Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

roland veuillet

  • Médiatisez vos jeûnes !

    N'avouez jamais que chez le coiffeur où vous avez oublié volontairement votre "Marianne", vous en avez profité pour lire "Elle" ou "Femme Actuelle" et dites plutôt que vous allez à la salle de sport pour vous défouler et non pas pour essayer de limiter les effets inexorables du temps et de la suralimentation sur votre volume corporel.

    Prenez exemple sur Roland Veuillet qui en est à sa deuxième grêve de la faim pour protester contre une sanction administrative liée à ses activités syndicales. Rejoignez la chaîne. Derrière Roland, Eric, Amparo, Jean-Philippe, ont fait des grêves de la faim de une à deux semaines.

    Avant eux, il y avait les habitants du gymnase de Cachan, juste avant qu'ils ne soient dispersés relogés. 

    Un jour ou l'autre, une cause se présentera qui nécessitera peut-être de jeûner, longtemps...

    C'est chez Virgil Georghiu, je crois, à moins que ce ne soit Marguerite Duras, que j'ai lu sur la grêve de la faim. Le fumet des plats qui chatouille les narines et finit par s'éteindre lorsque les aliments sont froids. Les douleurs atroces de l'estomac qui se tort. La difficulté aussi de la réalimentation en fin de jeune, au moment où la vie ne tient plus qu'à un fil...

    medium_aung.2.jpgDonc, en marche, il faut s'entraîner et s'aguerrir. Pour commencer, je ferai chaque mercredi un jeûne relatif puisque je me contenterai d'un bol de riz. Miam !!! 

    Le premier sera dédié à :  Aung San Suu Kyi, militante birmane non-violente, prix Nobel de la paix en 1991, en résidence surveillée depuis septembre 2000. Participez à la campagne de 90 jours pour obtenir sa libération !

  • Le pot de terre et le pot de fer

    Je suis fatiguée.

    Lasse d'écrire au directeur du centre commercial d'à côté pour dénoncer les travaux nocturnes qui m'ont tenue éveillée deux nuits de suite et les portes métalliques claquées à 5 heures du mat. Quand ce ne sont pas des alarmes qui se déclenchent le week-end...

    Lasse de voir des manifestations de dix personnes lorsque les droits syndicaux sont menacés (cf l'affaire Roland Veuillet).

    Lasse de voir des pétitions, comme celle pour le pluralisme démocratique ou pour la levée de la sanction administrative contre Roland Veuillet, qui ne décollent pas des quelques milliers de signatures.

    Lasse de participer à des débats qui rassemblent "de 20 à 40 personnes selon les organisateurs".

    Lasse de voir les stats de ce blog me démontrer chaque jour davantage que ceux qui ont atterri ici, l'ont fait par erreur. 

    Faut-il cesser d'être des pétitionnaires ? Faut-il oublier Ingrid Bétancourt, et Clara Rojas, privées de liberté depuis 5 ans ?  medium_ingrid.jpg

    Faut-il garder de l'espoir et se dire non pas que "des résistants il y en avait peu" mais que "oui, des résistants, il y en avait encore" ? 

    Alors que faire ? Comment être plus efficace ? Comment ne pas s'épuiser à des causes perdues, ne pas se perdre dans des culs-de-sacs ? 

    Tiens, pour aujourd'hui, je voudrais seulement relayer le cri de désespoir d'un enseignant :

    J’enseigne depuis 21 ans, 21 ans de galère en tant que maître auxiliaire salaire de misère, regard en coin des titulaires puis TZR. 54 remplacements plus tard je me retrouve muté à 520 kms de mon domicile. C’est pourtant si facile aux fils à papa et filles à maman d’avoir un poste définitif de l’autre côté de la rue . Qu’on ne me demande plus de m’investir,de sourire aujourd’hui je suis aux abandonnés absents...

  • Roland Veuillet en danger de mort

    Malgré son hospitalisation samedi, il continue à refuser alimentation et perfusions.

    Son réquisitoire contre ceux qui ont orchestré sa sanction administrative injuste est bien exposé ici :

    http://roland-veuillet.ouvaton.org/?11-raisons-de-courir 

  • Le ministre renvoie le grêviste de la faim au directeur des ressources humaines

    Roland Veuillet est en grève de la faim depuis le 23 décembre. 

    Roland Veuillet, Conseiller Principal d’Éducation (anciennement surveillant), est victime depuis 2003 d’une mutation d’office de Nîmes à Lyon. On trouvera forcément des discordances dans la lecture des évènements qui ont conduit à cette sanction mais on retiendra que Roland Veuillet était un syndicaliste actif, et que, de nos jours, on peut être sanctionné pour syndicalisme.

    Le Conseil Supérieur de la Fonction Publique (CSFP), s’est prononcé, le 25 janvier 2005, pour l’annulation de toute forme de sanction à l’encontre de Roland Veuillet. Mais le ministère refuse d’annuler cette sanction, malgré le soutien de l’intersyndicale, compte tenu du jugement récent de la Cour Administrative d’Appel de Lyon qui a rejeté le pourvoi.

    La dernière lettre du ministre (Gilles de Robien) disponible sur le site http://roland-veuillet.ouvaton.org/ pourrait être un bel exemple d'humour noir : il propose en effet de faire recevoir le gréviste de la faim (qui en est à son 30° jour de grêve à la date de la lettre) par le Directeur des ressources humaines (en personne, c'est moi qui souligne) de son lieu de mutation. C'est ce qu'on appelle se renvoyer la balle (pardon le grêviste de la faim) ! 

    Eric Basillais (blog Appel de Raspail), un freemen, a entamé une grêve de la faim depuis le 29 janvier, dans un esprit de solidarité avec Roland Veuillet, qui par son calvaire de 4 ans, d’arbitraires hiérarchiques, d’arbitrairathons et ses grèves de la faim, devient le symbole de l’individu concret écrasé entre le marteau du néolibéralisme marchand et managerial et l’enclume de la répression hiérarchique et bureaucratique d’État.