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Solidarité

  • Transformer des pierres en écoles (Stones into schools)

    Cette épopée est la suite du best-seller "Trois tasses de thé" de Greg Mortenson (Penguin Books)

    Construire des écoles en commençant dans les coins les plus reculés et oubliés est le moyen par lequel Greg Mortenson, Sarfraz Khan, Wakil Karimi et les donateurs américains ordinaires du Central Asia Institute (CAI) luttent contre la pauvreté, le désespoir et le fanatisme.

    Ils créent en Afghanistan des écoles de filles, chacune d'elle avec un terrain de jeu et de solides bureaux,  alignées sur un arc tendu entre Bozai Gumbaz, l'endroit le plus isolé du monde dans le corridor du Wakhan, et pointé vers le village du Mollah Omar, l'inspirateur religieux des talibans.

    En 1999, un groupe de quatorze cavaliers kirghizes ont franchi la frontière pakistano-afghane par le col d'Irshad à 4977 mètres d'altitude pour demander à Mortenson de les aider à construire une école. Leur chef le commandhan Abdul Rachid Khan, avait envisagé l'éducation comme un dernier espoir pour ses nomades kirghizes emprisonnés dans ce toit du monde par la fermeture de la frontière chinoise, oubliés des politiciens de Kaboul, privés de tout soin médical, mourrant de faim et dévastés par l'addiction importée à l'opium.

    250px-Wakhan.png(Image Wikipedia)

    Dix ans après, alors qu'Abdul Rachid Khan est mourant, il se lève pour demander à ses gens un dernier effort pour finir de construire l'école de Bozai Gumbaz avant que la neige n'ait gelé le plateau.

    Ainsi les mêmes personnes qui étaient parmi les plus négligés d'entre nous... ont achevé de tenir la promesse qu'on leur avait faite en finissant leur école avec leurs propres mains.

     

  • Les chantiers de l'écologie sociale

    Le désespoir d'une société se mesure à son attrait pour les jeux de hasard. Ne pas croire que l'on peut s'en sortir seul, croire au Père Noël. En 2005, le montant racketté - pardon on dit chiffre d'affaires - par la Française des Jeux (spécialisé dans le prélèvement direct au porte-monnaie des plus pauvres) est de 9 milliards d'euros. Comme le dit une assistante sociale dans une ZUP, de plus en plus nombreux sont ceux qui s'endettent pour jouer. Ceux qui n'ont pas d'espoir sont également accro à des drogues qu'ils n'ont pas les moyens de s'offrir.  Fumer deux paquets de cigarettes par jour coûte deux tiers du RMI, à moins de se tourner vers des succédanés à rouler, encore pires pour la santé. 

    Une publicité récente pour un écran plat à 800 euros (799) "L'envie est belle" - illustre à quel point des biens de consommation inutiles et synonymes de luxe : écran plat, cosmétique, téléphone portable dernier cri sont offerts à la convoitise de ceux qui, ne pouvant se le permettre, s'offrent cette folie.  

    Le plongeon dans le surendettement est encouragé par les crédits-revolving-jamais-remboursables-à-vie (payables à vie) et les offres mirobolantes de crédit, encore présentées comme des cadeaux malgré la loi, où le taux d'appel à 3% ne concerne que 16 000 euros sur 24 mois (cas réel). J'ai lu dans Marianne qu'une tentative de réglementation de ces pratiques avait subi le veto des compagnies de grande distribution, proches du pouvoir.

    C'est à ce double racket des jeux de hasard et des offres de crédit qu'il conviendrait de s'attaquer en tout premier lieu. Le passage des crédits revolving de 17% à 3% permettrait à qui les utilise de rembourser à terme la dette au lieu de ne payer que les intérêts à vie.

    Ce qui n'empêchera pas le surendetté de retourner à ses voyantes, à ses horoscopes, à ses ventes tupperware, à ses bijoux fantaisie, peut-être pour vivre le frisson de dépenser aussi. Toute une économie gravite autour du marché de la désespérance. 

    "On ne peut aller vers la décroissance sans avoir joui - un moment - de la croissance.

  • Des nouvelles du café zapatiste

    medium_cafe.jpgNous avons remis les bénéfices de la vente du café de l'an dernier à trois des 5 régions zapatistes (6500 euros à chacune). Les 2 autres le recevront en juillet car ils n'étaient pas possible d'emmener plus d'argent.

    La récolte cette année est assez basse, à la fois pour des raisons climatiques et car la production des caféiers varie d'une année sur l'autre. Il a de plus été difficile dans certaines régions de rassembler les sacs de café venant des diverses communautés du fait d'une recrudescence de l'activité des groupes paramilitaires dont nous reparlerons après.

