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Morceaux de bravoure

  • Au blogueur disparu

    Il est des personnages dont le souvenir est marquant même si on les a très peu côtoyés.

    JCM est l'un de ceux là. Je l'ai rencontré lors du premier séminaire freemen. Dans nos échanges qui précédèrent, le leitmotiv de JCM était "Il faut réfléchir avant d'agir" et le mien était qu'il est urgent d'agir. Je l'imaginais en costume cravatte, et lorsque je l'ai rencontré il revenait de la pêche et ressemblait plutôt à un rescapé d'une île déserte avec sa maigreur, sa longue barbe et ses cheveux longs.

    Celui qui se disait "jean-foutre auto-proclamé", est un autodidacte à la culture encyclopédique, amateur de papillons comme ceux rencontrés sur la terrasse de Montagenet, de levers de soleil sur le Puy Mary, grand consommateur de spirulline et de France Culture, et pessimiste quant à l'avenir du monde.

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    JCM est l'auteur de deux sites internet Activart et Géoclic. Ces sites ne seront plus alimentés puisque leur auteur est  mort d'un cancer en mars 2013 et disparaîtront probablement du net dans un délais variable. Ils contiennent une mine de renseignements très précis sur de très nombreux sujets écologiques et politiques.

    JCM tu es le premier des freemen à disparaître. Mais ton souvenir est bien vivant et tu nous manques déjà.

  • Bientôt votre haiku sur T-shirt en coton bio équitable

    Surveillez le lancement de la nouvelle collection de Le temps est doux, une société qui imprime en série limitée des textes sur T-shirts en coton bio.

    Le haiku en français est un petit poème de 3 vers (tercet). Les vers sont respectivement de 5, 7 et 5 pieds. Il existe de plus la règle du kigo qui implique que le haiku doit contenir un mot caractéristique de la saison en cours. La jeune héroïne de L'élégance du Hérisson écrit ses haikus en japonais dans le texte. J'ai découvert le mot sur la planète Wordpress, un monde d'informaticiens qui programment des plateformes de blogs. Chaque blog a un thème (mise en page) et les éditeurs de thèmes Wordpress (commerciaux !) sont invités à les définir grâce à un haiku.

    Alors, devoir de vacances, se trouver un haiku pour se définir, se présenter sur les forums, l'arborer sur sa poitrine.

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    Les T-shirts de Le temps est doux… sont doux parce qu'ils sont confectionnés avec un coton péruvien de qualité supérieure, Tanguis.

    COTON BIO ET COMMERCE ÉQUITABLE

    La culture du coton représente 2,4% de la surface agricole de la planète et consomme 25 % des pesticides utilisés dans le monde. Dans les pays pauvres du Sud, 43 millions d'adultes et d'enfants travaillent pour les pays riches du Nord dans des zones franches d'exportation (zones non réglementées) vouées notamment à l'industrie du textile.

    Les règles du commerce équitable garantissent un salaire minimum à chaque ouvrier avec des conditions de travail décentes. Le temps est doux a choisi un hébergeur pour son site internet qui se préoccupe de développement durable en réduisant sa consommation électrique et en recyclant son matériel (Icodia).

    Enfin l'impression se fait avec des encres non toxiques et les emballages sont entièrement recyclables.

  • Changement d'identité pour Nicolas Sarkozy

    Nicolas Sarkozy envisagerait de franciser son patronyme pour "Premier".

     

     

  • La loi des ciseaux grégaires

    Vous connaissiez tous la loi de Murphy selon laquelle la tartine retombe toujours sur la face beurrée, le principe de Peter selon lequel l'ascension sociale s'arrête au niveau d'incompétence de la personne qui monte, eh bien aviez vous remarqué ce phénomène étonnant  ?

    Les ciseaux sont grégaires.

    Je m'explique : parfois, il est impossible de trouver la moindre paire de ciseaux dans l'appartement. C'est d'ailleurs un sujet de dispute : "Tu me caches les ciseaux, c'est dégueulasse !".

    Eh bien, il suffit de retrouver une paire  pour voir des ciseaux réapparaître de partout. J'ai constaté cela aussi dans mon environnement professionnel.

    La morale de tout ceci : il n'y en a pas, ce n'était pas une note sérieuse. Mais je vais essayer quand même :

    - qui se ressemble s'assemble ?

    - à deux on n'est déjà plus seul ?

    - il suffit d'un freemen pour que d'autres se lèvent ?

  • Mots-clé pour une chanson Super-glue

    S'engager, Lutter

    Contre tous les intégrismes

    Emotion, Passion, Révolution,

    Construction

    D'un nouveau communisme :

    Liberté, Fraternité, Solidarité, Humanité,

    Poésie, La Beauté des mots en té

    Dépit faisant place à une Utopie

    Possible : Décroissance, Justice,  Egalité

    Education, Explication,

    Le Courage du Partage

    Enthousiaste,

    Avec tous les déshérités

    Qui traversent des Gibraltar à la nage

    En rêvant de nos prisons dorées

    Et de nos Slim Fast,

    Abattre les palissades

    En train de se fissurer

    Où les nantis, les riches, les puissants, les chanceux

    Se barricadent

    Participation,

    Inventer un monde meilleur

    Pour le troupeau aveugle qui se meurt

    De payer l'impot à la Française des Jeux.

