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  • La démarche HQE (haute qualité environnementale)

    Pour qui veut construire ou rénover un bâtiment, pourquoi ne pas envisager d'en faire un modèle en matière d'environnement, de qualité de vie et d'autonomie énergétique ?

    C'est simple, il suffisait d'y penser et de se mettre en contact avec l'ADEME, qui peut accompagner le projet dans sa conception et financer la moitié du surcoût lié à la conception. 

    Un calcul extrèmement simple sous nos latitudes (France) montre qu'en diminuant de 75% (et pourquoi pas 100% ?) la consommation énergétique du bâtiment,  on rentabilise le surcoût d'installation en... X années (voir plus bas).

    En plus, un projet extrèmement ambitieux pourrait prétendre à une aide éventuelle aux opérations exemplaires, qui peut couvrir jusqu'à 40% d'un surcoût d'investissemement dans la limite d'un plafond de surcoût de 500 000€. Il s'agirait ni plus ni moins de viser par exemple l'autonomie énergétique, pour pouvoir concourir au Green Building Challenge !!! 

    Imaginez un bâtiment dont l'isolation serait optimale, qui utiliserait au maximum l'ensoleillement d'hiver comme d'été avec des panneaux solaires, dont l'orientation serait optimisée pour se passer de climatisation en été, dont les fenêtres seraient judicieusement disposées pour procurer un éclairage naturel pour tous les utilisateurs, dont les zones paysagées serviraient non seulement à épurer les eaux pluviales recueillies sur les toits, mais à accroître le plaisir de travailler des occupants, ou à reconstituer un écosystème pour des espèces en danger. Les matériaux seraient choisis pour leurs propriétés non toxiques, et non salissantes par exemple.

    Si je m'égare et deviens lyrique, c'est parce que j'ai lu des descriptions de ce genre dans "80 hommes pour changer le monde". Pardon si je plagie.

    Ce bâtiment aurait de nombreux garages à vélos couverts, et des postes pour recharger les voitures électriques, notamment celles de fonction, il serait bien sûr accessible aux handicapés, on serait fiers d'y travailler !

    Il reste à faire le fameux calcul de rentabilité. Je retourne m'informer sur le site de l'ADEME. 

    J'ai trouvé une brochure ici destinée aux particuliers, à propos de l'énergie solaire. Exemple d'une maison de 150 m2 avec 20 m2 de capteurs solaires. Economie environ 7500 kWh/an (dépend de la latitude et du nombre d'habitants). Coût d'installation de chauffage : compter 20 000 à 25 000 euros contre 15 000 pour une installation classique. Crédit d'impôt (remboursable s'il excède l'impôt dû) : 50% jusqu'à 16 000 € (pour un couple).  Donc surcoût maximum 5 000 €. Sachant que le kWh est à 0,1 € et qu'il ne cessera d'augmenter, le surcoût est remboursable en 6,66 ans. CQFD.

    Ah oui, n'oublions pas le plus important, économie de plus d'une tonne de CO2 par an, de quoi remplir une tirelire

    source HQE : brochure de 20 pages téléchargeable sur le site de l'ADEME. 

    l'aide de l'ADEME 

    site de l'Association HQE 

  • Vivre free(wo)men...

    Petite victoire citoyenne. L'autre jour, j'ai demandé calmement et fermement à deux jeunes d'enlever leurs pieds des sièges du bus.

    Et ils l'ont fait.

    Ce qui me fait le plus plaisir, c'est que cela a été spontané, je l'ai fait sans réfléchir. C'est la preuve pour moi qu'à force de fréquenter sur le net des hommes et des femmes libres, je progresse, je suis moins peureuse, je m'assume.

    Vive la liberté !

  • Comprendre les fossés culturels

    Je vous promets, j'avais fait une super-note, bien documentée et tout, mais je l'ai perdue parce que j'ai attendu trop de temps avant de sauvegarder.

    Du coup, vous allez avoir droit à la version abrégée (chouette diront certains qui se rappellent que dans le temps ce blog fustigeait les notes trop longues !!!).

