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Décroissance volontaire

  • La terre est plate comme une orange

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    Réunis en séminaire

    douze freemen ont déclaré à l’unanimité REVER d’autres mondes

     

  • Quand j'étais pauvre...

    Ce titre me tire les larmes des yeux. J'adore ces belles histoires. Du vécu, donc...

    Outres les achats incompressibles : tabac, crèmes de beauté, essence, il ne restait que 1000 F (150 euros environ mais avec le franc c'était moins cher), pour vivre à deux sur le mois. Autant dire que les sorties en voiture du dimanche étaient limitées aux jours de fête, que les restaus, c'était MacDo une fois l'an (comme disaient des amis pauvres de l'époque : on se fait une fleur !) et au cours de ces sorties on pique-niquait d'une boîte de pâté baptisé fleur.

    Ah, c'était le bon temps. Le temps où j'étais encore capable de calcul mental pour comptabiliser le montant du caddy chez Lidl. Le temps où le dernier week-end du mois on ne sacrifiait pas à la sacro-sainte église de la consommation, mais où on respectait presque le shabbat (c'est encore ce qui coûte le moins).

    C'est grâce à la pauvreté que j'ai pris l'habitude d'aller au travail en courant un jour par semaine, et grâce à l'argent économisé à m'offrir des lilas au marché. Cela a également joué sur ma créativité puisque j'ai inventé un nouveau concept : "apprendre des langues en mangeant". J'avais des élèves étrangers avec qui je conversais en français à l'heure de la cantine. Je faisais aussi des ménages. Je gagnais ainsi mon argent de poche que je donnais à... plus pauvre que moi.

    Etre pauvre est très formateur dans le domaine de la patience.

    Attendre la paie à la fin du mois. Attendre les soldes puis les deuxièmes, puis les troisièmes démarques. En cherchant bien en fin de soldes, on finit par le dénicher, le chemisier à 20F.

    Et de la débrouillardise, car en attendant les soldes on peut s'habiller de pied en cap au MAP (Marché aux Puces) où les bourgeoises se débarrassent de très jolies choses.  Si. Si. Avec le temps, on acquiert même de l'expérience et on n'achète plus jamais ou presque de chaussures trop grandes (ou trop petites), de vêtements trop petits, ou aux couleurs importables.

    Depuis j'ai connu la croissance éhontée (au point de taper mon code de carte bleu sans regarder ce que je paie), j'ai consommé à tort et à travers, j'ai abusé des économies de bourge, et cela suffit : demain je gonfle ma bicyclette. Et j'ouvre une nouvelle tirelire virtuelle de décroissance solidaire.

  • Pour une nouvelle grille des revenus

    Gagner deux fois plus que son voisin, c'est difficilement justifiable. Le travail est-il deux fois plus pénible ? Deux fois plus stressant ? Mais bon. Dans un premier temps, laissons une échelle de deux. Ainsi le SMIC devrait être revalorisé à 1500 euros, en début de carrière, ou pour les métiers les moins payés, et en aucun cas, on ne pourrait gagner plus de 3000 euros. Qu'en pensez-vous ? (je me situe dans un contexte franco-français).

    On me parlera des études : je ne pense pas que ce soit un bon argument. D'accord on en bave quelques années de plus sur les bancs de la fac, mais on a une réduction au cinéma, et au final on va gagner deux fois plus... à vie ? Mais soit : dans un premier temps disons que les études peuvent justifier de gagner deux fois plus que son voisin.

    Ensuite un paramètre va entrer en jeu, celui d'avoir un ou deux salaires, si l'on reste dans le modèle d'une société qui vit en couple ou en famille. Là j'ai une réponse, tout le monde devrait être égal devant le travail comme devant le service militaire (homme et femme doivent travailler, en français dans le texte note du traducteur). Il reviendra au législateur d'évaluer la rétribution du travail de la personne qui s'occupe des enfants, même si je pense là aussi que cette tâche pourrait être largement collective.

    Comment faire ? Commencer par éraser les retraites. J'entends d'ici les protestations : holà on s'attaque à nos aînés, comme la canicule (tout cela pour ne pas dire aux vieux). Je suis peut-être cynique mais il arrive un moment où l'on n'a pas besoin de plus d'argent qu'il n'en faut pour finir ses jours dans une maison de retraite médicalisée de luxe. Le surplus, on ne peut rien en faire d'autre que de le transmettre à ses enfants ou à ses héritiers. Et si la collectivité récupérait tout ce qui traîne ? Tout ce qui n'a pas été distribué à temps ?

