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  • Soutien au projet Avenir Climat

    « Le climat change, et il est urgent d'agir »

    Après avoir rapporté l'été dernier l'aventure de 80 hommes pour changer le monde, ce blog veut être en première ligne pour diffuser les informations récoltées par Benka au cours de son voyage. En bref, à l'heure des découragements post-hulotiens, il ne sert à rien de pleurnicher, il est temps d'agir...

    392c599652ae8ccbbf7ce3191b51f399.jpgBenka va parcourir l'Europe et l'Asie, sans prendre l'avion, rencontrer les « témoins du climat » : associations, villes, entreprises, individus… Il va rapporter l'expérience de tous ceux qui sont touchés par le changement climatique, écouter en quoi ont été modifiés leur vie quotidienne ou la pratique de leur métier.

    Benka souhaite étudier le changement climatique sous deux angles :
    * les pratiques : comment les acteurs agissent pour s'adapter au
    changement du climat et en diminuer l'impact ? (dans les domaines des transports, de l'énergie, de l'habitat, de l'urbanisme, de l'agriculture, de la sylviculture, de la consommation, des déchets ... )
    * la participation : le changement climatique est une évidence, mais au-delà du constat, comment les acteurs s'engagent ensemble pour répondre aux enjeux ? Le partage de l'information, les techniques de prise de décisions, la planification des actions, l'échange des points de vues sont également des facteurs de réussite. Comment passent -ils du constat à l'action ?

    Ces exemples seront transmis en France pour les faire connaître, notamment via des blogs. Benka espère aussi amener ses lecteurs à modifier eux aussi leur manière de vivre pour diminuer leur impact sur le climat.

    Benka a créé un « réseau de web-soutien Avenir Climat », qui s'engage à relayer l'information, à mettre en lien le site de préparation du voyage (http://avenirclimat.info/) et à poster au moins un billet sur le voyage. Ce soutien va lui permettre de démarcher d'autres partenaires. Vous aussi, vous pouvez rejoindre le réseau Avenir Climat, et relayer l'information, ou encore soutenir financièrement le projet, ou offrir une aide technique. Une tirelire virtuelle de promesses de dons est disponible ici.

    Forza Benka !!! 

     

  • Sortir de la matrice

    Il y a quelques temps, Gaïa, polytechnicien de son état, a quitté la matrice pour aller faire du défrichage dans la Creuse. Eh oui, avec le réchauffement climatique, le Larzac est plus au nord désormais.

    Quand on sait quels tapis rouges sont déroulés chaque jour devant ceux qui se sont donné la peine de naître pardon n'être polytechnicien,  il y a de quoi s'interroger (Meuh non, je plaisante, même pas jalouse). 

    Et pourtant, quand on y songe, le film Matrix auquel fait référence Gaïa, et dans lequel si quelqu'un l'ignorait les humains sont maintenus à l'état végétatif alors qu'on leur projette des images virtuelles, c'est vraiment la réalité. 

    Moi qui vous cause, j'ai longtemps cru que les épinards étaient riches en fer, qu'il fallait boire du calcium pour préserver ses os, et consommer beaucoup de protéines pour ne pas mourir, et que se tartiner de crèmes coûteuses empêchait de vieillir, et que le nucléaire était une énergie propre. 

    D'autres millions d'individus croient qu'ils font des économies en étant fidèles à leur hypermarché, et qu'ils peuvent gagner au loto ET qu'ils seraient heureux si cela se produisait, et modifient leurs activités en fonction du temps qu'on leur dit qu'il fait.

    D'autres idées fausses qui ont la vie dure : on se marie pour la vie, l'amour est éternel, les enfants, c'est que du bonheur !

    De plus en plus fort (entendu à la campagne électorale) : il faut relancer la croissance pour vaincre le chômage !  

    Et je vous passe les chercheurs qui croient fermement, viscéralement, qu'en s'occupant de leurs carrières, ils finiront bien par vaincre le cancer.

    Rien à voir mais ce soir, je ne pense pas à eux. Je pense plutôt aux freemen qui vont encore bouffer du curé et parler d'avenir et de climat et qui vont aimer l'humour noir de Barnabé (Dieu est moqueur !)


     

     

  • Audit citoyenne sur le tri des déchets

    Comme feuilleton de l'été,  je vous propose de suivre mon enquête sur le tri des déchets dans ma commune (en France).

    Je démarre, en dilettante, sur quelques constatations :

    1- Les gens, peu importe pour qui ils ont voté, sont sensibilisés au problème des déchets, disposés à trier, ils trient généralement, mais ils commencent à se lasser.

    2- L'information autour du tri est mal faite, et il est probable que le tri soit inefficace par manque d'information...

    3- Ayant introduit la récupération de l'aluminium sur mon lieu de travail, j'ai d'énormes doutes sur sa destination lorsque je le porte à la déchetterie. 

    4- Poursuivons avec un peu de bon sens, dont mes concitoyens ne manquent pas non plus : c'est bien beau de  fabriquer des vêtements polaires avec les flacons plastiques recyclés, mais il y a une limite au nombre de polaires qu'un individu peut porter. En clair, je ne suis pas loin, comme de nombreux citoyens qui participent, d'avoir l'impression d'être prise pour une imbécile. 

    Etant plus qu'ignorante sur le sujet, je propose de me documenter et d'interpeller ma mairie sur les procédés utilisés. Ensuite, je poursuivrai sur la nécessité d'informer, et enfin je proposerai des solutions pour agir en amont, car mon petit doigt me souffle que la filière recyclage est de la poudre aux yeux, et qu'il vaudrait mieux réduire les emballages.

    N'hésitez pas à intervenir.

