15/05/2007

Changement d'identité pour Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy envisagerait de franciser son patronyme pour "Premier".

 

 

12/03/2006

La loi des ciseaux grégaires

Vous connaissiez tous la loi de Murphy selon laquelle la tartine retombe toujours sur la face beurrée, le principe de Peter selon lequel l'ascension sociale s'arrête au niveau d'incompétence de la personne qui monte, eh bien aviez vous remarqué ce phénomène étonnant  ?

Les ciseaux sont grégaires.

Je m'explique : parfois, il est impossible de trouver la moindre paire de ciseaux dans l'appartement. C'est d'ailleurs un sujet de dispute : "Tu me caches les ciseaux, c'est dégueulasse !".

Eh bien, il suffit de retrouver une paire  pour voir des ciseaux réapparaître de partout. J'ai constaté cela aussi dans mon environnement professionnel.

La morale de tout ceci : il n'y en a pas, ce n'était pas une note sérieuse. Mais je vais essayer quand même :

- qui se ressemble s'assemble ?

- à deux on n'est déjà plus seul ?

- il suffit d'un freemen pour que d'autres se lèvent ?

05/02/2006

Même pas de risque d'être damnée...

medium_mahomet.jpg

22/01/2006

Mots-clé pour une chanson Super-glue

S'engager, Lutter

Contre tous les intégrismes

Emotion, Passion, Révolution,

Construction

D'un nouveau communisme :

Liberté, Fraternité, Solidarité, Humanité,

Poésie, La Beauté des mots en té

Dépit faisant place à une Utopie

Possible : Décroissance, Justice,  Egalité

Education, Explication,

Le Courage du Partage

Enthousiaste,

Avec tous les déshérités

Qui traversent des Gibraltar à la nage

En rêvant de nos prisons dorées

Et de nos Slim Fast,

Abattre les palissades

En train de se fissurer

Où les nantis, les riches, les puissants, les chanceux

Se barricadent

Participation,

Inventer un monde meilleur

Pour le troupeau aveugle qui se meurt

De payer l'impot à la Française des Jeux.

07/09/2005

Internet Romance - 38b-

Rebondissement de dernière minute :

FIN

04/09/2005

Internet Romance -37b-

Elle m’a bien baratiné, la salope !
Ce n’est que grâce à la messagerie de Louise, que j’avais pu reconstituer les véritables sentiments de Mary-Ann à mon égard. Dans nos rencontres à Sydney, elle avait montré la plus grande douceur, une infinie compréhension, de la bonté, de la grandeur d’âme, de la tendresse… Ah, elle avait bien joué sur le piano des sentiments ! … dans le seul but de me faire reprendre l’avion pour la France au plus tôt. C’était très clair dans ses messages à Louise. Elle m’avait fait croire que seule la maternité la détachait de moi. Qu’il lui fallait permettre à l’enfant de vivre avec son père biologique. Que Tom paraissait heureux de cette future naissance, qu’il avait commencé à s’attacher à l’enfant à naître. Que la Science Chrétienne réprouvait les partenaires sexuels multiples.

Comment a-t-elle réussi à se faire mettre en cloque ? Cette question me taraudait.

Le Tom, il n’en voulait pas au départ, de ce mouflet ! Est-ce qu’elle feignait l’extase avec lui aussi, pour en finir plus vite ? S’était-elle confessée à son gourou de la Science Chrétienne ? Celui qui d’après elle, l’avait encouragée à annuler le mariage.
D’ailleurs, était-elle vraiment enceinte ?

« Mesdames Messieurs, veuillez attacher vos ceintures, nous traversons une zone de turbulences »

Ce qui me foutait vraiment le plus en rogne, c’était la façon dont elle m’avait décrit à Louise, et la manière haineuse dont elle avait parlé de moi, de mon espionnage, de la peur que je lui inspirais. Pendant tout ce temps où elle me disait des mots presque tendres pour m’amadouer, elle me craignait et me haïssait.
C’est sûr, le chauffeur de taxi de Sydney saurait où se procurer une arme.
Avant mon départ, j’ai envoyé un e-mail à Louise.
Tiens voilà la crise de tachycardie qui surgit. Mais pourquoi j’ai mal tout à coup, pourquoi ça serre dans la poitrine. Je voudrais crier, attirer l’attention de l’hôtesse, mais aucun son ne sort de ma bouche. Pourquoi l’hôtesse ne me regarde-t-elle pas ? Il suffirait d’attraper les médicaments qui sont dans mon bagage à main là-haut. Et cette maudite ceinture qui ne veut pas s’ouvrir…

