15/01/2012
Destruction massive
Connaissez-vous la noma ? c'est une gangrène infectieuse du visage, mutilante et invalidante dûe à la perte de toute immunité suite à une extrème malnutrition. Cette affection ne fait qu'augmenter.
Plus d'un milliard d'individus sur 6,7 milliards, souffrent de la faim. Pour justifier ce scandale, les thèses de Malthus sur la nécessité de la sélection naturelle, onf fait long feu. Elles sont remplacées par celles du libéralisme économique qui prétend que la solution est dans le libre accès aux marchés et à la productivité potentialisée. Or, partout où les "corbeaux noirs" du FMI ont ouvert les marchés aux multinationales, ils ont précipité des populations dans l'abîme de la faim.
L'ONU est née d'un refus ("plus jamais ça") après l'utilisation de l'affamement par le régime hitlérien dans toute l'Europe conquise, comme le décrit la "Géopolitique de la faim " de Josué de Castro. Et pourtant elle est responsable des mêmes méfaits aboutissant au meurtre de 500 000 enfants irakiens lors du blocus organisé. Israël fait de même à Gaza. Les USA, adeptes farouches du libre échange et de la mondialisation, n'ont pas ratifié le pacte N°1 des Nations Unies qui prévoit le droit de vivre à l'abri du besoin. Les multinationales agro-alimentaires inondent les marchés de leurs produits subventionnés, ruinent l'agriculture vivrière, avant d'imposer leurs prix, sans prendre en compte les frais de transport.
Depuis peu sont apparus les vautours de l'or vert, les agro-carburants, et leur cortège de vol de terres, spoliation, assassinats par les paramilitaires, exploitation des travailleurs saisonniers, privation de l'accès à l'eau, sur fond de corruption généralisée, en un mot la recolonisation !
Le flux des petits agriculteurs ruinés va grossir le flot des pauvres urbains;
A ces problèmes s'ajoute la spéculation sur les matières premières agricoles, qui fait encore flamber les prix.
Et pendant ce temps, le PAM (programme alimentaires mondial) a dû suspendre ses repas scolaires, pour beaucoup d'enfants le seul vrai repas de la journée. Son budget a été sévèrement amputé : il fallait bien trouver l'argent pour renflouer les banques et soutenir le capitalisme financier.
Destruction massive (Géopolitique de la faim) par Jean Ziegler, Editions du Seuil
19:35 Publié dans Freemen, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : faim, noma, géopolitique de la faim, jean ziegler, multinationales
12/09/2011
La course au microcrédit
(Editions du Rocher) par Johan Benichou, Loïc Linard, et Benjamin Sierra
Trois jeunes diplômés parcourent le monde à vélo pour mieux comprendre le micro-crédit.
Popularisé par l’attribution du prix Nobel de la paix en 2006 pour la banque Grameen et son fondateur Muhammad Yunus, le micro-crédit a pour but de lutter contre la pauvreté. Il intervient lorsque les crédits bancaires classiques ne sont pas accessibles, et même si les taux sont généralement plus élevés que celui des banques, il permet d’éviter de faire appel à des usuriers, qui demandent parfois jusqu’à 300% d’intérêt. Le micro-crédit s’adresse plutôt à des groupes de femmes qui empruntent conjointement et sont solidaires pour le remboursement.
Mais le micro-crédit n’est que la face cachée de l’iceberg. Même avec la volonté, le travail et l’énergie, entreprendre et produire ne permet pas de sortir de la pauvreté si l’on n’a pas de débouchés. Ainsi les sociétés de micro-crédit mettent en place des systèmes de distribution, par l’intermédiaire par exemple des réseaux de commerce équitable. A cette micro-finance s’ajoute une micro-assurance incluse dans les mensualités du crédit qui permet de se prémunir contre les coups du sort. Mais rien ne vaut la micro-épargne qui est une arme contre les imprévus et une source de revenus. Tout ce système s’ancre dans une volonté d’éducation, dans le domaine de la gestion, mais aussi de la santé, et une éducation sexuelle, des conseils pour une meilleure grossesse, proposer des soins infirmiers, amener le dentiste vers ceux qui en ont besoin. Car la santé coûte cher et la maladie peut ruiner les entrepreneurs les plus prometteurs.