  • Internet Romance - 38b-

    Rebondissement de dernière minute :

    FIN

  • Internet Romance -37b-

    Elle m’a bien baratiné, la salope !
    Ce n’est que grâce à la messagerie de Louise, que j’avais pu reconstituer les véritables sentiments de Mary-Ann à mon égard. Dans nos rencontres à Sydney, elle avait montré la plus grande douceur, une infinie compréhension, de la bonté, de la grandeur d’âme, de la tendresse… Ah, elle avait bien joué sur le piano des sentiments ! … dans le seul but de me faire reprendre l’avion pour la France au plus tôt. C’était très clair dans ses messages à Louise. Elle m’avait fait croire que seule la maternité la détachait de moi. Qu’il lui fallait permettre à l’enfant de vivre avec son père biologique. Que Tom paraissait heureux de cette future naissance, qu’il avait commencé à s’attacher à l’enfant à naître. Que la Science Chrétienne réprouvait les partenaires sexuels multiples.

    Comment a-t-elle réussi à se faire mettre en cloque ? Cette question me taraudait.

    Le Tom, il n’en voulait pas au départ, de ce mouflet ! Est-ce qu’elle feignait l’extase avec lui aussi, pour en finir plus vite ? S’était-elle confessée à son gourou de la Science Chrétienne ? Celui qui d’après elle, l’avait encouragée à annuler le mariage.
    D’ailleurs, était-elle vraiment enceinte ?

    « Mesdames Messieurs, veuillez attacher vos ceintures, nous traversons une zone de turbulences »

    Ce qui me foutait vraiment le plus en rogne, c’était la façon dont elle m’avait décrit à Louise, et la manière haineuse dont elle avait parlé de moi, de mon espionnage, de la peur que je lui inspirais. Pendant tout ce temps où elle me disait des mots presque tendres pour m’amadouer, elle me craignait et me haïssait.
    C’est sûr, le chauffeur de taxi de Sydney saurait où se procurer une arme.
    Avant mon départ, j’ai envoyé un e-mail à Louise.
    Tiens voilà la crise de tachycardie qui surgit. Mais pourquoi j’ai mal tout à coup, pourquoi ça serre dans la poitrine. Je voudrais crier, attirer l’attention de l’hôtesse, mais aucun son ne sort de ma bouche. Pourquoi l’hôtesse ne me regarde-t-elle pas ? Il suffirait d’attraper les médicaments qui sont dans mon bagage à main là-haut. Et cette maudite ceinture qui ne veut pas s’ouvrir…

    L'histoire depuis le début

  • Internet Romance -36b-

    J’ai vite réussi à me lier d’amitié avec un chauffeur de taxi qui habitait dans le même gourbi que moi. Il semblait impliqué dans quelques activités louches et j’appris qu’il vivait clandestinement en Australie.
    C’est grâce à lui et à son taxi qui n’avait rien à envier à ma vieille R5 que je pus suivre Mary-Ann dans ses déplacements, localiser Tom, passer de longues heures derrière la haie de sa maison, observer les enfants jouer, et Tom et Mary-Ann échanger quelques baisers. Je n’en étais pas malheureux, au contraire.
    Au bout de dix jours, je tombais nez à nez avec Mary-Ann, rentrée plus tôt que d’habitude. Je sursautai malgré mon déguisement, et marquai un temps d’arrêt. Elle me regarda longuement, droit dans les yeux et son visage exprima successivement la surprise, la peur, la colère.
    Le soir, je ne pus m’empêcher de l’appeler au téléphone.
    « Nico, je sais que tu es là, rencontrons-nous pour en parler.», dit-elle.
    C’est ainsi que pendant les derniers jours qui précédaient mon vol retour, nous nous sommes vus pendant de longues heures, et que j’ai pu exorciser ma colère, ma haine, mon amour, mon sentiment d’abandon. Cela se passait dans des lieux publics et elle me demandait de la laisser partir bien avant moi, ce à quoi j’obtempérais. Elle avait mis comme condition à nos rencontres que je cesse de l’espionner, et j’y étais parvenu, en espionnant à la place Tom, les parents, les enfants, bref tous ceux qui me parlaient un peu d’elle. Elle parvint à me rendre une certaine sérénité et je pus reprendre l’avion pour Lyon-Satolas.

    L'histoire depuis le début

  • Internet Romance -35b-

    Vers la fin de la dernière journée passée à Sydney avec Mary-Ann, c’était comme si les effets de l’anesthésie s’étaient dissipés peu à peu. La relative indifférence digne dans laquelle je me trouvais avait progressivement fait place à une colère et une indignation qui me faisaient trembler. J’eus du mal à me maîtriser jusqu’au bout, mais déjà je ne m’appartenais plus. Je n’étais plus responsable de mes actes. J’étais fou. Fou d’amour et trahi. Je ne savais qu’une chose, c’était que je ne pouvais pas partir comme ça, pas m’éloigner à tout jamais de Mary-Ann. Il me fallait encore la revoir, chercher à comprendre, voir Tom, ses enfants, ses parents, son lieu de travail, son église.
    Je louai une chambre minable dans le plus bas quartier de Sydney, dans un hôtel de passe, non loin du port.
    Dès le lendemain, j’achetai une perruque, je rasai mon collier de barbe, et je commençai à pister la belle.
    Pendant toute une semaine, j’ai réussi à l’espionner sans qu’elle me voie. Je me glissais le matin dans le hall de l’immeuble d’en face, et je guettais son départ. Les premiers jours, j’eus de la chance, elle n’avait fait que quelques courses dans le quartier et je pouvais me délecter de sa chevelure lumineuse. Une fois, j’ai attendu son retour jusqu’au soir. Elle avait dû passer la journée avec Tom, ou bien avec ses parents. Mais j’étais si heureux de l’apercevoir, cela me suffisait. Je le jure, je n’ai pas bu un seul verre d’alcool pendant toute cette période.
    Les voisins ont dû se poser des questions sur ce clochard drapé dans un imperméable.
    Le soir, par contre, je ruminais des plans de vengeance. Tous les soirs, j’appelais chez elle, je laissais sonner jusqu’à ce que j’entende sa voix angoissée. Cela me calmait.

    L'histoire depuis le début