    Car enfin, hériter, n'y a-t-il rien de plus inégalitaire ? C'est comme gagner au loto ou c'est même pire : on s'est donné la peine de naître, et soudain une grosse somme d'argent nous tombe du ciel, sans même qu'on ait cru au Père Noël. Je trouve que c'est délétère pour la confiance en soi, pour le sentiment de sa propre valeur, de ses propres facultés, on ne sait plus ce qu'on a mérité, si tant est d'ailleurs que l'argent soit un vrai cadeau...

    Donc supprimons les héritages, supprimons les bas de laine, supprimons les De-Robien, supprimons le boursicotage, chacun aura droit à sa maison de retraite médicalisée de luxe, et cela créera des emplois. Remarque : au final la terre va ressembler à une maison médicalisée de luxe !

    Ainsi il n'y aura plus besoin de travailler jusqu'à soixante-dix ans pour assurer sa retraite, et ces dix années de travail supplémentaires pourront être avantageusement redistribuées aux jeunes. Même s'ils sont payés deux fois moins, cela fera deux emplois de jeune pour un soixantenaire autorisé à faire valoir son droit à la retraite.

    Ma théorie comporte un gap : la retraite active de 60 à 80 ans. Entre le travail et la maison de retraite sus-mentionnée. Le temps des voyages, des nouvelles amours, de l'université du troisième âge, du travail associatif, la seconde jeunesse quoi. C'est là peut-être qu'un système d'épargne mutualisé (chacun épargne selon ses revenus et chacun touche le même montant) pourrait permettre d'assurer une rente sous forme de chèques seconde jeunesse.

    Moi je ne trouve pas que cela soit utopique.

    Il s'agira d'étendre ensuite ce système des pays privilégiés à ceux qui le sont moins, en favorisant par exemple l'adoption à tous âges, l'accueil des réfugiés pour des vacances plus ou moins longues chez l'habitant, l'aide à l'alphabétisation, à l'intégration, au partage organisé...

     

  • Manipulation

    Jusqu'où iront donc les alarmistes ?
    C'est vrai, vouloir nous faire croire que la planète se réchauffe alors que la météo dit le contraire dix fois par jour !
    Qu'on nous laisse donc émettre nos gaz à effet de serre en paix, le climat est déjà bien trop détraqué pour qu'on puisse faire quelque chose !
    Il parait même qu'un glacier à complètement disparu au Pérou.
    C'est du moins ce que raconte un écolo, Mark Lynas, dans un livre qui s'appelle : "Marée montante".
    Moi je ne l'ai pas lu et je ne compte pas le lire, parce que ça sert à quoi de se faire du souci pour quelque chose à laquelle on ne peut rien ?
    A mon avis, des gens ne reculent devant rien pour troubler les esprits et les détourner des jeux télévisés.
    Ces manipulateurs déplaceraient des montagnes, alors pourquoi pas des glaciers...
    Mais qu'on nous laisse tranquille ! On s'en fout de l'avenir de la planète ! On mourra avant la fin du monde !
    Enfin j'espère.

  • Profession de foi

    Je suis : citoyenne du monde.

    J'ai eu la chance de : naître en France, faire des études, trouver un travail, avoir un bon salaire.

    Je ne sais pratiquement pas ce qu'est la faim, la souffrance physique, le froid.

    Je ne manque de rien.

    Je m'engage à : rester consciente de ces avantages.

    Ne pas me plaindre de mon sort.

    Partager ce que je peux.

    Ne pas manger sans faim, ne pas boire sans soif.

    M'aguerrir au froid et à la chaleur.

    Réduire ma consommation d'eau, de viande, devenir de plus en plus végétarienne, apprendre à vivre sans voiture à plus ou moins long terme. Réduire ma consommation en général.

    Comptabiliser les économies réalisées grâce à ce comportement dans ma tirelire virtuelle de décroissance.

    Offrir le contenu de ma tirelire virtuelle à quelqu'un qui n'a pas encore connu la croissance.

  • Pour Noël, offrez une Tirelire Virtuelle

    Les E-cartes sont passées de mode n'est-ce-pas ? Combien sommes-nous à ne plus les ouvrir ?

    Alors pour changer, si cette ecarte contenait un petit cadeau, si elle donnait accès à une tirelire virtuelle ?

    Je sais que la notion fait doucement rigoler certain. Mais cela vaut la peine d'y aller voir de plus près.

    Pour ma part, je sais que la Tirelire Virtuelle est un moyen d'action pour changer le monde.

    En offrant une Ecarte Tirelire, j'informe mes proches de mon inquiétude sur le sort de notre planète.

