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  • Le troupeau aveugle

    de John Brunner, lecture conseillée par Fabien (merci).

    Je lisais ce livre dans le train qui traversait un coin de paradis, une oasis de verdure avec de petits villages (la France). C'était encore l'été indien, avant que les feuilles ne tombent sur la neige (au lieu de tomber avant la neige), signe tangible du dérèglement climatique. J'avais l'impression de me trouver au wat trainite de Towerhill au Colorado, avant que les feuilles ne brunissent, signe annonciateur des dégats causés par les jigras transgéniques et de la famine de l'année prochaine.

    Avant l'attaque biotox des jigras, on pouvait encore trouver toutes sortes d'assurances contre les malformations foetales. On se gavait de pilules anti-allergiques, anti-dépressives, et contre les maladies de peau. On portait des masques à oxygène. Les quelques personnes encore lucides s'étaient donné le nom de freemen trainites. Ils agissaient à la suite de Francesco Casabaldi Austin Train. Certains collaient des autocollants anti 4x4 ou anti-consommation dessinaient des têtes de mort sur les voitures. D'autres tels que Nico Peg Mankiewicz profitaient d'une certaine audience pour google-bomber leurs blogs écrire des articles dans les journaux canadiens. Les mathématiciens trainites venaient de découvrir qu'une croissance exponentielle n'est pas soutenable indéfiniment que la surface encore cultivable n'était pas suffisante pour produire la quantité de produits "Puritain" vendus comme naturels. On sacrifiait des volailles suspectes de grippe aviaire brûlait des stocks de nourriture hydroponique suspects de contenir un produit qui rend fou. Pourtant la famine s'était arrêtée aux portes du Niger  était endémique et l'épidémie d'entérite agravait encore la pénurie d'eau et le désordre tandis que les filtres japonais se trouvaient contaminés de bactéries étranges.  Tandis que des villes entières exposées à l'eau du robinet contaminée au benzène de toxiques qui rendent fou... à des explosions... au grand incendie et aux violences ur...

  • Bilan de la journée sans achats

    1- L'agréable sensation de ne pas faire partie de la foule misérable qui trépigne aux caisses en une attente interminable, après avoir claqué tout son argent du mois prochain

    2- Le bonheur de manger une boite de sardines oubliée. Les sardines, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais c'est riche en omega3, bon pour le coeur, anti-dépressif

    3- L'envie de rafraîchir les stocks de guerre (manger des sardines, des sardines et encore des maquereaux...)

    4- La mise en place d'un plan de bataille visant à boycotter le supermarché du coin (qui en l'occurence est vraiment au coin)

    5- En un mot comme en cent, la sensation d'être libre !

  • Nouveaux loisirs parisiens


    Tout de même, ils rigolent bien ces parigots !
    Vous ne trouvez pas que j'ai presque le look pour rejoindre la Brigade Activiste des Clowns ?
    Voir le programme des réjouissances sur le blog A tous les hommes libres
    Bon, d'accord en province, on peut faire des batailles de boules de neige dans la neige blanche et pure !

  • Journée sans achat du 26 novembre

    Je n'ai pas réussi à télécharger ici l'image que je voulais, c'est à dire l'affiche rouge de "journée sans achat". On peut la trouver sur le site de casseursdepub.net
    Bien sûr, coller des affiches cela suppose de sacrifier des arbres, et l'impression de l'affiche consomme beaucoup d'encre. Ceci dit, celle en rouge me plait bien, parce que le rouge est strictement complémentaire au bleu et au jaune qui vont me servir à imprimer des logos freemen, des tee-shirts freemen, des banderolles freemen (depuis le temps que je stocke du papier à banderolles, du papier à thermocoller sur tee-shirts blancs).
    Digression mise à part, pourquoi suis-je en train de coller des affiches "Journée sans Achats" aux quatre coins de mon lieu de travail ?
    Pour agir un peu ici et maintenant, si l'action fait peu d'adeptes en 2005, elle en fera davantage en 2006.
    Parce que je pense que les gens qui travaillent ici seront sensibles à l'idée et iront voir le site.
    Parce que la consommation effrénée me dégoûte et que je n'ai plus envie de consommer.
    Parce qu'il est encore temps d'organiser une action pour samedi dans d'autres villes que celles mentionnées sur le site.
    En attendant, si vous trouvez un bon de "non-achat" dans votre boîte aux lettres, vous êtes sans doute mes collègues.

