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  • Les belles histoires

    Qu'est-ce qui peut encore faire rêver, transporter une salle, une tablée ?
    En premier lieu les histoires d'amour mais si l'on est casé, on s'interdit d'en revivre une nouvelle. Non ?
    En second viennent les histoires d'héroïsme. Un Shackleton qui ramène sains et saufs quarante hommes perdus dans l'Antarctique. Un Lawrence d'Arabie qui sauve un de ses hommes perdu dans le désert.
    Là encore, vient un jour où l'on doit renoncer à être soi-même un héros. Ou alors par inadvertance, on meurt en sauvant une vie. Tout espoir est toujours permis bien sûr.
    Alors que reste-t-il ? L'histoire de DNN est une exception. Si l'on arrive à lire le japonais dans le texte, on apprend que ce héros moderne a décidé de se clochardiser, de vivre désormais sans domicile fixe.
    Enfin, viennent les histoires de philosophes qui pratiquent la simplicité volontaire. Socrate, tel qu'il est décrit dans le Banquet de Platon, insensible au froid, à la faim, à la souffrance. Gandhi prenant sa part des tâches jugées humiliantes.
    Cet héroïsme-là est encore à notre portée.
    Mais auparavant, il faut s'aguerrir.

  • Le nombre de joueurs

    J'ai un problème, dès que le jeu a trop de joueurs, il cesse de m'intéresser.
    L'été dernier, j'ai joué toute seule à me priver, récoltant ainsi 150 Euros dans ma tirelire virtuelle.
    Je veux bien être parmi les 20 joueurs qui auront réagi le plus tôt et pourront espérer être sauvés.
    Mais dès que le jeu atteint 200 000 personnes, je suis complètement démotivée.
    Je me sens idiote.
    Tout comme les millions de personnes qui se baladent avec leur cabas parce qu'on ne leur donne plus de sacs plastiques dans les supermarchés, et qui ne se rendent pas compte que tout cela est organisé par le lobby des fabricants de sacs poubelles.

  • Croissance et Décroissance

    Pour pouvoir s'offrir le luxe de la décroissance volontaire, encore faut-il avoir un jour connu la croissance.
    Moi j'ai eu ce privilège.
    Mais comme il faut des piqûres de rappel, je dois, chaque été, ré-apprendre à être pauvre.
    La prospérité est éphémère, un rien peut la briser.
    Par exemple vous perdez toutes vos économies à la bourse.
    Ou bien vous allez en prison parce que vous été accusé (à tort) de pédophilie.
    Vous verrez bien quand, dans très longtemps, à votre retraite, vous ne toucherez que des clopinettes.
    Cette note a deux buts :
    - vous proposer d'être toujours prêt à affronter l'adversité
    - proposer un couplage croissance-décroissance. Et si les économies énormes générées par la décroissance volontaire, étaient utilisées pour permettre à quelqu'un qui n'a pas connu cela, d'accéder à l'aisance ?

  • Réinventer le shabbat

    Cette note n'a aucune intention religieuse.
    Au lieu de se lamenter que le dimanche, les magasins sont fermés alors qu'on aurait enfin le temps de faire les courses tranquilles (ce qui est illusoire), on pourrait le transformer en shabbat.
    Un jour pour soi, destiné à l'étude et à la réflexion, loin de l'agitation du monde.
    Ce jour-là, on ne se déplacerait pas plus loin que ce que permet la marche à pied.
    On ne cuisinerait pas, on se contenterait d'un magnifique brunch.
    Ce jour-là, on aurait enfin le temps de faire tout ce qu'on a remis à plus tard. Lire, écrire, réfléchir, écouter de la musique, peindre, méditer, étudier, rêver, faire l'amour, se rouler dans la rosée...
    Reprendre les rênes de sa vie face à l'agitation du monde.
    C'est très facile, Yaka.

  • Le jour d'après

    Vous avez vu la nouvelle version du film ?
    Dans l'ancienne, il s'agissait de survivre aux radiations. Impossible.
    Mais survivre au froid, c'est possible, en brûlant des livres.
    Moralité, il vaut mieux avoir une bibliothèque bien garnie qu'un blogroll.

    Seulement voilà. Il paraît que le climat se réchauffe.
    Et que ceux qui seront habitués aux climatiseurs ne tiendront pas le coup.
    Je vous propose comme premier exercice d'aguerrissement, de cesser de soupirer qu'il fait trop chaud.
    C'est la bonne vieille méthode Coué revisitée…