Il existe aussi une micro-justice, pour aider à sortir de la pauvreté par voie légale, fournir des papiers d’identité à des exclus sans le savoir, afin qu’ils puissent entreprendre ou emprunter, obtenir des titres de propriétés, affronter les administrations qui font peur.
Le nec plus ultra du micro-crédit, c’est lorsqu’il peut avoir un impact environnemental, non pas grâce à de beaux discours écologiques mais par une motivation économique. L’achat de panneaux solaires permet l’accès à une électricité gratuite. Au lieu d’acheter de vieux moteurs polluants, on peut promouvoir l’achat de moteurs neufs.
Le but du micro-crédit : que les gens s’en sortent assez pour avoir recours au crédit classique. Mais il n’est pas une réponse pour ceux qui meurent de faim et n’ont plus envie de se battre. Alors interviennent d’autres ONG, pas celles qui prêtent, mais celles qui donnent…
21:07 Publié dans Freemen, Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : micro-crédit
27/08/2011
La recherche de l’excellence
en français Le prix de l'excellence : leçons des meilleures compagnies américaines Par Thomas J. Peters et Robert H. Waterman Jr.
Ce best-seller datant des années 80 est plus que jamais d’actualité.
L’excellence naît de la rencontre d’une philosophie de valeurs et d’hommes à la recherche de motivation.
Les entreprises qui perdurent ont une mythologie avec de belles histoires et des héros, et des valeurs comme le culte de la qualité ou la satisfaction du client qui font leur réputation.
La ressource humaine : Pour motiver l’homme, il faut être conscient de ses contradictions. En effet,
Nous réclamons avec une égale véhémence à la fois la sécurité et l’auto-détermination.
Et nous sommes en quête d’un but à poursuivre, de quelque chose dont nous soyons fiers.
D’où l’importance du renforcement positif, être reconnu, être traité en adulte, qu’on nous fasse confiance, qu’on nous dise la vérité, être informé, surtout ETRE ECOUTE, et nous avons en plus besoin de renforcement positif (récompenses, remerciements, chèques, médailles, ovations), et pas seulement une fois de temps en temps. Pour cela, les objectifs doivent pouvoir être atteints par la majorité.
Par exemple, l’employé récompensé pour avoir bien traité des clients va se mettre en quête de clients à bien traiter.
Les dirigeants de ces compagnies ont la caractéristique d’être des leaders, c'est-à-dire plutôt que des chefs, des coachs, des mentors, qui vont entraîner les autres vers les sommets. Ils pratiquent la politique de la porte ouverte, savent ECOUTER, socialisent leurs managers en leur faisant mettre la main à la pâte, ils les font sortir de leurs bureaux, mélangent les gens, et leur style de management est péripatétique.
Ils rejettent la paperasse et tout mémo de plus d’une page.
Ils favorisent une communication d’une intensité extraordinaire, grâce à des tableaux partout, les réunions sont permanentes, impromptues, sans ordre du jour ni compte-rendu. S’il est possible de feindre lorsqu’on est en face de ses chefs, c’est beaucoup moins susceptible de se produire lorsqu’on est en face de ses pairs.
Le principe : tu ne tueras pas une idée dans l’œuf ! est appliqué, mais ces gens-là savent qu’une idée n’est rien sans l’expérimentation. Une idée qui n’a pas trouvé son champion a toutes les chances d’être perdue. D’où l’importance des champions, des génies un peu fous, caractériels, qui ne rentrent pas dans la norme, et dont l’existence est possible grâce à une certaine souplesse d’organisation. Et parce que les managers sont d’anciens champions, ils protègent les champions.
Plutôt qu’une longue réflexion, rien ne vaut un petit brin d’action, qui est économique, au prix du temps auquel sont payées les personnes. Et pour cela, il faut
communiquer sur la possibilité, et la nécessité, de faire des erreurs pour pouvoir avancer.
