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  • Insoutenable !

    Ils montent sur la fenêtre ! Attention ! Non Non ! Ils sont affamés !

    Reportage entendu un matin à la radio. Il s'agit de la distribution de vivres par la Croix Rouge aux clandestins à Calais.

    Cela évoque tellement pour moi les frontières qui craquent sous la poussées de hordes affamées, qui ont fui la misère du bled et envient le quotidien des plus pauvres d'entre nous... 

    Un jour il faudra bien choisir entre les accueillir et les tuer !

    Des gens qui ont bravé la tempête sur des embarcations de fortune, ou se sont glissés dans des containers. Des gens qui n'ont rien à perdre, sinon la vie, et qui déferlent par milliers, bientôt par millions. Va-t-on tirer dans le tas ?

  • Les raisins de la colère.

    Il y a bien longtemps que la colère ne m'habite plus.

    Et pourtant...

    Je hais tous les marchands d'illusion, et en premier lieu l'état et son racket indirect par les jeux de hasard et les tickets à gratter. Je hais toutes ces sociétés de crédit qui vous promettent la lune avec des remboursements "à votre rythme", sans préciser que ces remboursements ne finiront jamais.

    Je vomis ce slogan hypocrite : "Puis-je vous aider à mieux consommer ?"

    Je crache sur les bons de réduction destinés à vous pressuriser comme on presse un tube de dentifrice vide...

    Je m'en veux, après avoir violememnt pris à parti un gros bonnet d'une chaîne de salons de coiffure sur l'augmentation des prix, de m'être tue lorsqu'il a prétendu me vendre de la qualité. Depuis quand une entreprise capitaliste aurait-elle d'autres buts que de soutirer le maximum d'argent au client ?

    Le problème, c'est que les interlocuteurs qu'on peut avoir ne sont que les maillons de la chaîne : la manager stressée par son chiffre d'affaire à produire, la coiffeuse intéressée par un pourcentage sur les ventes de cosmétiques, le vendeur aux abois avec sa commission, l'employé de banque qui... - au fait, il y a paraît-il beaucoup de dépressions et de suicides chez les employés de banques !

    L'expérience a tout de même du bon. J'ai appris que je pouvais demander un devis à la coiffeuse. Ainsi si elle propose une petite variante au traitement habituel, je saurais tout de suite combien de fois quinze euros cela va me coûter. Et probablement, je pourrais obtenir une remise de la manager stressée.

    Pour les crédits, exiger l'échéancier. Analyser le TEG, au dessus de 5%, allez voir ailleurs. Faites décocher la case assurance. La loi oblige les sociétés de crédit à indiquer le TEG, et interdit de présenter les prêts comme des cadeaux.

    Refuser toutes les cartes de paiement et de crédit. Avoir un oeil critique sur les bons de réduction. Et sur les gros flacons de produit qui ont un goulot plus large. On ne m'aura pas comme ça, non mais...

     

  • La loi des ciseaux grégaires

    Vous connaissiez tous la loi de Murphy selon laquelle la tartine retombe toujours sur la face beurrée, le principe de Peter selon lequel l'ascension sociale s'arrête au niveau d'incompétence de la personne qui monte, eh bien aviez vous remarqué ce phénomène étonnant  ?

    Les ciseaux sont grégaires.

    Je m'explique : parfois, il est impossible de trouver la moindre paire de ciseaux dans l'appartement. C'est d'ailleurs un sujet de dispute : "Tu me caches les ciseaux, c'est dégueulasse !".

    Eh bien, il suffit de retrouver une paire  pour voir des ciseaux réapparaître de partout. J'ai constaté cela aussi dans mon environnement professionnel.

    La morale de tout ceci : il n'y en a pas, ce n'était pas une note sérieuse. Mais je vais essayer quand même :

    - qui se ressemble s'assemble ?

    - à deux on n'est déjà plus seul ?

    - il suffit d'un freemen pour que d'autres se lèvent ?

  • Réhabiliter la mort

    Rédaction à l'école primaire : "hier j'ai vu un oiseau mort."

    Aujourd'hui :

    Je pense à une famille remarquable. La famille au complet a accompagné la jeune femme du fils ainé - il l'avait épousée la sachant malade de son cancer des os -.  Puis la mère, éphémère grand-mère, a porté dans ses bras l'enfant de la seconde épouse qui ne pouvait vivre parce que souffrant de malformations trop graves, et dont on n'avait pas avorté. Cette famille a bien des choses à nous apprendre.

    A nous apprendre pourquoi le jumeau le plus gros des deux prématurés est celui auquel il a fallu dire adieu. Peut-être pour que sa mère devienne un tout petit peu plus grave.

    A nous dire pourquoi l'agonie de ma grand-mère devait se prolonger autant, tout simplement pour que toutes ses filles aient le temps de se préparer à l'accepter.

    A nous donner l'oreille pour écouter G. qui est allée aux alcooliques anonymes pour mettre de l'ordre dans sa vie avant de mourir. Une si belle histoire humaine.

    Peut-être que si la mort était un peu moins tabou, la vie serait un peu plus humaine. On pourrait s'habituer à vivre sous son regard, à ne pas l'oublier, à la regarder en face, à ne pas lui tourner le dos.

    A avoir moins peur de ce contre quoi on ne peut rien, ou si peu, des épidémies, des catastrophes, à être moins stupide, moins égoïste. A se préparer à n'écraser personne dans sa fuite, à ne pas voler le masque de son voisin.

    A être courageux, réaliste, solidaire, fort, peut-être sage.

  • Le jour d'après (de Nicholas Meyer)

    http://www.cine-fiches.com/science_fiction/le_jour_d_apres_83.html

    Après, c'est après... une explosion atomique.

    Pour ceux qui ne sont pas carbonisés immédiatement, au delà d'une exposition aux radiations de 8 Sievert, c'est la mort inéluctable par aplasie médullaire. (http://www.cusstr.ch/doc/190.pdf)

    Si cela se produisait, moi j'aimerais bien aller finir mes jours tranquillement à la montagne, loin des pillages, de la violence, de la pénurie (désorganisation totale des transports=mort de faim pour la plupart).

    C'est pourquoi, deux sacs à dos seront toujours prêts avec le matériel de survie : tente, matelas, couverture de survie, butagaz et recharges, casserole, eau, flask de whisky (les médicaments !), sucre, café, soupe en sachets, boites de cassoulet et de sardines, biscottes, pâtes, huile d'olive, olives, dragées, savon, chewing-gum, cartes à jouer, harmonica, radio ?

    Cela peut servir aussi en cas d'épidémie, d'inondation, de tremblement de terre, de guerre, de résistance, de grêve générale...

    C'est aussi une chouette idée de vacances.