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  • Bienvenue à Gattaca

    Trouvé sur le site Barbarie.org, l'action du jour : refuser les prélèvements d'ADN.

    De nombreuses associations de parents de disparus, de victimes de meurtriers ou d'agresseurs sexuels se battent pour l'élargissement des fichiers d'empreintes génétiques. Pourquoi, diront-ils, refuser de donner ses empreintes génétiques si l'on n'a rien à se reprocher ? Car c'est bien connu, qui commet un petit délit est susceptible d'en commettre de plus grand. Exemple, les faucheurs d'OGM.

    Il est bon de savoir qu'il est possible de refuser un prélèvement d'ADN. Mais que la loi prévoit une amende d'environ 500 euros. Et c'est là que ça devient Bigbrotheresque :

    "Ayant été condamné à une amende pour refus de prélèvement d'ADN, Jean Yves H. a été reconvoqué par le commissariat pour un nouveau prélèvement génétique. Il s’est donc présenté jeudi 14 décembre au commissariat pour faire part de sa volonté de refuser de nouveau le prélèvement.

    Suite à son refus, il a été placé en grade à vue puis est passé EN COMPARUTION IMMEDIATE. Il a ainsi été condamné à 500 € d’amende."

    medium_minatec1.jpgA Grenoble, Gattaca s'appelle Minatec, un micro-processeur vu du ciel, la folie des grandeurs, le puîts sans fond où gît l'argent du contribuable, alors qu'on sollicite-culpabilise le pauvre pour lever des fonds pour la recherche... Minatec donc, le temple des nanotechnologies, où l'on miniaturisera les instruments de flickage.

    L'inauguration de Minatec s'est fait dans une ambiance policière digne du G8, et il ne faisait pas bon se trouver dans la rue ce jour-là. On était susceptible de prélèvement ADN pour avoir contesté l'ordre établi. Lire le récit du procès de deux agitateurs.

    Pour ceux qui ne connaissent pas le film, je vous incite fortement à voir "Bienvenue à Gattaca", qui nous raconte ce qui nous attend sous peu si l'on ne refuse pas le prélèvement d'ADN.

    medium_gattaca.jpg

     

  • Voter or not voter ?

    medium_Voter.2.jpgMoi je n'aime pas les moi.

    Heureusement que je suis retournée dans mes archives pour retrouver le lien vers le billet où Iza avait jugé mes propos un peu snob, car j'allais vous refaire le couplet. Bah, je vous le refait car je trouve que bien trop peu de gens s'offusquent de la pensée unique et dichotomique qui propage un couple de diminutifs de deux syllabes que je me refuse à prononcer (dommage que Marianne ait gâché sa une en annonçant que son édition serait épurée de ces deux mots). Ces diminutifs n'étant pas équivalents, aucun homme féministe qui se respecte ne devrait les employer, tout comme on devrait s'abstenir d'utiliser des sobriquets absurdes pour les femmes politiques, fussent-elles présidentiables. Je sais, ça ne sert à rien de faire la morale, mais de voir ces mots repris sans discernement par mes parents, mes collègues, ne peut que m'inciter à faire encore la grêve de la non-conversation.

    Le sujet du jour était le droit de vote. Acquis bien tardivement par les femmes françaises. Et il n'est pas si loin le temps où l'influence familiale décidait du vote de toute la famille (enfin heureusement il y a l'isoloir). En 1981, mes parents m'avaient obligée à aller voter, c'est pourquoi je garde toujours sur moi cette petite affichette abstentionniste. Voter, c'est pourtant assez égalitaire, puisque chacun n'a qu'une voix, enfin au moins les immigrés de deuxième, troisième ou quatrième génération... Enfin, c'est ce qu'on croit. Puisqu'on est manipulé du matin au soir par des médias aux ordres. Qui vont nous convaincre par exemple que disperser les voix au premier tour, c'est dérouler le tapis rouge au front national. Pourtant, certains pensent que le front national est le seul barrage efficace contre l'islamisme qui menace la liberté par son activisme nataliste et conquérant. Il parait que d'ores et déjà la mixité n'est plus de mise à certaines heures dans des piscines municipales laïques et républicaines.

