se lève pour demander à ses gens un dernier effort pour finir de construire l'école de Bozai Gumbaz avant que la neige n'ait gelé le plateau.

    Ainsi les mêmes personnes qui étaient parmi les plus négligés d'entre nous... ont achevé de tenir la promesse qu'on leur avait faite en finissant leur école avec leurs propres mains.