    Je disais donc que pour que l'utopie du partage équitable du monde soit possible (et pas seulement au retour d'une arche de Noé après l'Apocalypse), il fallait un travail de compréhension mutuelle qui pouvait s'étaler sur deux générations, le temps qu'il a fallu pour passer de la vie de nos grand-mères à celle de nos filles.

    Et je prenais l'exemple de l'évolution de la liberté sexuelle et de la maîtrise de la procréation comme paramètre ethnologique à monitorer.

    J'expliquais que certaines civilisations natalistes étaient dûes au fait que l'enfant est encore trop souvent une assurance vieillesse. Si bien que dans le monde arabe par exemple, les parents sont nommés "père ou mère de- prénom de leur fils aîné", et cela même si l'aînée est une fille. Cela se traduit par une désolation sincère et culturelle vis-à-vis de quelqu'un qui n'a pas d'enfant, l'enfant à venir étant toujours désigné au masculin. Il pèse donc sur les aînés la responsabilité terrible de prendre soin des parents âgés et de la famille entière si les parents venaient à mourir. D'où un renforcement incompréhensible pour nous du droit d'aînesse et de la dominance masculine car les filles semblent exonérées de ce devoir, toutes destinées qu'elles sont à être mises à l'abri du besoin par le mariage.

    Le taux de chômage élevé et la procréation nécessaire sont deux facteurs qui maintiennent la femme à l'ombre close des maisons pour s'occuper de sa progéniture et exprimer sa frustration à coups de méchancetés envers ses belles-soeurs puis ses belles-filles. Ces femmes sont les plus sûres gardiennes de l'obscurantisme et de l'asservissement fémininin lorsqu'elles ne tolèrent pas que d'autres puissent échapper à leur condition. L'absence de mixité, les femmes étant le plus souvent confinées à l'"intérieur", contribue grandement à une certaine méconnaissance sexuelle et peur de l'autre sexe, renforcée par de nombreux non dits et tabous (je ne dis pas que tout est parfait loin de là dans nos sociétés occidentales). Pour ne prendre qu'un exemple, je suis impressionnée par le conditionnement archaïque qui fait résider l'honneur de la famille dans l'hymen de ses filles ! Et par le fait qu'on se retranche facilement derrière une "mentalité" pour éviter de réfléchir à l'absurdité de cette croyance.

    Le film "L'Immeuble Yacoubian" décrit (entre autres) la vie sexuelle ordinaire dans la ville évoluée et moderne du Caire.medium_yacoubian.2.jpg Le plus étonnant peut-être c'est que tout se déroule sous les yeux de tout l'immeuble, tout le monde étant au courant de tout. En tout état de cause, cette vie n'est pas facile.

    On y évoque par exemple les ébats d'un célibataire avec une barmaid qui s'avèrera être une prostituée (professionnelle ou traitée comme telle et renvoyée pour avoir couché avec le célibataire ?). On assiste aux efforts de séduction d'un directeur de journal homosexuel envers un jeune soldat, et à la brutalité du "devoir conjugal" tri-quotidien de ce dernier (viol conjugal). On est témoin du mariage secret d'un vieux riche avec une jeune veuve pour assouvir ses appétits sexuels, et on assiste impuissants à l'avortement qu'il lui inflige lorsqu'elle se retrouve enceinte. Le jeune homme que ses origines modestes empêchent d'entrer dans la police rejoint les frères musulmans et se met à vouloir contrôler les tenues de son amie en même temps que la pousse de sa propre barbe. Lorsqu'après une manifestation, il est violé dans les locaux de la police, il a du mal à avouer cette honte à son imam et n'a de cesse de se venger en organisant un attentat. En attendant son amie ne peut garder son emploi de vendeuse qu'en subissant les frottements libidineux de son patron.

    Une autre différence culturelle est la promiscuité. Ou je devrais dire plutôt l'absence de propriété privée. La plupart d'entre nous ont eu leur propre chambre, leur bureau, leurs jeux, leur ordinateur, leurs vêtements. Nous sommes habitués à notre "espace vital". Il n'en est pas de même pour les familles natalistes et pauvres dans lesquelles tout est partagé. Le sens de la propriété privée n'est donc pas le même que le nôtre. Cette dame du Burkina-Fasso racontait que lors de ses retours au pays, la famille éloignée venait un mois à l'avance camper chez ses parents en attendant son arrivée, et que, bénéficiant du fabuleur privilège de vivre en France, elle devait donner sans compter, jusqu'à repartir dépouillée même de ses chaussures. Le corollaire positif de cette habitude est que personne n'est jamais véritablement à la rue, puisqu'on est toujours hébergé quelque part par la famille ou des amis ou même des inconnus.