  • Un couvre-feu à deux vitesses

    ou Comment une mesure hyper-maladroite a failli tuer mon couple
    Dans ma bonne ville de G., suite à un cocktail-molotov lancé sur le tram, la circulation des trams a été arrêtée à 20h30.
    Je peux vous assurer que cela a été interprêté par beaucoup comme un couvre-feu.
    Que penser d'un couvre-feu qui ne touche que ceux qui circulent en transports en commun, les pauvres et les décroissants, ou les étudiants, donc ? Car à G., ceux qui n'ont pas de voiture, c'est qu'ils ne peuvent pas en avoir...
    Rien que l'idée me faisait hurler et c'était précisément le jour où je prends le tram pour traverser la ville, mettant ainsi 3 euros d'équivalent CO2 dans ma tirelire virtuelle de décroissance.
    Eh bien, ces monstres, ils ont en plus arrêté le tram, avant l'heure annoncée.
    Tandis que j'attendais en me réchauffant comme je pouvais en serrant mon kebab sur mon coeur, un tram qui n'est jamais venu.
    Ce sont des piétons qui nous ont avertis, et tout le monde, y compris la vieille dame et le vieux monsieur à la canne s'est mis à marcher le long des rails.
    Beaux bruits de bottes, les miennes, sur les rails de tram déserts, troublés seulement par les motos de la police, "qui passent trois par trois, armés jusqu'aux dents prêts à bondir" (je cite juste Coluche, là).
    J'avais la haine, moi une privilégiée, mais en même temps un grand bonheur de devoir marcher par solidarité avec les pauvres.
    Malheureusement, mon mari s'est inquiété et est venu me chercher en voiture.
    Exit un euro de ma tirelire virtuelle de décroissance.
    Il a fait semblant de ne pas entendre quand je lui ai proposé de ramasser les gens le long du tram.
    Je faisais la gueule, et lui aussi, il s'est excusé d'être venu me chercher. Il était vraiment fâché.
    C'était (presque) notre première dispute.
    J'ai alors décidé d'aller tous les soirs ramasser les victimes du tram absent, enfin sauf le jeudi, le vendredi, le samedi, jours où mes activités m'en empêchent.
    Le dimanche j'ai oublié et le lundi la circulation était rétablie.
    Ouf, on a frôlé le divorce.

  • Google bombing

    J'ai réussi à m'auto-google-bomber sur le mot-clé Tirelire Virtuelle.
    Mais me direz-vous, qui peut bien taper Tirelire Virtuelle dans google ? A part moi ?
    La plus lourde tâche reste donc à réaliser, associer cette tirelire virtuelle à la notion de Décroissance.
    Et accessoirement, à la notion de croissance.
    En effet, si l'on consomme moins, si l'on a une attitude plus respectueuse de la planète, si l'on se débarrasse de sa voiture par exemple, cela conduit à des économies substantielles. La Tirelire Virtuelle de Décroissance sert donc à quantifier lesdites économies, à les rendre plus visibles.
    Mais pour moi, ça ne s'arrête pas là. Cet argent économisé n'est pas destiné à mes héritiers hypothétiques.
    A mon avis, il devrait être solidaire.
    En transférant mes économies de décroissance à quelqu'un qui n'a pas encore pu profiter jusqu'à la nausée de la consommation, j'aimerais donner la possibilité à cette personne de consommer. En commençant peut-être par l'aider à sortir du surendettement.
    De faire ses courses sans convertir les euros en francs, de faire ses courses dans des monstrueux hypermarchés aux tentations inommables. D'acheter des produits de qualité qui sont deux fois plus chers et durent quatre fois plus longtemps. D'acheter des objets pour soi plutôt que de donner ses sous à l'état en d'infâmes tickets à gratter.
    Ensuite il sera temps de pratiquer tous ensemble la décroissance volontaire, mais pas sans avoir connu la croissance.