    Accessoirement je leur donne une petite idée du genre de chose que je trafique tout le temps derrière mon ordinateur.

    Je fais connaître un site très sérieux qui documente depuis plus de deux ans la question du Réchauffement Climatique.

    Je les incite à propager l'épidémie, en offrant eux-aussi des Tirelire Virtuelles de Décroissance pour Changer le Monde.

    Attention, la tirelire virtuelle est infectieuse !

  • Journée sans achat du 26 novembre

    Je n'ai pas réussi à télécharger ici l'image que je voulais, c'est à dire l'affiche rouge de "journée sans achat". On peut la trouver sur le site de casseursdepub.net
    Bien sûr, coller des affiches cela suppose de sacrifier des arbres, et l'impression de l'affiche consomme beaucoup d'encre. Ceci dit, celle en rouge me plait bien, parce que le rouge est strictement complémentaire au bleu et au jaune qui vont me servir à imprimer des logos freemen, des tee-shirts freemen, des banderolles freemen (depuis le temps que je stocke du papier à banderolles, du papier à thermocoller sur tee-shirts blancs).
    Digression mise à part, pourquoi suis-je en train de coller des affiches "Journée sans Achats" aux quatre coins de mon lieu de travail ?
    Pour agir un peu ici et maintenant, si l'action fait peu d'adeptes en 2005, elle en fera davantage en 2006.
    Parce que je pense que les gens qui travaillent ici seront sensibles à l'idée et iront voir le site.
    Parce que la consommation effrénée me dégoûte et que je n'ai plus envie de consommer.
    Parce qu'il est encore temps d'organiser une action pour samedi dans d'autres villes que celles mentionnées sur le site.
    En attendant, si vous trouvez un bon de "non-achat" dans votre boîte aux lettres, vous êtes sans doute mes collègues.

  • Bloquez le décompte

    Dans un élan d'optimisme, j'ai repioché The Death Clock qui me donne pour la première fois centenaire. Ma date présumée de mort, compte-tenu de ma bonne hygiène alimentaire, de mon poids raisonnable, et de ma pratique assidue de la bicyclette est donc le 1er mars 2065.
    Allez, je vais être sympa et je vais laisser à vos enfants le temps de mourir.
    Disons donc que la fin prévisible de l'humanité se situe vers le 1er mars 2085, ça vous va ?
    C'est la date prise en compte par le compteur de droite que vous visualisez peut-être, surtout si vous utilisez Firefox plutôt que cet outil impérialiste d'internet explorer (sans majuscules, na).
    Vous pouvez faire reculer cette date d'un jour en vous inscrivant sur le compteur citoyen de Laurence et Thierry .
    En vous engageant à vous tenir informé sur l'avenir de la planète, vous en viendrez peut-être à jouer un rôle pour retarder l'échéance fatale.
    Et n'oubliez pas, les cent premiers inscrits gagnent une place (pour leurs descendants bien sûr) dans le vaisseau spatial de secours qui emmènera le reliquat de l'humanité vers une autre planète habitable.
    Remarque : pour vous procurer le grand frisson, j'ai laissé la date au 1er janvier 2006 le temps de corriger un petit bug

  • Date de l'apocalypse

    Dans une poussée de pessimisme, j'ai fait afficher la date de fin du monde au 1er janvier 2006...
    Il reste à affiner cette date et je compte bien sur vous pour m'aider.
    Jusqu'à quand la barrière entre les pays riches et les pays pauvres va-t-elle tenir sous la poussée des défavorisés ?
    Jusqu'à quand les déshérités accepteront-ils d'être laissés sur le bord de la route par les privilégiés ?
    A quel moment l'utilisation inconsciente d'OGM va-t-elle faire émerger un virus mortel ?
    A quelle moment les effets de la pollution sur la santé ne seront plus contrebalancés par les progrès des industries pharmaceutiques ?
    Quand la descendance des enfants nés par micro-injection de spermatozoïdes va-t-elle commencer à avoir des problèmes ?
    Quand la diminution de la fertilité sera-t-elle irréversible ?
    Quand le meurtre des petites filles aura-t-il des conséquences sur un équilibre déjà précaire ?
    Quels intégrismes seront encore causés par la désespérance ?
    Comment la disparition des abeilles tuera-t-elle les hommes ?
    Quand les criquets géants s'abattront-ils sur nos villes ?
    Et tout cela sans parler des catastrophes naturelles !

    En toute sincérité, je ne pense pas que ce moment soit très lointain.
    Comme je l'ai dit déjà, j'espère qu'il aura lieu après ma mort.