    Je ne suis pas raciste, je l'ai déjà dit. Je n'emploie pas le terme de "turcs" pour ces français travailleurs et acharnés qui viennent de retaper une maison en bas de mon immeuble, même si la vue de leurs femmes qui portent un foulard, heurte mon regard à chaque fois. Je devrai attendre peut-être que leurs enfants leur enseignent qu'il ne faut pas jeter les peaux de pastmedium_travaux.jpgèque dans la poubelle verte et que leurs filles à la sortie de l'école mixte et laïque fassent leur vie avec des français d'autres origines. Je devrai apprendre, sans doute, à réduire parfois mon espace vital pour accueillir de nouveaux amis envahissants, de ceux qui touchent les gens quand ils leur parlent, et qui viennent s'asseoir tout près, mais qui sont gais, savent rire, danser et faire de la musique.  Voir à ce sujet un petit bijou, dans la série des films qui rendent meilleurs : "Travaux", de Brigitte Rouan.

    Donc, pour résumer car il se fait tard, le but de mon propos était de mettre en lumière des différences culturelles fondamentales qui semblent s'opposer à une cohabitation immédiate entre les privilégiés dont je suis et des personnes issues de sociétés natalistes. Je compte beaucoup sur l'école laïque, mixte et républicaine, et son éducation sexuelle obligatoire, pour permettre aux jeunes gens des deux sexes de se libérer de la mentalité de leurs parents et d'apprendre à connaître l'autre sexe. Dans le domaine social, la garantie d'une allocation de vie, qui empêcherait les enfants de supporter le poids monstrueux de la charge de leurs parents serait un progrès considérable. Et de notre côté, un apprentissage au partage de l'espace vital comme de la richesse devrait s'accompagner d'un regain de joie de vivre. Nous avons beaucoup de pas à faire les uns vers les autres.

  • Interdite de société (mémoires d'une potiche)

    Excusez-moi mais je préfère me taire plutôt que de râler.

    Je préfère ne pas répondre à tous les "Ca va ?" qui ne me demandent pas si Ca va...  plutôt que de sortir une tirade moralisatrice sur le fond, la forme, et le pourquoi de cette question.

    Quand j'entends les gens renoncer à des activités parce que "ILS" ont dit qu'il allait pleuvoir, je me retiens de sortir ma diatribe habituelle contre la météo. A savoir que de toute façon, la météo est faite pour se tromper et que d'ailleurs, elle ne sert qu'à caser deux séances de pub, une avant et une après. Et d'ajouter à la manière de Lucien Guitry : "Vous laissez le temps qu'il fait décider de votre vie, vous ?"

    Au jour de l'an, je serre les dents pour ne pas susciter la sacro-sainte question "Ca s'est bien passé ?". Il est vrai que c'est une épreuve pour la vésicule biliaire, la grande bouffe obligatoire et le plumage par les grandes surfaces de la consommation ! Je vais m'imprimer un tee-shirt "Ne me demandez pas si ça s'est bien passé parce que je vais hurler".

    Hurler la chanson de Renaud "je voudrais tous les voir crever étouffés de dinde aux marrons !".

    Mais ce n'est pas pire que les "Alors c'est quand les vacances ?" de juin-juillet et que les "Alors les vacances ?" de août-septembre. Parce que tout le monde s'en fout des vacances des autres, n'est-ce pas, et surtout personne n'en retient les dates.

    Je n'arrive pas à soupirer avec assez de conviction lorsque d'aventure au café, les mots-clé de "réchauffement climatique" sont prononcés. Pas envie de surenchérir que ça fait peur, et qu'on est mal barrés, et qu'on préfère ne pas y penser. J'ai le sentiment tellement aigu qu'après avoir prononcé ce mot, tout le monde va s'empresser de l'oublier pour retourner à ses pollutions habituelles...