    Les questions que je me pose pour l'instant sont les suivantes :

    1- Combien de personnes sont employées au tri des déchets ? (et d'abord où ça se passe ?)

    2- Quelle est la proportion de déchets arrivant dans la poubelle verte qui sont finalement incinérés ?

    3- Qu'arrive-t-il à un pot de yaourt souillé ? non souillé ? A une serviette en papier froissée ? A une barquette en bois ?

    4- Les sacs poubelles contenant des déchets recyclables sont-ils ouverts ?

    5- Que deviennent les briques de lait ou de jus de fruits ? Et de crème fraîche ? (j'ai du mal à imaginer qu'elles puissent être séparées en leurs différents constituants) 

    6- L'aluminium est-il traité à part à la déchetterie ? Les métaux sont-ils fondus pour être séparés des papiers ? Faut-il enlever les étiquettes des boites de conserve ? En quoi sont faites les cannettes ?

    7- Concernant le verre (il est récupéré dans des containers à part) : qui s'en occupe ? Les bouteilles sont-elles lavées ? Fondues ?

    8- Quelle est la quantité de verre qui arrive dans les poubelles ordinaires ?

    9- Comment traite-t-on le papier glacé ou plastifié ? 

    Ensuite, je demanderai des comptes à ma commune, dans une lettre type, et je tâcherai de militer pour une meilleure information dans le journal de ma commune.

    Enfin, il s'agit de proposer des solutions en amont.

    1- Rétablir la consigne des bouteilles en verre, taxer les bouteilles en plastique, reconvertir le lobby des plasticiens (pas les chirurgiens plastiques, quoique !!!). En Allemagne par exemple, les bouteilles de bière sont consignées.

    2- Revoir les modes d'emballage. Par exemple, une boite de cigarettes comporte trois types d'emballages (papier, plastique, métal).

    3- Interdire l'envoi de courriers sous enveloppes plastiques. C'est le cas du dernier journal gratuit qui doit provenir de ma commune (me renseigner) puisqu'il arrive dans ma boite aux lettres malgré mon autocollant anti pub.  

    4- Réhabiliter le papier journal pour les fruits et légumes (à l'heure où les gens ne lisent plus, quelle ironie !)

    à suivre... 

  • Post censuré

    Hugo (que j'estime beaucoup par ailleurs et qui est un redoutable adversaire au ping-pong), m'a taggée pour participer à une chaîne où l'on parle de sept choses sans importance sur soi-même. Après mûres réflexions, je vais m'y atteler même si :c4f96256e66de1c893ef1e44d7463bb9.jpg

    1- Je ne réponds pas aux chaînes, m'enfin, si tout le monde répondait, ce serait le bazard...

    image du schtroumpf grognon trouvée ici

    2- Je ne connais pas sept personnes sur le net à qui faire passer le flambeau, je briserai donc la chaîne, aussi à cause du point 1.

    3- J'ai tendance à considérer que tout a de l'importance, à prendre les choses trop au sérieux.

    Je vais répondre parce que :

    4- Ca m'a fait plaisir d'être nominée.

    5- Parler d'moi, ya qu'ça qui m'intéresse ! 

    6- En participant au séminaire freemen, j'ai découvert que l'expression "Avoir des couilles" n'avait pas de sexe. Depuis je l'emploie dans tous mes posts (comme Claire et son vibromasseur). Ayons donc les couilles de, au risque de me faire traiter de tarée par Francesco, dire que :

    7- J'ai des rêves et ils sont osés, et je dirais même plus, colorés. En jaune. Je me vois, dans un avenir lointain, à Oslo, vêtue d'une sorte de sari de soie jaune, habillée en femme quoi (j'ai honte, pardon Charlie) prononcer un discours dans une cérémonie...

     

  • Guy Gilbert

    Cheveux longs, blouson noir, language de la rue. A 71 ans, Guy Gilbert, le "prêtre des loubards", incarne une Eglise qui a des couilles. Il faut oser cette autobiographie qui parle de sacrements, de grâce, de célibat, de sexualité, de sacerdoce ; oser se demander si l'Esprit Saint ne serait pas sexiste ; oser inventer de nouvelles cérémonies où l'on récite un credo musclé et où la communion peut être offerte à tous. 

    En Algérie, son premier combat a été contre la torture. Muté, il découvre en compagnie d'un communiste et d'un apprenti pasteur, combien les droits de l'homme peuvent unir.

    "Grâce à nous, jamais un blessé ne fut achevé. Trois simples troufions dans une compagnie disciplinaire pouvaient, par leur simple présence, faire reculer le mal infect de la torture et de l'arbitraire".

    Encouragé par un évêque "Faites selon vos dons", il  s'installe un pied dans la rue, un pied dans l'église, draguant avec sa grosse cylindrée les délinquants de toutes sortes, les accueillant, les visitant, étant disponible pour eux tous les soirs, leur donnant des tickets restaurant, les accompagnant souvent impuissant dans une marginalité galopante, dans la douleur "qu'on ne remarque même pas la couleur de leurs yeux quand ils font la manche".

    Voilà 30 ans, Guy Gilbert a acheté Faucon, une ruine en Provence, et l'a retapée avec ses petits gars. Il expérimente la zoothérapie (soigner par l'observation des animaux). Des centaines de jeunes, des boules de haine choisies dans leurs cités ou dans leurs prisons sur ce seul critère : "être le plus abîmé", sont passés par la Bergerie, ont été accueillis par une équipe de volontaires musulmans, juifs, bouddhistes, chrétiens, athées ou agnostiques, pour être évangélisés car "Evangéliser, c'est mettre l'homme debout".

    Guy Gilbert vient de publier "Et si je me confessais" aux Editions Stock.