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  • 80 hommes (VIII- Le mystère du capitalisme)

    Hernando de Soto, économiste, auteur de "Le mystère du capital, pourquoi le capitalisme triomphe en Occident et échoue partout ailleurs", Editions Flammarion, 2002, mène une des luttes les plus efficaces contre la pauvreté.

    Intrigué par la notion d'économie informelle, il découvre que la grande majorité des activités économiques du Pérou, se déroulent en dehors de toute législation. La cause : il est tout simplement impossible d'enregistrer légalement une activité économique. Cela demanderait des mois de travail à temps plein tant les tracasseries administratives sont nombreuses et des frais énormes. Une situation similaire est observée en Egypte où l'obtention d'un titre de propriété peut prendre jusqu'à 17 ans. Il manque une garantie légale sur les propriétés et les activités économiques et l'absence de cette garantie, l'accès au crédit auprès des banques n'est pas possible. D'où la pauvreté.

    Nous autres freemen qui fustigeons le capitalisme, devons reconnaître que certains - et ils sont nombreux - n'y ont encore pas eu accès.

    (de nombreuses autres histoires dans 80 hommes pour changer le monde, de Sylvain Darnil et Mathieu le Roux, aux Editions JC Lattès)

  • 80 hommes (VII- Cristallins pour tous)

    Imaginez un hôpital où la plupart des patients ne paient pas l'intervention, où les plus aisés paient pour les autres (et ce n'est pas sponsorisé par Mickey Mouse)... sans que personne ne vérifie les revenus des patients !

    Le marché mondial de la cataracte est de l'ordre de 40 millions de personnes. L'opacification du cristallin cause la cécité, qui peut être facilement guérie en remplaçant le cristallin par une lentille artificielle.

    Le Dr. Govindappa Venkastaswamy (Dr. V pour les intimes), a fondé l'hôpital Aravind, spécialisé dans ce type d'intervention, qui est devenu un centre d'expertise mondial dans le domaine de la chirurgie ophtalmique. Il a aussi réussi grâce à la société Aurolab, à faire fabriquer sur place les lentilles pour seulement 10 dollars pièce, alors qu'il fallait compter auparavant 15 à 30 fois plus.

    Plus d'un million de patients ont été opérés avec succès. Le Dr. V. s'attaque désormais au problème de la surdité, un "marché" de 250 millions de cas dans les pays en voie de développement.

    On imagine sans mal le concept appliqué à la thérapie anti-VIH en Afrique ou à la lutte contre le paludisme...

    Source : 80 hommes pour sauver le monde, Editions JC Lattès, que je vous recommande bien sûr de lire de bout en bout.

  • 80 hommes (VI- micro-crédit)

    Muhammad Yunus a identifié une des causes de la pauvreté : le coût prohibitif du capital.

    Une marchande des rues qui emprunte le matin un euro à un usurier pour acheter les fruits qu'elle revend, et doit reverser le soir même 20% d'interêt (les 4/5 de son bénéfice), ne pourra jamais sortir de sa condition.

    A moins qu'on lui prête à un taux décent la petite somme dont elle a besoin pour constituer son fonds de commerce.

    La Grameen Bank, créée voilà déjà 25 ans, s'est spécialisée dans le micro-crédit. Elle ne fait signer aucun contrat, n'engage aucune poursuite, et ne demande aucune garantie ou caution à ses clients. Son taux de recouvrement est cependant supérieur à celui des banques traditionnelles.

    Mohammad Yunus conclut l'entretien avec les auteurs de 80 hommes en ces termes : "Pour lutter contre la pauvreté, il ne suffit pas de lancer de gigantesques projets, il faut se préoccuper avant tout du premier maillon de la chaîne : l'homme. En lui redonnant espoir."

    source : 80 hommes pour changer le monde, éditions JC Lattès

     

  • 80 hommes (V- Electricité pour tous)

    En observant le mode de vie des habitants d'une région en pleine campagne au sud du Brésil, Fabio Rosa fait une observation princeps :

    "Le fait de ne pas avoir accès à l'électricité coûte très cher". (j'ai envie d'ajouter : la pauvreté coûte très cher)

    En effet, entre le prix des piles pour alimenter la radio, la bougie pour s'éclairer, et le kérosène pour cuire les aliments, les gens dépensent au minimum 10 dollars par mois.

    Fabio Rosa a donc l'idée de louer des panneaux solaires pour 10 dollars par mois. Son entreprise IDEAAS pourrait fournir d'ici peu l'accès à l'électricité à 12000 personnes qui en étaient exclues. Pour 16 dollars, on peut rajouter la télévision et il faut payer 24 dollars pour pouvoir recharger un téléphone portable.

    Fabio Rosa a bénéficié de l'aide du programme Ashoka pour l'étude de faisabilité de son projet.

    L'électrification des villages permet en outre de lutter contre l'exode rural.

    source : 80 hommes pour changer le monde

  • 80 hommes (IV-Citation)

    Il est important d'avoir des reves assez grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.

    Oscar Wilde

    cite dans 80 hommes pour changer le monde

  • 80 hommes (III-Curitiba)

    Ou trouve-t-on la Rua des Flores, ou l'on peut deambuler au milieu des oiseaux en plein centre ville ?

    Reponse : a Curitiba, au Bresil.