    Je bouillonne lorsque j'entends des gens supposés intelligents prononcer Ségolène tout court. J'ai la haine, vraiment, que l'on emploie les prénoms pour des personnes politiques, peut-être d'autant plus facilement qu'il s'agit de femmes.

    Un autre mot auquel je suis allergique, c'est Sarkozy. Et doublement allergique à Sarko. Comment dire : je fulmine parce que, quelque soit ce qu'on peut penser du personnage, on n'a pas à employer un diminitif. Et deuzio, parce que ce nom est suivi de tellement de lieux communs que ça me rend malade. Et triplement allergique, parce que ce genre de conversation ne reflète que trop bien la pensée unique véhiculée par la radio et la télévision, et la minceur anorexique de l'information subie par la plupart des gens. Exemple de conversation "Sarko a fait ceci". Réponse 1 "Ah oui, il a fait cela". Réponse 2 "Rires nerveux".

    Que voulez-vous, je suis incapable de débattre sur des informations parcellaires, bâclées, uniformes et partiales que véhiculent les médias. Il m'est impossible de faire comme ces gens bien informés qui vont débiter le plus sérieusement du monde des informations apparemment sensées. Voilà, aucun débat n'est possible, parce que tout le monde entend strictement la même chose dans son canal d'information, et que les conversations ne sont donc qu'un alignement, ou plutôt une fuite, ou même une diarrhée, selon les personnes, de lieux-communs.

    Pour la petite histoire, dans mon cours de langues, on étudie justement la presse, les médias, et je dois me prêter au medium_Photo0001.2.jpgjeu. Chaque semaine, chaque élève doit apporter une information, et je vous avoue que je n'ai pas eu le moindre succès avec l'affaire du "purin d'ortie". Question de la prof : "mais où est l'info ?".

    Votre serviteuse est donc muette.

    Caligraphie originale de Dilettante (purin d'ortie)

  • Ma semaine écolo

    Vivre écolo, c'est fatigant, même sans enfants et même en province !

    (suite à la demande de Didier (Utopie(s) de raconter sa semaine)

    Dimanche : jour de repos et de tests, pour tenter enfin d'arriver à prendre une douche avec 5 litres d'eau au lieu de 10. Je progresse. Je note tous les chiffres du compteur, avant, après, puis je m'exerce à la soustraction.

    Ensuite il est de bon ton de mettre à jour mes quelques blogs pour tenter de préserver mon lectorat, si tant est qu'il existe, histoire de partager avec quelques uns mon rejet de la politique, de la télé, de la météo, de la pensée unique, ou plutôt du manque de pensée, etc...

    Il faut aussi lancer les lessives de la semaine car ensuite, je n'aurai plus le temps. Je dois calculer le moment propice car le bruit des balles de lavage dans le tambour de la machine, destinées à épargner la lessive nuisible à l'environnement, est incompatible avec la sieste des voisins ou leur grasse matinée.

    Ah oui, j'oubliais, une petite marche récréative en couple où l'on décide des projets, des programmes.

    Ce qui ne me laisse guère de temps pour potasser mes cours de langues que je m'astreins à suivre en espérant me servir un jour de mes connaissances pour la paix de la planète. Quand on se comprend mieux, n'est ce pas... Utopie quand tu nous tiens !

    Le dimanche soir, un classique du cinéma emprunté à la médiathèque, qui devrait dans le futur n'être rejointe que par les transports en commun.

    Il faut auparavant préparer tous les sacs de la semaine, car le programme nécessite d'en posséder beaucoup.

    Et auditer les placards pour se débarrasser rapidement de ce qui encombre et qui pourrait servir à d'autres. Et passer à la déchetterie pour les déchets d'aluminium du travail.

    Et repasser quelques habits car il n'est pas rentable énergétiquement de brancher le fer pour ne repasser que le vêtement du jour.

    Lundi : jour propice au co-voiturage puisque mon tendre époux emprunte ce jour-là le même trajet que moi et me dépose à mon travail.

    Sac N°1, avec les affaires de course à pied et la banane qui permettra de rapporter à la maison le strict nécessaire pour le soir (clés).