Enfin, le succès implique que les personnes qui peuvent prendre les bonnes décisions, c'est-à-dire les seniors, soient suffisamment disponibles pour cela. Et c'est sans doute là que le bas blesse, de plus en plus, depuis les années 80, parce que la complexité fait que les leaders sont de plus en plus débordés !
Donc, si vous voulez être un vrai leader, il faut éviter à tout prix d'être débordé !
14:39 Publié dans Leadership, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : leadership, excellence, réussir, équipe, changement
13/06/2011
SHOAH
Le film de Claude Lanzmann a certainement contribué à imposer le nom de Shoah pour l’extermination des juifs par les nazis.
Le DVD sort peu de la médiathèque, chaque fois que j’ai cherché à le localiser, il était là. Dommage. Non, c’est tout à fait faisable de visionner 9h30 de ce document. Le rythme est plutôt lent car l’intégralité des témoignages est laissée, peut-être pour que personne ne puisse contester la traduction.
Raul Hilberg, historien, nous apprend que les nazis n’ont inventé qu’une chose parmi la liste des horreurs infligées aux juifs de tous temps, la « solution finale », dont le succès nécessitait un engagement au secret (signé) par ses protagonistes, mais aucun document écrit la décrivant.
« Si je sors d’ici, il ne restera que moi au monde », se dit l’un des deux survivants de Chelmno, au début du film.
« Je suis le dernier juif », pense le dernier survivant du ghetto de Varsovie, à la fin du film.
« Survivre n’a aucun sens », se dit Filip Müller, un membre du commando spécial et il entre lui aussi dans la chambre à gaz. Mourir non plus, lui fait-on comprendre. Ainsi il pourra témoigner.
D’autres témoins se sont évadés dans le but d’alerter le monde sur ce qui se passait à Auschwitz.
Des SS interviewés en caméra cachée, on apprend comment les nazis ont perfectionné une machinerie d’extermination faute de quoi les corps pourrissaient à la chaleur. Au début, les gaz d’échappement, puis les camions à gaz eux-mêmes, les fosses communes puis les fours crématoires pour qu’il ne reste aucune trace. Le camouflage du boyau menant à la chambre à gaz, les détails pour rendre véridique le scénario de la douche de désinfection, visant à huiler le fonctionnement de la machinerie d’extermination, pour maintenir le rendement. Les hommes du commando spécial travaillant à la chambre à gaz, étaient tout d’abord liquidés quotidiennement, ceux qui survécurent le doivent aussi à un souci d’efficacité. Lorsque le rythme des transports diminue, survient la famine, et son compagnon, le typhus.
L’ordre de route N°587 des trains de la mort vers Treblinka : le train porte un numéro dans les 980, aller à plein, retour à vide, un numéro pour le train aller, un pour le train retour, 50 wagons de 200 personnes chacun. Le compte est presque bon. Les juifs ont payé eux-mêmes leur voyage aux chemins de fer allemands.
Etait-il possible d’ignorer ce qui se passait ? La réaction du bureaucrate allemand gérant le trafic ferroviaire. Il ignorait tout et sans doute n’aurait-il pas été prudent de se douter de quelque chose. On n’osait rien évoquer.
L’antisémitisme latent des voisins polonais qui occupent désormais les maisons juives : les juifs étaient riches. Oui, on savait qu’ils étaient exterminés. On prévenait les arrivants en faisant le signe de se trancher la gorge.
Et le monde extérieur ?
Des responsables du ghetto chargent Jan Karski, un diplomate clandestin du gouvernement polonais en exil, d’informer le plus de monde possible du génocide intenté contre le peuple juif. Ils demandent des mesures exceptionnelles aux alliés, ils demandent des armes pour la résistance du ghetto de Varsovie. Pour qu’il témoigne mieux de ce qu’il a vu de ses propres yeux, ils l’emmènent visiter le ghetto, où il peut se rendre compte de la déshumanisation qui y règne (cadavres nus dans la rue, enfants qui font semblant de jouer, mendicité, troc, peur, terreur, faim, meurtres). Karski transmettra le message et notamment à Roosevelt en 1943.
22:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : horreur, humanité
05/05/2011
Deux questions fondamentales
A mon avis, les défis du futur impliquent de se les poser (ainsi qu'aux candidats à toutes les élections) :
1- Que proposez-vous de faire quand ceux qui ont moins que nous souhaitent avoir autant que nous ?
(je parle des sans papiers, sans emploi, sans argent, sans nourriture, sans sécurité sociale, sans toît, sans voiture, sans espoir, sans avenir)
Par exemple : êtes-vous prêt à partager votre appartement avec un réfugié climatique New-Yorkais ?
2- Qu'êtes-vous prêts à réduire dans votre mode de vie pour plus d'égalité dans le monde ?
Après les transports en commun, l'achat de produits locaux, manger moins de viande, de quels gadgets de la consommation êtes-vous prêts à vous passer ?
Par exemple, renonceriez-vous au wifi, à avoir deux télés ou vous passeriez-vous d'un deuxième ordinateur ?
22:27 Publié dans Freemen, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs
10/03/2011
Communiqué Kokopelli 10 mars 2011
Kokopelli l'Insoumis
Insoumission aux lois liberticides
Cela fait près de 20 années que nous nous sommes insoumis aux lois scélérates qui ont permis que 5 multinationales contrôlent 75 % des semences potagères sur toute la planète. Dans ce même esprit, l'Association Kokopelli s'insoumet à toutes les lois liberticides telles que la Loi Lopssi 2, une sorte de Patriot Act à la française, et telles que le nouveau décret en date du 1er mars 2011 portant sur l'obligation de conserver les données informatiques "pour lutter contre le terrorisme".
L'Association Kokopelli a donc procédé, en toute insoumission, à la destruction des quelques 16 000 dernières commandes en mémoire sur sa boutique en ligne, et de toutes les informations afférentes. Un geste très symbolique il est vrai, mais ô combien libérateur. Ce cirque va-t-il encore durer longtemps?
On se plait à rêver - tout comme on désintègre des données virtuelles en les projettant dans le non-espace du vide cybernétique - d'une stratégie efficace permettant de projeter tous les psychopathes criminels dans le vide éthique de leur démence et de leur inhumanité. Un sujet fascinant de recherches pour tous les éco-guerriers au service de la Terre Mère, de l'humanité et de toute la biosphère.
Agroécologie et Droit à l'Alimentation
Ce n'est pas une plaisanterie: il existe une commission "droit à l'alimentation" chez les Nations Unies, le machin mondial qui n'a jamais empêché que les populations civiles se fassent massacrer par les gentils impérialistes libérateurs.
Et le rapporteur de cette commission, Mr Olivier de Schutter, vient de rendre public, le 8 mars 2011, son rapport stipulant que l'agroécologie, dans certaines régions, pourrait permettre de doubler la production alimentaire. On se rappellera qu'en 2007, la FAO avait oublié qu'il n'est pas élégant de mordre la main de ses Maîtres en publiant un rapport louant les mérites de l'Agriculture Biologique pour nourrir la planète.
De deux choses l'une, soit Mr de Schutter est un dangereux nihiliste cherchant à saper les fondations de notre civilisation démocratique et républicaine, soit il est en possession de tous ses esprits et son rapport ne fait que confirmer ce que les promoteurs de l'agroécologie savent fort bien depuis près d'un siècle.
Dans ce second cas, ne conviendrait-il pas, au plus vite, de convier devant les Tribunaux de la République tous les psychopathes criminels des multinationales de la pétrochimie alimentaire, et leurs valets d'Etat, afin de les neutraliser et de les empêcher de nuire encore plus. La chasse aux prédateurs est ouverte.
Miviludes et ses Prédateurs Autorisés
Notre dernière missive, eu égard aux psychopathes de Miviludes, a suscité chez quelques personnes somnolentes des larmes de gratitude pour le service d'utilité publique rendu par cette secte inter-ministérielle (certaines âmes sensibles ont même estimé que Kokopelli se décrédibilisait à publier ce type d'informations).