    Cette ville de plus de deux millions d'habitants a subi le traitement d'un accupunteur urbain. Jaime Lerner, architecte, a identifie quelques points nevralgiques et les a revitalises. Les bus desservent les endroits les plus recules et sont utilises pour 4 trajets sur 5. Les 3/4 des habitants trient leurs dechets et la municipalite composte l'organique au profit des paysans qui recoivent gratuitement de l'engrais. Elle rachete aux pecheurs les dechets pris dans leurs filets. Les entreprises adoptent les enfants des rues abandonnees et leur confient de menus travaux. Des livres et des installations multimedias sont disponibles dans 50 "phares du savoir". Les habitants ont arrose eux-memes leurs espaces verts, ceux de la Rua des Flores aussi...

    Si c'est possible a l'echelle d'une ville...

    Source : 80 hommes pour sauver le monde

  • 80 hommes (II-Enercon)

    medium_eolienne.jpgTandis que nous roulons dans le Land de Basse Saxe (Niedersachsen, au nord de l'Allemagne), nous pouvons admirer de fabuleux couchers de soleil. Pourtant c'est la nostalgie qui domine, celle de se dire qu'un voyage de 1300 km en voiture n'est plus ecologiquement soutenable, que c'est donc la derniere fois, et que ce n'est que le debuts des renoncements necessaires.

    Hauts les coeurs : Enercon, la deuxieme entreprise mondiale de fabrication d'eoliennes, nous offre ce beau spectacle. Son fondateur Aloys Wobben estime que le cinquieme ou le quart des besoins allemands pourraient etre couverts par l'energie eolienne en 2010. Et la Basse Saxe assure deja 50% de sa consommation d'energie grace a des eoliennes (source 80 hommes pour changer le monde)

  • 80 hommes (I-Ashoka)

    Et si agir, c'etait encourager les autres a agir ? Parier sur la capacite de ceux qui veulent aller au bout de leurs reves ?

    William Drayton (Etats-Unis) a fonde Ashoka, un reseau d'entrepreneurs sociaux.

    Au lieu d'etre une oeuvre caritative classique, la fondation offre un salaire de trois ans a des acteurs de l'action sociale selectionnes sur la pertinence de leurs idees et sur leurs qualites d'entrepreneurs. En effet, des projets peuvent capoter mais l'engagement et le conviction des entrepreneurs sociaux ont beaucoup plus de chance de perdurer.

    Les 1500 membres dans 53 pays ont de plus l'occasion de communiquer entre eux, de partager leur experience, ce qui est encore le meilleur moyen de transformer une innovation locale en solution globale.

    Site de l'organisation en France.

    Pour la petite histoire (feuilleton oblige), William Drayton a une ambition tres simple : changer le monde. Influence pqr Martin Luther King, il participe a des manifestations contre la segregation ce qui lui vaut d'etre arrete a 17 ans. Admirateur de Gandhi, il fera egalement un pelerinage sur ses traces.

    source : 80 hommes pour changer le monde, Editions JC Lattes

  • 80 hommes pour changer le monde

    medium_changerlemonde.jpgde Sylvain Darnill et Mathieu le Roux, editions JC Lattes

    Non, ce livre ne parle pas des freemen !

    J'ai eu du mal a en diviser la lecture en deux pour faire durer le plaisir jusqu'a demain. J'ai deja eu dix fois les larmes aux yeux et des frissons partout.

    Il s'agit d'un recueil d'utopies possibles, d'action solidaires ou ecologiques, developpees par des individus qui pensent differemment. Et pourtant toutes ces actions sont rentables economiquement.

    Des alternatives a la decroissance ? (a suivre comme feuilleton de l'ete).

    En attendant, le site qui relate l'experience d'un tour du monde a la recherche des 80 actions.

  • Boursicoteurs, arnaqueurs, tous coupables !

    A celui qui gagne de l'argent en achetant et vendant les actions de son portefeuille boursier, je dis : "Halte là. Cherchez l'arnaque. Cet argent est sale, il pue, il est malhonnête."

    De même qu'une chaîne du genre "Envoyez cinquante dollars au premier de la liste, envoyez la liste à cinq personnes et inscrivez vous en bas de la liste, vous recevrez des milliers de dollars" est une arnaque, pour laquelle les derniers idiots sur la liste seront perdants,  l'argent gagné en bourse l'est forcément au détriment de quelqu'un d'autre.

    Vous me direz, ce n'est pas grave puisque ce sont les autres boursicoteurs qui paient, alors bien fait pour eux ! Sauf que les perdants sont les plus pauvres (comme par hasard les plus vulnérables aux arnaques en tous genres), ceux qui n'ont même pas l'argent qu'ils investissent et doivent revendre avant le paiement mensuel, ou les penny-stockers (ceux qui achètent les actions pas chères) qui n'ont pas les reins assez solides pour durer ou réacheter après la baisse.

    En plus. si j'ai bien compris la leçon de José, pour maintenir la croissance de ses actions, la société cotée en bourse va devoir faire de plus en plus de profit. Et pour cela elle va pressuriser ses cadres qui feront infarctus et dépression, et dégraisser son personnel qui viendra grossir le flot des chômeurs. Donc le boursicoteur est coupable.

    Coupable de croire que l'on peut gagner de l'argent honnêtement sans rien faire, rien qu'en cliquant sur le site internet de sa banque.

    Coupable de l'inhumanité du monde du travail, des suicides de banquiers, à qui l'on demande d'atteindre des objectifs inouïs dans la vente de "produits financiers".

    Coupable de faillites, de délocalisations, de licenciements abusifs, du mal-être, de l'intégrisme, des guerres, de la pauvreté.

    Existe-t-il un tribunal devant lequel on pourrait attaquer les boursicoteurs pour tous ces crimes ?