    En 2002, malgré l'hystérie collective, j'ai réussi à m'abstenir d'aller voter Le Pen. Je n'oublie pas que dans les manifestations anti-Le Pen, à Grenoble, les militants de Lutte Ouvrière qui appelaient à l'abstention, ont été neutralisés par le service d'ordre du parti communiste. Je viens d'apprendre l'échec de la candidature anti-libérale unique pour 2007.

    Une lueur d'espoir cependant. Enfin, quelque chose de constructif. La proposition de Corinne Lepage d'une "surveillance citoyenne" de la tenue de la campagne, qui consisterait à relever systématiquement certains faits (avec quelle voiture se déplace le candidat, celle du conseil général ou régional, celle du ministère, ou celle du parti ? qui paye la salle des fêtes, et pour quel motif, quelle est la nature exacte du rassemblement qui s'y tient, la campagne ou une mission de service public correspondant au mandat ?) et les mettre à la disposition du public : un site collaboratif, (wiki, autre forme ?).

    Tenez, pour commencer voici un lien vers un document sur le temps d'antenne des candidats potentiels.

  • Pensée politique du jour

    "En attendant, si vous nous cherchez, on n’est pas à droite ou à gauche… on est devant."

    Francesco Casabaldi ici

  • Souscription café zapatiste

    Les zapatistes (si vous ne savez pas qui ils sont c'est que vous ne suivez pas) vendent leur café par souscription.

    Livraison par bateau et non pas par avion. Distribution à Paris et Bruxelles, et livraison prévue en province.

    Attention, il n'y en aura pas pour tout le monde, bon de commande valable jusqu'à la fin décembre ici.

    En attendant, n'oublions pas Oaxaca :

    Le mardi 19 décembre, il n'y aura pas de rassemblement, car appel de Marcos pour un rassemblement partout dans le monde le 22 décembre. (départ de Beaubourg en direction du Consulat). 

     

  • Oaxaca ne se rend pas

    30-11-06 (source : Chroniques du Mexique en lutte)

    Repli de l’APPO et menaces sur les prisonniers

    En raison des nombreuses arrestations des derniers jours, la barricade du carrefour Cinco Señores, dernière barricade d’Oaxaca, qui défendait notamment l’accés à l’université, est restée sans défenseurs durant la nuit du 28 au 29, de sorte qu’à 4 heures du matin des bulldozers sont arrivés, accompagnés d’une centaine de nettoyeurs et défendus par une vingtaine de camionnettes de policiers fortement armés ; ils ont complètement démembré la barricade et dégagé les dernières routes coupées, annihilant ainsi une occupation qui durait depuis six mois. Dans l’après-midi du 29, comme un groupe important de policiers se massait devant la porte de Radio Universidad, les membres de l’APPO qui émettaient encore ont préféré remettre la radio entre les mains de l’Universtité plutôt que de laisser la police s’en emparer par la force. La PFP occupe désormais toute la ville. Toutes les maisons sont systématiquement fouillées à la recherche d’activistes. La criminalisation du mouvement entre dans sa phase judiciaire avec des centaines d’inculpations pour délits de droit commun tels que : dégradations, vols, destructions de bâtiments publics, etc.

    Manifestation du 2-12-06 (source : Indymedia Liège)

    medium_manif2dec.3.jpg 

    Oaxaca ne se rend pas

    Noticias 4/12/2006
    http://www.noticias-oax.com.mx/articulos.php?id_sec=1&id_art=49299&id_ejemplar=1296
    (trad. Tonton)

    Le peuple a vaincu sa peur de la répression et a osé hier descendre dans les rues pour demander la destitution du gouverneur Ulises Ruiz Ortiz, le départ de la Police Fédérale Préventive (PFP) et la libération des "prisonniers politiques".