    Le café de la coopérative MutVitz pour lequel certains d'entre vous ont souscrit a été rassemblé et est prêt à être expédié. Il devrait partir du port de Vera Cruz dans le cours du mois d'avril (le 18 si tout va bien). Comme prévu nous pensons pouvoir vous le distribuer dans le courant du mois de juin. Nous vous tiendrons bien sur au courant de l'arrivée du café.

    Comme nous vous le disions nous avons constaté au cours de ce voyage une très forte recrudescence de l'activité des groupes paramilitaires. Entrainés et équipés en armes par le gouvernement fédéral, ils font pression physiquement (cultures détruites, bétails tués, interdiction d'accéder aux terres, menaces et agressions physiques...) sur les communautés zapatistes pour les forcer à quitter leurs terres.

    Les communautés zapatistes sont déterminées à rester sur les terres qu'elles cultivent (elles n'ont de toute façon pas ailleurs ou aller) et à résister autant que possible par la voie pacifique en évitant tout affrontement violent. Mais le risque d'un embrasement est bien réel et toutes les personnes que nous avons rencontré là-bas sont très inquiètes.

    Un texte a été écrit pour dénoncer ces agressions et les collusions entre les groupes paramilitaires et le gouvernement fédéral. Nous vous le mettons ci dessous et en fichier joint ainsi que les coordonnées de l'ambassade et du consulat mexicain en vous proposant de le leur envoyer (libre à vous bien sur d'envoyer un texte différent). Cela afin de témoigner d'un soutien et d'une solidarité internationale avec les communautés zapatistes. Même si ce type d'action n'a qu'une portée de type limité, il nous semble utile et important de faire savoir aux autorités mexicaines que des gens ici connaissent la situation au Chiapas et s'en préoccupent.

    Cela sera pour nous la première manière de répondre à l'appel lancé par les zapatistes le dimanche 25 mars pour une Campagne mondiale pour la défense des terres et des territoires indigènes et paysans, autonomes, du Chiapas, du Mexique et du monde

    Vous trouverez ci dessous le lien qui permet de lire en entier cet appel auquel nous nous joignons:

    http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=467

    Nous vous tiendrons bien sur au courant des autres actions que nous lancerons

    A bientôt

    Solidairement

    Jennifer, Marie, François et Jacques pour Echanges Solidaires

  • Groupes Dix pour Un

    medium_logoEmmaus.gifEn 2004, j'ai lu le livre "Manifeste contre la pauvreté" écrit par le président d'Emmaüs. Ce livre proposait la mise en place de Groupes Dix Pour Un, une idée qui m'a séduite. Malheureusement, je n'ai eu aucune réponse à mes emails sur le site d'Emmaüs, cas typique du site fait par des professionnels. Passons. J'ai imprimé des logos autocollants à coller sur sa boite aux lettres et sur les pare-brises et je suis allée en glisser subrepticement dans les livres en vente. A cette occasion, j'ai appris d'une libraire que le livre n'avais pas eu de succès.

    J'ai tâché (en vain) de promouvoir l'idée Dix pour Un dans le site Enviedagir. L'idée que je proposais était le "parrainage" actif, d'un surendetté. Le groupe prêtait au surendetté à un taux faible, ce qui lui permettait de rembourser sa dette aux usuriers (les organismes et les grandes surfaces proposant des crédits revolving) au lieu de payer à vie. Le groupe constituait progressivement une cagnotte qui garantissait le remboursement de chacun des membres. L'opération était baptisée dans l'esprit Emmaüs, "Récupération de cartes de crédit", puisqu'on en profitait pour détruire la carte du grand magasin coupable. L'invention de la tirelire virtuelle a découlé tout naturellement de la nécessité de tenir les comptes de ces opérations. Restait encore à trouver le surendetté idéal. Parmi ceux que je connais, l'un d'eux est persuadé qu'il mourra bientôt et qu'il a tout intérêt à ne léguer que des dettes, et l'autre est une grande cliente des voyantes et guérisseurs de tous genres. Le troisième est banquier.

    C'était un hommage à l'Abbé Pierre dont je brigue l'espérance de vie, et qui est l'inspirateur lointain de ce blog.

    Petite annonce : donne autocollants Dix pour Un Emmaüs France, jamais servi 

  • 80 hommes (VII- Cristallins pour tous)

    Imaginez un hôpital où la plupart des patients ne paient pas l'intervention, où les plus aisés paient pour les autres (et ce n'est pas sponsorisé par Mickey Mouse)... sans que personne ne vérifie les revenus des patients !