L'histoire depuis le début

03/09/2005

Internet Romance -36b-

J’ai vite réussi à me lier d’amitié avec un chauffeur de taxi qui habitait dans le même gourbi que moi. Il semblait impliqué dans quelques activités louches et j’appris qu’il vivait clandestinement en Australie.
C’est grâce à lui et à son taxi qui n’avait rien à envier à ma vieille R5 que je pus suivre Mary-Ann dans ses déplacements, localiser Tom, passer de longues heures derrière la haie de sa maison, observer les enfants jouer, et Tom et Mary-Ann échanger quelques baisers. Je n’en étais pas malheureux, au contraire.
Au bout de dix jours, je tombais nez à nez avec Mary-Ann, rentrée plus tôt que d’habitude. Je sursautai malgré mon déguisement, et marquai un temps d’arrêt. Elle me regarda longuement, droit dans les yeux et son visage exprima successivement la surprise, la peur, la colère.
Le soir, je ne pus m’empêcher de l’appeler au téléphone.
« Nico, je sais que tu es là, rencontrons-nous pour en parler.», dit-elle.
C’est ainsi que pendant les derniers jours qui précédaient mon vol retour, nous nous sommes vus pendant de longues heures, et que j’ai pu exorciser ma colère, ma haine, mon amour, mon sentiment d’abandon. Cela se passait dans des lieux publics et elle me demandait de la laisser partir bien avant moi, ce à quoi j’obtempérais. Elle avait mis comme condition à nos rencontres que je cesse de l’espionner, et j’y étais parvenu, en espionnant à la place Tom, les parents, les enfants, bref tous ceux qui me parlaient un peu d’elle. Elle parvint à me rendre une certaine sérénité et je pus reprendre l’avion pour Lyon-Satolas.

L'histoire depuis le début

02/09/2005

Internet Romance -35b-

Vers la fin de la dernière journée passée à Sydney avec Mary-Ann, c’était comme si les effets de l’anesthésie s’étaient dissipés peu à peu. La relative indifférence digne dans laquelle je me trouvais avait progressivement fait place à une colère et une indignation qui me faisaient trembler. J’eus du mal à me maîtriser jusqu’au bout, mais déjà je ne m’appartenais plus. Je n’étais plus responsable de mes actes. J’étais fou. Fou d’amour et trahi. Je ne savais qu’une chose, c’était que je ne pouvais pas partir comme ça, pas m’éloigner à tout jamais de Mary-Ann. Il me fallait encore la revoir, chercher à comprendre, voir Tom, ses enfants, ses parents, son lieu de travail, son église.
Je louai une chambre minable dans le plus bas quartier de Sydney, dans un hôtel de passe, non loin du port.
Dès le lendemain, j’achetai une perruque, je rasai mon collier de barbe, et je commençai à pister la belle.
Pendant toute une semaine, j’ai réussi à l’espionner sans qu’elle me voie. Je me glissais le matin dans le hall de l’immeuble d’en face, et je guettais son départ. Les premiers jours, j’eus de la chance, elle n’avait fait que quelques courses dans le quartier et je pouvais me délecter de sa chevelure lumineuse. Une fois, j’ai attendu son retour jusqu’au soir. Elle avait dû passer la journée avec Tom, ou bien avec ses parents. Mais j’étais si heureux de l’apercevoir, cela me suffisait. Je le jure, je n’ai pas bu un seul verre d’alcool pendant toute cette période.
Les voisins ont dû se poser des questions sur ce clochard drapé dans un imperméable.
Le soir, par contre, je ruminais des plans de vengeance. Tous les soirs, j’appelais chez elle, je laissais sonner jusqu’à ce que j’entende sa voix angoissée. Cela me calmait.

