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tri des dechets

  • Décroissance, transports, déchets et journaux gratuits

    Bonjour, bonjour, je vis mon petit bonhomme de chemin, sans guère de possibilité de décroître davantage depuis mon abonnement transports en commun (j'habite en province). Je compte sur la crise économique pour limiter le réchauffement climatique.

    Je vis la solidarité avec ceux qui n'ont pas d'autres choix que de subir jour après jour les prises d'otages des grêves aux heures de pointe (alternent au fil des jours un tram sur deux puis sur trois puis sur quatre, etc...). Les utilisateurs sont d'une patience et d'une résignation exemplaires !

    Je m'interroge parce que les utilisateurs de transports en commun se voient remettre une lecture obligatoire, un journal gratuit !

    J'ai jusqu'ici refusé d'un non merci poli mais une conversation a suscité mon intérêt :

    - il faut les prendre et les jeter, car les personnes qui distribuent, quand elles ont fini leur pile, elles peuvent partir !

    J'ai remarqué aussi que certaines sociétés de publicité emploient des handicapés pour distribuer leurs prospectus, et ça me fait très mal au coeur de refuser à ces employés leur gagne-pain. Je soupçonne les sociétés d'exploiter la corde sensible !

    J'ai donc décidé de ne pas prendre ces lectures.

    Par ailleurs, j'ai constaté que l'autocollant anti-pub de ma boite aux lettres a peu d'effet puisque les piles publicitaires sont déposées sur une tablette.

    Et enfin en effet, le rapport du CNID m'apprend que pour l'éco-recyclage, c'est loin d'être gagné !

    Au fait, je suis adhérente au CNID (Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets), que j'ai découvert en lisant la liste des projets financés par la NEF !

    Tout cela pour vous dire que l'ami Aureliano vient de pondre des nouvelles pas très très bonnes sur la situation du capitalisme mondial !

     

  • Le tri des déchets résultats de l'enquête

    Mon été s'est passé devant l'ordi, à bricoler un agrégateur de flux RSS, mais je suis quand même allée à la déchetterie pour livrer mon sac d'aluminium de récupération et interviewer un jeune homme qui y travaillait.

    Q : Est-ce que je fais quelque chose d'utile avec mon alu ? 

    R : Le mieux serait d'éliminer l'aluminium dans la poubelle verte (et sans sac plastique).

    Q : L'aluminium est-il vraiment trié ? Y a-t-il suffisamment de personnel pour un tri efficace ? Où se fait le tri ?

    R : Pour la ville et la banlieue, le tri est centralisé à M., confié à une société privée, qui manque forcément de personnel, puisque le but est de générer du profit. Pour la visiter, appeler le numéro vert d'information présent sur la plaquette : Répertoire des déchets ménagers qui peut être téléchargé sur le site (http://www.la-metro.org/fr/environnement/env_fiches_pratiques.htm)

    Q : Que faire du plastique ?

    R : Le plastique (sauf les flacons) n'est pas récupéré en France, il finit incinéré ou enfoui. J'ai envisagé, à titre personnel, de l'enfouir sur mon balcon, jusqu'à ce que la vue s'en trouve affectée. A ce propos, je voudrais signaler l'initiative intéressante de Enfant Terrible à propos des sacs plastiques des commerçants. Il les repasse.

    Q : Que devient une poubelle verte contenant des emballages plastiques ? Des déchets alimentaires ?

    R : Nous avons des problèmes dans certains quartiers pauvres qui ne trient pas du tout, et dont les déchets sont mélangés avec ceux de quartiers qui trient correctement. En principe, au centre de tri, les déchets recyclables sont séparés des autres...

    Q : Comment mieux trier, comment informer ?

    R : La seule mesure qui peut marcher serait la punition : augmenter les impôts locaux dans les quartiers qui trient mal. (selon mon interlocuteur). Et bien évidemment réduire les emballages plastiques à la source, en consommant mieux.

    J'ai appris aussi que selon les déchetteries de l'aglomération, le tri était plus ou moins bien réalisé. Que l'on avait le choix de sa déchetterie et pas seulement de la déchetterie de sa commune. Que certains appareils électriques ou ordinateurs étaient récupérés dans certaines déchetteries, et que des associations pouvaient bénéficier des objets déposés à la déchetterie. Et que les déchets alimentaires étaient transformés en compost (du coup je n'ai pas installé de composteur sur mon balcon).

    J'ai aussi reçu de la documentation du CNIID concernant la dioxine produite par les incinérateurs. Il me semble que le problème de la dioxine (pour les jeunes un produit hautement toxique déversé lors de l'accident de Seweso) pourrait être un bon moyen de sensibiliser les gens à la nécessité du tri, et de la réduction des emballages, en vue de limiter les incinérations.  