    Le marché mondial de la cataracte est de l'ordre de 40 millions de personnes. L'opacification du cristallin cause la cécité, qui peut être facilement guérie en remplaçant le cristallin par une lentille artificielle.

    Le Dr. Govindappa Venkastaswamy (Dr. V pour les intimes), a fondé l'hôpital Aravind, spécialisé dans ce type d'intervention, qui est devenu un centre d'expertise mondial dans le domaine de la chirurgie ophtalmique. Il a aussi réussi grâce à la société Aurolab, à faire fabriquer sur place les lentilles pour seulement 10 dollars pièce, alors qu'il fallait compter auparavant 15 à 30 fois plus.

    Plus d'un million de patients ont été opérés avec succès. Le Dr. V. s'attaque désormais au problème de la surdité, un "marché" de 250 millions de cas dans les pays en voie de développement.

    On imagine sans mal le concept appliqué à la thérapie anti-VIH en Afrique ou à la lutte contre le paludisme...

    Source : 80 hommes pour sauver le monde, Editions JC Lattès, que je vous recommande bien sûr de lire de bout en bout.

  • 80 hommes (VI- micro-crédit)

    Muhammad Yunus a identifié une des causes de la pauvreté : le coût prohibitif du capital.

    Une marchande des rues qui emprunte le matin un euro à un usurier pour acheter les fruits qu'elle revend, et doit reverser le soir même 20% d'interêt (les 4/5 de son bénéfice), ne pourra jamais sortir de sa condition.

    A moins qu'on lui prête à un taux décent la petite somme dont elle a besoin pour constituer son fonds de commerce.

    La Grameen Bank, créée voilà déjà 25 ans, s'est spécialisée dans le micro-crédit. Elle ne fait signer aucun contrat, n'engage aucune poursuite, et ne demande aucune garantie ou caution à ses clients. Son taux de recouvrement est cependant supérieur à celui des banques traditionnelles.

    Mohammad Yunus conclut l'entretien avec les auteurs de 80 hommes en ces termes : "Pour lutter contre la pauvreté, il ne suffit pas de lancer de gigantesques projets, il faut se préoccuper avant tout du premier maillon de la chaîne : l'homme. En lui redonnant espoir."

    source : 80 hommes pour changer le monde, éditions JC Lattès

     

  • Partager

    Alors que je cherchais un mot clé représentatif, je suis tombée sur ce site : http://www.reflexepartage.org/ . Ils sont trop forts, en première page de Google ! Peut-être que bientôt je serai à leurs côtés, malgré un gros problème de com. Voici medium_coffre.3.jpgleur tirelire virtuelle à eux : "le coffre à trop." Je devrais peut-être breveter et protéger la tirelire virtuelle, ça ferait plus sérieux...
    En tout cas l'idée me plaît, il est urgent de partager le superflu. Ainsi donc je change radicalement mon fusil d'épaule. Plus de stocks gardés au cas où il y ait la guerre. La guerre est certaine mais je ne veux pas survivre toute seule de toute façon. C'est ainsi que rejoindront sous peu le coffre à trop (il faut vraiment lui trouver un autre nom, c'est trop nul !) des bobines de fils à repriser de toutes formes et de toutes couleurs héritées de ma grand-mère, des élastiques à renforcer les gaines et les soutien-gorges, de la vaisselle, des habits chauds, du papier à chocolat brillant pour faire des décorations de Noël,  j'en passe et des meilleurs....
    Mais le sujet qui me tient à coeur, c'est le partage de la planète. Je croyais que l'expression "France poubelle" s'appliquait à l'immigration. Or elle fait référence au stockage des déchets nucléaires. Qu'importe : le problème est le même. D'un côté croire que ce qui est à nous n'est qu'à nous. De l'autre croire que ce qui nous fait du mal devrait plutôt faire du mal aux autres.
    Ainsi je suis persuadée que les barricades dont on entoure nos terres privilégiées finiront par tomber sous la poussée des plus défavorisés. Alors, que faire : donner avant que l'on nous prenne ce à quoi on a droit. Donner, ce n'est pas se donner bonne conscience. De toute façon tant qu'on n'a pas tout donné, ce n'est pas assez. Donc je n'aurai jamais bonne conscience. La bonne conscience serait de croire que l'on mérite ce que l'on a et que les autres ne le méritent pas.
    Allez je me lance dans une opération de com : "Enterrez vos vies de garçon ou de jeune fille dans le coffre à trop !".

  • Quand j'étais pauvre...

    Ce titre me tire les larmes des yeux. J'adore ces belles histoires. Du vécu, donc...