Pour mémoire, ce groupuscule a pour mission de débusquer tous les citoyens et toutes les citoyennes qui oseraient penser en dehors des systèmes de croyances estampillés "conventionnels" par les Autorités. Le dernier acte de bravoure de Miviludes fut d'envoyer les représentants des dites Autorités (70 policiers, la France a les moyens), au mois de février passé, dans un centre de formation biodynamiste à Nyons dans la Drome.
N'est-ce pas une surprenante coïncidence que Miviludes s'attaque à la nutrition alternative au moment même ou le Nécro-Codex Alimentarius est en train de nous pourrir la Vie, inexorablement? Blanche Magarinos-Rey, l'avocate de Kokopelli, a pris la peine d'analyser ce torchon putride qu'est le rapport 2009 de Miviludes: elle conseille ainsi à toute personne intéressée par la nutrition (et même le "shamanisme") à se reporter aux pages 29 et suivantes et aux pages 95 et suivantes afin de glaner quelques lumières sur les finalités véritables, et non-affirmées, de ce groupuscule d'hystériques.
N'est-il pas plus que temps de lancer une investigation citoyenne concernant qui se cache derrière George Fenech (l'homme aux multiples casseroles) et derrière tous les cerveaux de Miviludes. Une investigation qui pourrait également analyser toutes les relations amicales qu'entretiennent les divers responsables de ce groupuscule avec l'industrie pharmaceutique. Une investigation qui analyserait les liens très étroits entre Gorges Fenech (le promoteur d'une loi condamnant les non-vaccinalistes à 6 mois de prison ferme) et la ministre Roselyne Bachelot, l'héroïne de la grippe charcutière et la toute nouvelle promotrice de la psychiatrisation "à tout crin" de tous les dissidents.
Et tant que nous y sommes, une investigation sur les liens entre les responsables de Miviludes et le Momagri ne serait pas superflue. Que se vayan todos!
Semer l'Avenir, Récolter la Diversité
Nous avons posté sur le blog de Kokopelli une invitation à participer aux journées d'action et de résistance contre les nouvelles lois Européennes sur les semences qui vont permettre à l'industrie de s'emparer des bases de notre alimentation. Tous à Bruxelles, les 17/18 avril 2011.
Qui a tué l'Ecologie?
L'ouvrage de Fabrice Nicolino est disponible sur la boutique en ligne de Kokopelli.
Nous vous remercions pour votre confiance
07:12 Publié dans Freemen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/02/2011
WikiLeaks attend un heureux événement : OpenLeaks
La photo du livre provient du site web de Myriam Gallot, une des traductrices. (voir aussi son article très intéressant)
Inside WikiLeaks, Editions Grasset
Encore un livre d'aventures qui se lit d'une traite !
Daniel Domscheit-Berg est l'un des collaborateurs précoces de Julien Assange dans l'aventure WikiLeaks, aux côtés du "technicien", de l'"architecte", de la "Nanny" et de nombreux autres bénévoles.
Il décrit le médiatique fondateur de Wikileaks, l'ancien hacker Mendax, comme un caractériel mégalomane, dont la susceptibilité va faire capoter une belle idée, celle de rendre le monde meilleur en permettant aux lanceurs d'alertes de n'être pas inquiétés.
WikiLeaks, c'était (car le serveur est suspendu) un système crypté et sécurisé de soumission d'informations confidentielles sur un serveur, sans que la source ne puisse être identifiée de quelque façon que ce soit.
C'était aussi, une méthode de résistance à la censure, puisque chaque fois que le site serait suspendu, une centaine d'autres sites miroirs apparaîtraient. Une page propose aux internautes d'héberger le contenu du site en précisant bien que "cela peut être dangereux".
Wilikeaks a acquis ses lettres de noblesse en dévoilant des propriétaires de comptes bancaires aux Iles Caïman, en attaquant la Scientologie ou en rapportant les bavures de l'armée américaine (film Collateral Murder).