    Au travail, j'emploie le même principe que les lampes économiques et les chaudières à condensation : démarrage lent, montée en puissance et fin de semaine en roue libre. Le lundi je sortirai donc tôt du travail et je rentrerai à pied en courant, et si possible avant la nuit.

    Pense-bête : prévoir des bandes réfléchissantes car les jours raccourcissent.

    Mardi : jour d'utilisation de la voiture car il faut bien

    1- rapatrier mes vêtements abandonnés au travail la veille

    2- emporter le Sac N°2 avec les affaires de sport pour le cours de gym du mardi soir.

    3- arriver à l'heure au dit cours de gym en ayant bien travaillé, le mardi étant le jour d'efficacité maximale.

    Mais pour éviter les démarrages sur de petites distances, je laisse ma voiture devant l'appartement et je rejoins à pied la salle de sport. J'en reviendrai en courant car il fait froid et je m'octroirai une douche rapide, avant de manger rapidement avant mon sacro-saint tchat du mardi soir, qui se poursuit jusqu'à 23 h.

    Pense-bête : mettre le réveil.

    Mercredi 6h30 : tirée de mes rêves par le réveil, surtout se lever tout de suite. Le mercredi, au lieu de prendre ma voiture pour un trajet de 5 à 10 minutes, je prends le bus pour une attente de dix minutes et un trajet d'une demi-heure. Je commence tôt car c'est le jour de mon cours à la fac et ce cours est aussi la raison de mes trajets en bus. C'est le jour où j'économise le plus de CO2 en employant les transports en commun. En effet, le trajet jusqu'à la fac en voiture coûterait pas moins de 4,5 kg de CO2 (environ 30 km) à notre planète. Au retour de mon cours de langue, je partage le sort des étudiants avec les tramways raréfiés après 19h30, l'attente dans le froid à la correspondance qui se fait attendre. Aujourd'hui je suis de mauvaise humeur, bardée d'incompréhension. Pourquoi les tramways neufs sentent-ils l'égout ? Pourquoi s'arrêtent-ils à distance des arrêts pour faire courir les clients comme des bêtes apeurées ? Et pourquoi les conducteurs ignorent-ils superbement des retardataires qui les hèlent ? Ah oui, et pourquoi les stations annoncées sont-elles fausses ? Sur le quai tout le monde fume, et je croise toute la misère et la laideur du monde : adolescent défiguré par l'acné qui se ronge les ongles, visage intelligent mais à l'haleine puant la gnôle, bandes de jeunes transportant des stocks de canettes. Je me dis à l'occasion que les bandes de filles sont tout aussi impressionnantes que les bandes de garçons. Je serre ma bombe lacrymogène. Et je rentre gelée : je réfrène mon envie de monter d'un degré la chaudière.

    C'est le jour où mon époux appelle toute sa famille et je commence par relever mes emails, puis je surfe un peu, et finalement il est déjà 21h30, alors pourquoi ne pas rester sur internet ?

    Jeudi :

    Pense-bête : ne pas oublier de ne pas se doucher le matin car je devrai recommencer à la piscine.

    Après un petit détour pour acheter mon méga pain au raisins de la semaine, je pars à pied avec mon sac N°3 (piscine) pour rejoindre le bus N°2. Ainsi je n'aurai pas à attendre un quart d'heure ma correspondance et le trajet ne me prendra qu'une grosse demi-heure. J'arrive essouflée à l'arrêt et le chauffeur me jure qu'il n'est pas en avance. Mon oeil. Pour la piscine de midi, nous partageons une voiture à trois collègues. C'est l'occasion de me doucher de façon ostentatoire avec mon gel douche Ecover, biodégradable à 95%, en espérant susciter des questions sur sa source et son origine.

    Le soir, mon mari passe me prendre pour notre sortie hebdomadaire en ville et en amoureux. L'occasion de peauffiner mon tabagisme passif. Par volonté de décroissance, je ne bois plus de kirs royaux, seulement des kirs au vin blanc (économie de 3-4 euros par verre).

    Pense-bête : ne pas oublier de faire sêcher les affaires de piscine.

    Vendredi :

    Pense-bête : sac N°1 éventuel, DVD à rendre à la médiathèque, documents pour ma réunion.