  • Talent ignoré

    Traduction : "faire disparaître les voitures, c'est une bonne chose, mais les gaz brûlés augmentent le trou d'ozone"

    Je sais, c'est perfectible, mais c'est ma première oeuvre depuis la maternelle

  • Waterworld (pétition contre toutes les violences)

    Nous vivons dans un enclos, entouré de palissades. Nous nous gorgeons de sodas et de Slim Fast devant notre adsl-écran plat. Comme nous avons eu la chance de faire des études, nous gagnons suffisamment d'argent pour consommer sans modération. Jusqu'à la nausée.

    Ca devait arriver. C'était inévitable. Ca ne pouvait pas durer, les nantis, les riches, les puissants, les aisés, les chanceux, n'allaient pas pouvoir maintenir indéfiniment les remparts qui les séparaient des déshérités.

    Les palissades sont en train de se fissurer. Elles ne tiendront pas longtemps dans les banlieues, sous la poussée du désespoir, classes-surchargées-discrimination à l'embauche-montée de tous les intégrismes-y-compris-intégrismes-fachos. Personne ne sera épargné par la violence, exutoire stupide et aveugle. Mais ce n'est qu'un signe avant-coureur, les frontières sont prises d'assaut par tous ceux qui nous envient nos-prisons-dorées-aux-centre-villes-interchangeables et traversent des Gibraltars à la nage. C'est peut-être déjà trop tard. Le maëlström ne laissera rien debout sur son passage.

    Alors que faire ?

    Expliquer-S'informer-Partager-Comprendre-Aider-Décroître-Etre généreux-Etre courageux-S'interposer

  • Liberté, Egalité, Fraternité

    Freemen est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que : • le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique • s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance». Au delà, comme le nom “Freemen“ l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle «chaîne», un nouveau «journal», chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout.
    La seule condition pour se déclarer freemen est d'être d'accord avec la déclaration ci-dessus, de linker les autres freemen, pour former le réseau et de se faire connaître. Voir la liste à gauche de ma page d'accueil. Vous avez deviné, j'en suis une.
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    On ne devient pas "freemen", on n'est pas élu, ni co-opté, ni fils-de-freemen, on l'est ou on ne l'est pas.
    Tous différents, mais tous égaux, certains étant plus différents que d'autres.
    Expérience à suivre les freemen à leurs débuts, vont devoir surmonter bien des écueils : sauront-ils fonctionner en fraternité ? (sans chef, sans exclure, sans censure ?)

  • La tirelire virtuelle, un nouveau "concept" pour se libérer

    Le principe : placer dans sa Tirelire l'argent qu'on économise en se libérant.
    Exemple, en me libérant de ma voiture (elle sera bientôt à vendre), je suis la seule à me réjouir de la hausse du prix du pétrole puisque je mets maintenant dans ma tirelire un euro cinquante par trajet à bicyclette.
    Remarque, si vous voyez un carré blanc dans le panneau de gauche, essayez avec Firefox et vous verrez le contenu de ma tirelire. Ce faisant vous vous libérerez aussi de Microsoft.
    En cas de guerre, de grêve des transports, de pénurie totale, j'aurai déjà les mollets aguerris.
    La tirelire virtuelle, ça vaut tous les Slim Fast, ça remplace les clubs de gym.
    Vous pouvez aussi décider de la rendre anti-addictive en y mettant l'argent des pots que vous ne prenez pas, des cigarettes que vous ne fumez pas... de la viande que vous ne mangez pas... ah ah ah
    Il va de soi que la tirelire virtuelle est écologique, si vous y mettez la différence entre le prix du poulet et celui du boeuf (car ce dernier est beaucoup plus coûteux à engraisser).
    Dernière remarque, la tirelire virtuelle est gratuite, sans publicité, alors prenez vite la vôtre en cliquant sur le cochon (j'aurais dû mettre une poule). Ah bon, c'est un ourson aujourd'hui ?