L'histoire depuis le début

01/09/2005

Internet Romance -34b-

Dans le Paris-Sydney, je repensais à un commentaire de Dilettante qui disait : « tu sembles bien le connaître, ce Nico. »
Et je me demandais à quel moment avouer au lecteur la supercherie.
Eh oui, ami lecteur, si cette histoire m’a autant passionné, c’est parce qu’elle me touchait directement. Car Nico, c’est moi, ou plutôt je suis Nico. Il n’y a jamais eu de directeur de l’équipe scientifique. Si j’ai inventé ce personnage, c’était dans un but purement littéraire au début. Les écrivains savent bien la grande part autobiographique présente dans toute œuvre. Or je n’ai jamais su parler de moi-même, il me fallait mettre une certaine distanciation entre l’auteur et son personnage. Ce faisant j’ai failli à une règle non écrite qui veut que dans la narration à la première personne, on ne triche pas avec le lecteur.
Si je te fais cet aveu aujourd’hui, au mépris de toute cohérence littéraire, c’est parce qu’il me faut avouer une préméditation, un crime, qui s’est achevé à l’hôpital de Sydney. Je ne peux plus me taire, et l’aveu est la seule solution, comme dans Crime et Châtiment.

Il va de soi que je n’ai pas eu besoin de pirater la messagerie de Nico, mais j’ai dû mettre en œuvre mes talents de hacker pour percer celle de Louise. Cela m’a pris toute la nuit. Un surdoué comme moi, affligé d’une timidité maladive, et de réels problèmes avec les femmes, est généralement très intuitif sur les allusions et les réflexions le concernant. Or dans le cas Mary-Ann, je n’avais rien deviné. Ma rage n’a fait que croître en découvrant sa tricherie. Ainsi tout dans son comportement était faux, depuis la première minute où elle m’avait vu. Elle n’avait fait que jouer la comédie ! Comment peut-on être bourré de préjugés à ce point ? Comment peut-on juger les gens d’après leur tête ?

Il est vrai que, pour ceux qui ne me connaissent pas, mon visage a quelque chose d’indéfinissable et c’est pour cela que je porte la barbe. Je ressemble un peu à un écrivain contemporain controversé et très riche, si vous voyez le genre.

L'histoire depuis le début

31/08/2005

Internet Romance -33b-

Mary-Ann s’était d’abord dit qu’elle repartirait le lendemain, qu’elle trouverait un prétexte. Mais très vite, elle s’était rendu compte que ce n’était pas possible. Nico était bien trop accroché. Et surtout bien trop heureux. Chaque matin, elle cherchait en elle le courage de rompre, et chaque soir ses actes prouvaient le contraire à un Nico amoureux. Elle se reprochait alors ses préjugés et tâchait de les effacer en redoublant de prévenances amoureuses. D’un certain côté, le voyage en Europe était fabuleux, Nico était si généreux. La journée, elle était épatée par ce gentil garçon, et il elle arrivait à se convaincre que la vie avec lui était possible. Et puis si elle avait un enfant, il devrait bien vivre avec son père. C’est ainsi que presque malgré elle, mais pour des raisons logiques, elle avait fini par accepter le mariage.
Elle avait raconté tout cela avec force détails à Louise. Les confidences concernaient aussi le soir et Mary-Ann parlait aussi de ses déceptions avec Nico au lit. Rien à voir avec les ébats qu’elle connaissait avec Tom. Mais elle n’osait rien lui dire. Elle supportait sans mot dire l’expression d’une sexualité qu’elle devinait très perturbée. Ce n’était d’ailleurs pas le seul domaine dont elle se plaignait. Elle disait sa honte de devoir voyager dans cette R5 minable, de traîner ce plouc avec elle, car dans les grands restaurants, Nico n’était vraiment pas à la hauteur. Plus le temps passait et plus elle décrivait impitoyablement ses habitudes de vieux garçon.

J’avais copié tous les fichiers et je les relisais chez moi, de plus en plus perplexe. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi dans ces conditions avoir accepté le mariage, démissionné de TKN ? Pourquoi avoir menti pendant tout ce temps, caché ses sentiments contradictoires ? Le désir d’enfant à lui seul pouvait-il expliquer cela ?

Tandis que je lisais et relisais les messages de Mary-Ann, j’étais de plus en plus en colère contre la belle australienne que je ne trouvais plus belle du tout. Je décidai de me mettre à la recherche d’un Paris-Sydney, à bas prix car mes finances n’étaient guère brillantes.

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