    Le soir, je dois ressortir pour une réunion en ville. Bonne excuse pour prendre une fois de trop la voiture. Pour éviter de rentrer un court instant à la maison après le travail, j'ai le choix entre plusieurs options : passer à la médiathèque qui ne me demande qu'un détour somme toute modéré, plutôt que d'y retourner spécialement le samedi (3 kg de CO2). C'est aussi l'occasion de passer soutenir la librairie menacée de disparition du fait de la concurrence de la fnac. Je boycotte la fnac. Alternativement à cette option, si le coeur m'en dit, je peux aller courir au parc (c'est sur ma route) avec un ami (et le sac N°1).

    Au travail, tout baigne dans la félicité des fins de semaine. Je m'autorise même à surfer quelques instants en fin de journée. Après ma réunion, je me mets au lit avec une bouillote et un livre.

    Samedi :

    C'est le jour où tout est permis, y compris passer la journée devant l'ordinateur sans se laver (économie d'eau) à programmer des tirelires virtuelles servant à comptabiliser les économies de CO2 ou d'ailleurs... sans se soucier de la migraine, ni du ménage, ni des courses... Si il faut bien prévoir quelques achats pour survivre, et le dilemme est "Comment combiner écologie et boycott du supermarché d'à côté ?". Pour les achats, on fait le minimum, les fruits et légumes offerts par la voisine au grand coeur, pourvoiront aux besoins en acide ascorbique. En attendant d'avoir glissé la fréquentation des marchés dans le programme. Si, si, j'y songe, je m'astreint à avoir toujours sur moi de l'argent liquide car j'ai l'habitude de faire des dettes les rares fois où je vais au marché, tant j'ai des envies de fraîcheur et de fibres...

    Pense-bête : remettre les cabas dans le coffre, vérifier dans mon sac à main la présence du cabas pliable, dit de la ménagère socialiste (en cas de trouvaille, de rencontre avec un marché, par exemple).

    Pense-bête : prévoir d'emporter un parapluie, car si je n'écoute jamais la météo (parce que on s'en fout de la météo, mille milliard de mille sabord, vous laissez le temps vous dicter votre conduite, vous ? la météo n'a été inventée que pour caser deux séances de pub, une avant et une après), la saison rend probable qu'il pleuve.

    Le soir, on se voit un film, sans prétention culturelle, emprunté au vidéoclub de l'immeuble.

    L'heure du bilan :

    Economies d'essence : km lundi 9 mardi 1 mercredi 40 jeudi 9 vendredi 9 samedi 2=70 km (soit 3500 km par an)

    Economies de CO2 : 7x1,5= 10,5 kg (soit une demi-tonne par an)

    Economies d'argent : lundi 1€, mercredi 1€, jeudi 4€ (dont 3€ sur le kir), samedi 1€= 7€ (soit 350€ par an, peut être réclamé)

    Economies d'eau : 5litresx(7-2 (jeudi-samedi))=25 litres soit 1,25 m2/an

    Objectifs :

    Arriver à prendre les transports en commun le mardi et le vendredi aussi, arriver à terme à supprimer la voiture et utiliser le service d'autopartage.

    Trouver un marché bien situé pour acheter en passant les fruits et légumes de la semaine.

    Penser à acheter et à oublier des revues qui remuent les méninges, au travail, chez le coiffeur, le médecin, etc...

    Manger du tofu (beurk)

  • Solidarité avec les habitants du gymnase de Cachan

    Je reprends ici l'appel de Pierre Nillon, historien, après sa visite du gymnase de Cachan où sont entassées les familles délogées lors de l'évacuation de la cité universitaire qu'elles occupaient, le 18 août dernier.

    Ecoutons le plutôt "Le samedi 23 septembre 2006, je me suis rendu dans ce fameux gymnase... où s'entassent les femmes et les enfants. L'on pourrait presque dire où croupissent des femmes et des enfants !
    C'était inhumain, insupportable, ce fut un choc, même pour quelqu'un comme moi habitué à la misère, ici, en France. Comment peut-on rester insensible à une telle souffrance ?

    Comment peut-on parquer des êtres humains comme des animaux ?