    Outres les achats incompressibles : tabac, crèmes de beauté, essence, il ne restait que 1000 F (150 euros environ mais avec le franc c'était moins cher), pour vivre à deux sur le mois. Autant dire que les sorties en voiture du dimanche étaient limitées aux jours de fête, que les restaus, c'était MacDo une fois l'an (comme disaient des amis pauvres de l'époque : on se fait une fleur !) et au cours de ces sorties on pique-niquait d'une boîte de pâté baptisé fleur.

    Ah, c'était le bon temps. Le temps où j'étais encore capable de calcul mental pour comptabiliser le montant du caddy chez Lidl. Le temps où le dernier week-end du mois on ne sacrifiait pas à la sacro-sainte église de la consommation, mais où on respectait presque le shabbat (c'est encore ce qui coûte le moins).

    C'est grâce à la pauvreté que j'ai pris l'habitude d'aller au travail en courant un jour par semaine, et grâce à l'argent économisé à m'offrir des lilas au marché. Cela a également joué sur ma créativité puisque j'ai inventé un nouveau concept : "apprendre des langues en mangeant". J'avais des élèves étrangers avec qui je conversais en français à l'heure de la cantine. Je faisais aussi des ménages. Je gagnais ainsi mon argent de poche que je donnais à... plus pauvre que moi.

    Etre pauvre est très formateur dans le domaine de la patience.

    Attendre la paie à la fin du mois. Attendre les soldes puis les deuxièmes, puis les troisièmes démarques. En cherchant bien en fin de soldes, on finit par le dénicher, le chemisier à 20F.

    Et de la débrouillardise, car en attendant les soldes on peut s'habiller de pied en cap au MAP (Marché aux Puces) où les bourgeoises se débarrassent de très jolies choses.  Si. Si. Avec le temps, on acquiert même de l'expérience et on n'achète plus jamais ou presque de chaussures trop grandes (ou trop petites), de vêtements trop petits, ou aux couleurs importables.

    Depuis j'ai connu la croissance éhontée (au point de taper mon code de carte bleu sans regarder ce que je paie), j'ai consommé à tort et à travers, j'ai abusé des économies de bourge, et cela suffit : demain je gonfle ma bicyclette. Et j'ouvre une nouvelle tirelire virtuelle de décroissance solidaire.

  • Et pourquoi pas donner ?

    Hein !!!
    Donner c'est rendre une partie de ce qu'on a reçu.
    Que celui qui n'a jamais rien reçu ne donne pas, cela se conçoit.
    Mais qui peut se vanter de n'avoir jamais rien reçu ?
    Rappelez-vous quand vos parents vous donnaient de l'argent de poche ou vous payaient vos études...
    Ou vous donnaient leur vieille deux-chevaux...
    Rappelez-vous, le don manuel, la donation, l'héritage !
    Rappelez-vous la liasse du vieil oncle.
    Le remboursement de frais professionnels un peu généreux.
    L'erreur de la banque en votre faveur comme au Monopoly.
    Les billets trouvés par terre.
    Cherchez bien, n'avez-vous vraiment rien à rendre ?

  • Résolutions des hommes de bonne volonté

    Le début de l'année est généralement le moment où l'on prend des résolutions (que l'on cesse de tenir en avril, mais c'est toujours cela de gagné !).

    Et si cette année, on s'engageait pour que le monde soit un tout petit peu meilleur ?

    Je suis sûre que de petites résolutions faciles à tenir sont tout aussi efficaces que de grandes résolutions.

    Des exemples, j'en ai beaucoup mais je cherche une résolution significative.

    Par exemple, ne pas manger sans faim me plait beaucoup, mais c'est plutôt une résolution pour soi que pour les autres.

    Avoir toujours sur soi des chocolats à offrir (aux employés des péages et des parkings).

    Payer le parkmètre d'un inconnu quand on voit qu'un agent s'approche.

    Je vous entends déjà me dire : "mais les gens vont croire au Père Noël ?"

    Pour quelqu'un qui se propose de lutter contre les jeux de hasard et de déboulonner la Française des Jeux, n'est-ce pas contre-productif ?

    S'engager à être un peu plus humain : mais cela demande un effort soutenu, et certains jours on n'a pas envie d'être très humain, c'est humain.

    Donc, je vais prendre le temps de réfléchir, pour une fois, à ma résolution que je veux rendre publique.

    Vous aussi, je vous invite à inscrire vos résolutions sur la tirelire virtuelle dédiée à cet effet (en haut à gauche, si vous ne la visualisez pas, essayez Firefox, le navigateur anti-impérialiste).