Avant chaque parution, les documents sont expurgés de leurs métadonnées qui permettraient d'identifier les auteurs de la fuite. Il est essentiel d'empêcher les sources de révéler des informations les concernant.
Enfin, une introduction est rédigée, les documents choisis sont édités pour publication, avant d'être proposés sur le site (non sans en avoir auparavant donné l'exclusivité à quelques média).
Daniel a été suspendu pour insubordination, pour avoir osé questionner le leadership de son ami en temps de crise.
Il est alors devenu l'un des cofondateurs d'OpenLeaks, qui se propose d'améliorer la transparence et la restitution d'information de WikiLeaks. Tout type d'information pourra être soumis à différents partenaires (ONG, journaux, organisations indépendantes...) et aura la possibilité d'être publiée. Les parties réception et restitution d'information seront déconnectées. Nous allons suivre de près cette initiative, qui devrait devenir publique au second semestre 2011.
22:33 Publié dans Informatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : openleaks
03/01/2011
Transformer des pierres en écoles (Stones into schools)
Cette épopée est la suite du best-seller "Trois tasses de thé" de Greg Mortenson (Penguin Books)
Construire des écoles en commençant dans les coins les plus reculés et oubliés est le moyen par lequel Greg Mortenson, Sarfraz Khan, Wakil Karimi et les donateurs américains ordinaires du Central Asia Institute (CAI) luttent contre la pauvreté, le désespoir et le fanatisme.
Ils créent en Afghanistan des écoles de filles, chacune d'elle avec un terrain de jeu et de solides bureaux, alignées sur un arc tendu entre Bozai Gumbaz, l'endroit le plus isolé du monde dans le corridor du Wakhan, et pointé vers le village du Mollah Omar, l'inspirateur religieux des talibans.
En 1999, un groupe de quatorze cavaliers kirghizes ont franchi la frontière pakistano-afghane par le col d'Irshad à 4977 mètres d'altitude pour demander à Mortenson de les aider à construire une école. Leur chef le commandhan Abdul Rachid Khan, avait envisagé l'éducation comme un dernier espoir pour ses nomades kirghizes emprisonnés dans ce toit du monde par la fermeture de la frontière chinoise, oubliés des politiciens de Kaboul, privés de tout soin médical, mourrant de faim et dévastés par l'addiction importée à l'opium.
Dix ans après, alors qu'Abdul Rachid Khan est mourant, il se lève pour demander à ses gens un dernier effort pour finir de construire l'école de Bozai Gumbaz avant que la neige n'ait gelé le plateau.
Ainsi les mêmes personnes qui étaient parmi les plus négligés d'entre nous... ont achevé de tenir la promesse qu'on leur avait faite en finissant leur école avec leurs propres mains.
22:25 Publié dans Livres, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/12/2010
La carte et le territoire... de notre immunité au changement
S’il est si difficile de changer de façon durable, de tenir bon sur « une résolution du nouvel an », c’est parce que des forces profondes s’opposent à notre volonté de changement. Ces forces sont motivées par des croyances, les « big assumptions ». Le territoire de ces big assumptions, c’est la peur. Ainsi, notre immunité au changement est un équilibre logique entre notre volonté de changement et notre armure de protection contre nos peurs les plus profondes.
Par exemple, untel croyait que les glissades étaient mortelles parce que son cousin était mort après avoir glissé dans l’escalier. Les big assumptions ont leurs sources dans l’histoire d’un individu. Elles induisent un système de protection extrêmement performant. Vues à la lumière de ces big assumptions, toutes les actions contre-productives sont extrèmement logiques et raisonnables.
Pour parvenir à changer, Robert Kegan et Lisa Lahey* préconisent de ne surtout pas adopter la solution « technique » qui consisterait à faire une fois pour toute le contraire de ce qu’on fait habituellement. Au contraire, au lieu de changer son attitude, il faut s’attaquer à nos big assumptions. Les mettre à jour, les observer, les analyser, «étudier leur histoire, et comme des chercheurs scientifiques, mettre au point des expériences pour tester leur véracité, recueillir des données objectives, et peu à peu, reculer leurs limites, augmenter le champ des possibles.