    En plus avec des policiers en civil guettant ceux qui sortiraient de ce camp de concentration afin de les arrêter !!! ??? 

    Ensuite, notre guide nous amena à rencontrer les six grévistes de la faim qui en étaient à leur trente-troisième jours, il nous présenta leur porte-parole, le frère Seydou Togola.

    ... je me suis rendu compte que les médias non seulement occultaient des informations, mais en inventaient d'autres, car en effet :
     - On ne nous dit pas qu'en évacuant les squatters leurs biens leur ont été confisqués (meubles, télévisions, radios, vêtements, objets personnels, etc...). Pourrait-on dire volés ?  (Des gardes meubles fantômes...)

    - On nous fait croire à l'existence de maladies infectieuses (tuberculose, varicelle) afin que l'opinion publique pense que "ces noirs" constituent un danger sanitaire pour vous, à défaut d'être un danger physique, je peux vous affirmer qu'il n'en est rien pour avoir parlé avec des médecins présents au gymnase.

    Après avoir écouté toute cette souffrance, l'on ne sait pas quoi dire, sinon : 
    - Que peut-on faire pour vous ?
    - De quoi avez vous besoin ?

    A ma collaboratrice comme à moi même, ils ont répondu : PARLEZ DE NOUS - DITES LA VERITE S'IL VOUS PLAIT !
    Cela sera fait par la large diffusion de ce communiqué.

    En dehors de cela :

    - Nos frères ont besoin de vêtements, si vous avez des vêtements dont vous n'avez plus l'utilité, vous pouvez en faire don !
    - Nos frères ont besoin de nourriture (un gros sac de riz de 25 kg ne coûte que 15 euros, un pack  d'eau ne coûte que 3 euros, un pack de lait ne coûte guère plus cher)

    Nos frères sont juste à côté... Rendez leur visite et apportez leur votre soutien en actions et non en paroles.
    Les nuits commencent à être froides, pensez à ces bébés...

    Pour ce qui concerne les dons, vous pouvez, soit les apporter vous même au gymnase. Soit, pour ceux qui n'ont pas la possibilité de se rendre sur place contacter l' Association KAMITIK ( association_kamitik@yahoo.fr ) qui vous précisera les besoins et se chargera du réacheminement.
    Précisez CACHAN en objet de votre mail."

    L'appel suivant a suivi :

    L'association KAMITIK (loi 1901) organise l'opération :

    1 EURO POUR LES FAMILLES DE CACHAN

    Etre sans-papier en France ne retire pas pour autant la dignité humaine.
     Aujourd'hui ce sont eux les victimes, mais demain ?

    Peu à peu la France ternit son image en négligeant la DECLARATION UNIVERSELLE des DROITS de l'HOMME !

    Afin que ces familles puissent :
      se vêtir - se nourrir - se laver - se chauffer 
    Survivre et espérer
    Croire encore en l'humanité !

    * Pour ces 70 enfants
    * Pour ces femmes dont les époux ont été expulsés
    * Pour ces 6 hommes qui entament leur 40e  jour de grève de la faim (au 30.09.06)
    et qui dorment dehors

    Parce qu' 1 euro + 1 euro + 1 euro... = NON A L'INDIFFERENCE

    Aidez les à rester vivants avec dignité en envoyant vos dons :

    - Par chèque à l'ordre de l'association
    Adresse :
    Association KAMITIK
    Chalignac
    43800 SAINT VINCENT

    - Par virement sur le compte de l'association
    Coordonnées bancaires :
    Banque Populaire
    ASSOCIATION KAMITIK

     

    CODE BANQUE CODE GUICHET NUMERO DE COMPTE CLE RIB

    11907
     
    00350 40319185597 33

    L'association s'engage à ce que l'intégralité des sommes perçues pour les familles de Cachan leur soit entièrement et directement consacrée.
    Des reçus pourront vous être fournis sur simple demande.

    association_kamitik@yahoo.fr

    Merci à Freezine de diffuser, et merci à tous ceux qui agiront. J'ai l'impression qu'il y a urgence.

    Voir sur le site de Pierre Nillon le compte-rendu de sa visite du 30 septembre aux grévistes de la faim de Cachan.