  • Audit citoyenne sur le tri des déchets

    Comme feuilleton de l'été,  je vous propose de suivre mon enquête sur le tri des déchets dans ma commune (en France).

    Je démarre, en dilettante, sur quelques constatations :

    1- Les gens, peu importe pour qui ils ont voté, sont sensibilisés au problème des déchets, disposés à trier, ils trient généralement, mais ils commencent à se lasser.

    2- L'information autour du tri est mal faite, et il est probable que le tri soit inefficace par manque d'information...

    3- Ayant introduit la récupération de l'aluminium sur mon lieu de travail, j'ai d'énormes doutes sur sa destination lorsque je le porte à la déchetterie. 

    4- Poursuivons avec un peu de bon sens, dont mes concitoyens ne manquent pas non plus : c'est bien beau de  fabriquer des vêtements polaires avec les flacons plastiques recyclés, mais il y a une limite au nombre de polaires qu'un individu peut porter. En clair, je ne suis pas loin, comme de nombreux citoyens qui participent, d'avoir l'impression d'être prise pour une imbécile. 

    Etant plus qu'ignorante sur le sujet, je propose de me documenter et d'interpeller ma mairie sur les procédés utilisés. Ensuite, je poursuivrai sur la nécessité d'informer, et enfin je proposerai des solutions pour agir en amont, car mon petit doigt me souffle que la filière recyclage est de la poudre aux yeux, et qu'il vaudrait mieux réduire les emballages.

    N'hésitez pas à intervenir.

    Les questions que je me pose pour l'instant sont les suivantes :

    1- Combien de personnes sont employées au tri des déchets ? (et d'abord où ça se passe ?)

    2- Quelle est la proportion de déchets arrivant dans la poubelle verte qui sont finalement incinérés ?

    3- Qu'arrive-t-il à un pot de yaourt souillé ? non souillé ? A une serviette en papier froissée ? A une barquette en bois ?

    4- Les sacs poubelles contenant des déchets recyclables sont-ils ouverts ?

    5- Que deviennent les briques de lait ou de jus de fruits ? Et de crème fraîche ? (j'ai du mal à imaginer qu'elles puissent être séparées en leurs différents constituants) 

    6- L'aluminium est-il traité à part à la déchetterie ? Les métaux sont-ils fondus pour être séparés des papiers ? Faut-il enlever les étiquettes des boites de conserve ? En quoi sont faites les cannettes ?

    7- Concernant le verre (il est récupéré dans des containers à part) : qui s'en occupe ? Les bouteilles sont-elles lavées ? Fondues ?

    8- Quelle est la quantité de verre qui arrive dans les poubelles ordinaires ?

    9- Comment traite-t-on le papier glacé ou plastifié ? 

    Ensuite, je demanderai des comptes à ma commune, dans une lettre type, et je tâcherai de militer pour une meilleure information dans le journal de ma commune.

    Enfin, il s'agit de proposer des solutions en amont.

    1- Rétablir la consigne des bouteilles en verre, taxer les bouteilles en plastique, reconvertir le lobby des plasticiens (pas les chirurgiens plastiques, quoique !!!). En Allemagne par exemple, les bouteilles de bière sont consignées.

    2- Revoir les modes d'emballage. Par exemple, une boite de cigarettes comporte trois types d'emballages (papier, plastique, métal).

    3- Interdire l'envoi de courriers sous enveloppes plastiques. C'est le cas du dernier journal gratuit qui doit provenir de ma commune (me renseigner) puisqu'il arrive dans ma boite aux lettres malgré mon autocollant anti pub.  

    4- Réhabiliter le papier journal pour les fruits et légumes (à l'heure où les gens ne lisent plus, quelle ironie !)

    à suivre... 

  • 80 hommes (III-Curitiba)

    Ou trouve-t-on la Rua des Flores, ou l'on peut deambuler au milieu des oiseaux en plein centre ville ?

    Reponse : a Curitiba, au Bresil.

    Cette ville de plus de deux millions d'habitants a subi le traitement d'un accupunteur urbain. Jaime Lerner, architecte, a identifie quelques points nevralgiques et les a revitalises. Les bus desservent les endroits les plus recules et sont utilises pour 4 trajets sur 5. Les 3/4 des habitants trient leurs dechets et la municipalite composte l'organique au profit des paysans qui recoivent gratuitement de l'engrais. Elle rachete aux pecheurs les dechets pris dans leurs filets. Les entreprises adoptent les enfants des rues abandonnees et leur confient de menus travaux. Des livres et des installations multimedias sont disponibles dans 50 "phares du savoir". Les habitants ont arrose eux-memes leurs espaces verts, ceux de la Rua des Flores aussi...

    Si c'est possible a l'echelle d'une ville...

    Source : 80 hommes pour sauver le monde