    Malgré les forces fédérales patrouillant sur le trajet [Ndt : de la manifastation] et la présence évidente de policiers locaux habillés de civil, au moins cinq mille personnes, notamment des instituteurs/professeurs et des membres et des sympathisants de l'Assemblée Populaire des Peuples d'Oaxaca (APPO), ainsi que du Comité de Familiers des Prisonniers, des Disparus et des Victimes du conflit, ont marché depuis l'Institut Étatique d'Education Publique d'Oaxaca (IEEPO), sur la Route "Cristóbal Colón" jusqu’à la Place de la Danse, criant des slogans et chantant des cantiques.

    "Il est tombé, il est tombé, Ulises est déjà tombé!": "Epaule contre épaule, coude contre coude, l'APPO, l'APPO, l'APPO, nous en sommes tous!": "Oaxaca n'est pas un cartel, c’est une Armée": "Ils les ont pris vivants, nous les voulons vivants !" et : "Les prisonniers de Nayarit, nous voulons les voir ici!".

    Que vive Oaxaca  par Raoul Vaneigem Le 28 novembre 2006 (source rebellyon.info)

    On sent que la lutte d’Oaxaca est à un tournant. Le gouverneur tyran Ulises Ruiz dit qu’il a repris les choses en main. La répression est à son comble avec son lot d’assassinats, d’arrestations, de personnes blessées, torturées, de personnes disparues... Raoul Vanegeim insiste pour que nous apportions notre soutien le plus fort possible à cette lutte.

    Il existe aujourd’hui, dans un monde dominé par la lâcheté, la résignation et la servitude volontaire, une ville et une région résolues de résister à un gouvernement local et mondial qui ne connaît d’autres lois que celles de la corruption et du profit.

    Depuis plusieurs mois, la population d’Oaxaca refuse les diktats d’une administration corrompue, qui n’hésite pas à tuer les opposants à sa politique de malversation. Le mouvement n’a cessé de se développer et a donné naissance à une assemblée populaire, encore noyautée par la vieille politique clientéliste, mais qui s’oriente de plus en plus vers un refus de tout pouvoir et vers une priorité : améliorer la vie quotidienne des enfants, des femmes et des hommes.

    J’appelle à se manifester en faveur d’Oaxaca celles et ceux qui n’ont d’autre force que leur volonté de vivre, car c’est de là que vient aujourd’hui la seule pensée qui ne soit pas à la botte des commanditaires du marché planétaire.

    Je les appelle à défendre par tous les moyens de leur inventivité la libre Commune d’Oaxaca afin qu’en son assemblée populaire se développent la démocratie directe et la pratique autogestionnaire que les barricadiers, la population urbaine et les communautés paysannes indigènes sont en train de consolider.

    Je les appelle à alerter toutes les forces vives, qui peu à peu
    s’éveillent pour sortir des millions d’êtres humains du cauchemar que fait peser sur eux le totalitarisme économique. Il faut empêcher que le gouverneur Ulises Ruiz et ses tueurs, soutenus par Fecal (Felipe Calderon), le nouveau président du Mexique, n’écrasent l’expérience d’autonomie régionale - urbaine et paysanne - qui s’esquisse dans la lignée de la Commune de Paris et des collectivités andalouses, aragonaises et catalanes des années 1936-1938.

    Ce qui se passe à Oaxaca est un espoir pour tous ceux qui désespèrent d’accéder à une existence, digne de ce nom, sous le joug du capitalisme financier réduisant la vie et l’environnement à une marchandise.

    Souvenons-nous ! C’est une prise de conscience mondiale qui a aidé le mouvement zapatiste encore fragile à échapper à la répression du gouvernement et de son armée, en janvier 1994 et en février 1995. Ce que les zapatistes ont réussi pour les communautés paysannes indigènes du Chiapas, la population d’Oaxaca est en train de le tenter en milieu urbain. L’enjeu est considérable. Faisons en sorte que se conforte la chance d’instaurer la Commune d’Oaxaca, car cette chance est la nôtre, celle de l’émancipation existentielle et sociale qui nous tient à cœur.