Robert Kegan et Lisa Lahey, auteurs du livre "Immunity to change" ont fondé une société Minds at Work qui organise des séminaires de formation à leur méthode. Cette technique s'adresse à des coachs travaillant en individuel et pour diverses organisations. Si l'on peut faire la carte de notre immunité individuelle ou collective au changement, alors, alors seulement les blocages pourront sauter et le succès peut être envisagé au bout du chemin.
*auteurs du livre "Immunity to change" Harvard Business Press
21:41 Publié dans Leadership | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immunité au changement
15/11/2010
Alcooliques Anonymes : 50 ans, toujours le même et pourtant si différent !
Ils sont venus d’Allemagne, du Canada, de Belgique, et de toute la France, par bus entiers, pour ce 50ème anniversaire !
Ils se sont mêlés aux quelques 1600 personnes qui se pressaient en réunions plénières, ou débordaient des salles de réunion Al-Anon et Alateen, organisés par l’entourage des alcooliques. Pour les proches d’alcooliques, il s’agit d’apprendre à cesser de croire que l’on est responsable ou qu’on peut sauver le malade.

La moyenne d’âge des AA est celle du mouvement. AA a vieilli et surtout AA a changé. Une majorité de femmes a témoigné en plénière. Et surtout :
… les alcooliques jeunes sont particulièrement vulnérables parce que souvent dépendants d'autres produits. Plus de la moitié des alcooliques de 25 ans sont poly-usagers. Ils consomment surtout du cannabis, mais aussi des médicaments ou des opiacés.
dit le Docteur Palomino, psychiatre et président du Conseil d’administration de l’association.
A la réunion « Poly-dépendance », le climat de confiance que permet l’anonymat a fait fuser de joyeux partages. Nous sommes tous poly-dépendants finalement, jonglant d’une dépendance à l’autre. On constate que beaucoup des alcooliques, anorexiques-boulimiques, dépendants affectifs et sexuels, dépendants aux drogues, au travail, joueurs compulsifs, les gens qui se mutilent aussi, sont des enfants d’alcooliques. Et la prévention consisterait peut-être à créer plus de groupes pour les jeunes, afin de verbaliser plus tôt le chaos dans la tête, l’anesthésie des sentiments, le mal être indicible. Certains poly-dépendants disent avoir mis à jour des souvenirs refoulés d’inceste. D’ailleurs, l’inceste ou les comportements incestueux ne sont jamais loin lorsque les inhibitions de l’alcoolique en phase active sont levées. Et l’éclatement des familles et la garde alternée font que les enfants se retrouvent souvent seuls avec le parent alcoolisé.
En AA, on ne fait pas de culte de la personnalité, mais on chérit les « dinosaures » qui ont fondé le mouvement en France. Ils avaient rêvé qu’un jour on serait des milliers !
Ils nous rappellent qu’être AA est un privilège, qu’en AA, l’alcoolique apprend à se tenir debout. Qu’il faut toucher le fond de la culpabilité, de l’humiliation, pour en venir à pousser la porte des AA. Que les médecins et les prêtres sont impuissants à traiter cette maladie. Qu’à la place de l’alcool, il faut mettre quelque chose, et que ce quelque chose est un programme spirituel, un programme d’amour qui n’est pas réservé aux alcooliques.
Ceux qui ont mis au point le langage du cœur ont trouvé la formule pour aider l’humanité.
A la réunion plénière du dimanche, il est d’usage d’appeler les alcooliques à se lever, en fonction de leur nombre d’années d’abstinence. Certains ont été délivrés de l’envie de boire, dès le premier jour, d’autres ont dû lutter pendant des années avant d’atteindre la sobriété. Notre méthode exige une rigoureuse honnêteté. Ceux qui ont eu le courage de ne pas se lever, avouant ainsi qu’ils ont rechuté, ceux-là sont sur la bonne voie !
23:08 Publié dans Alcoolisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alcooliques anonymes, poly-dépendance, enfants d'alcooliques





