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  • Agir ensemble pour un autre monde le 26 janvier

    Journée mondiale de mobilisations et d’actions
    26 janvier 2008

    Nous sommes des millions de femmes et d’hommes, d’organisations, de réseaux, de mouvements et syndicats de tous les coins de la planète, régions et villages, zones rurales et urbaines, de tous les peuples, de tout âge, culture et croyances unis par la ferme conviction que

    UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE

    Riches de nos diversités, de notre pluralisme, de nos alternatives et propositions, nous luttons contre le néolibéralisme, la guerre, la colonisation, le racisme et le patriarcat qui génèrent violence, exploitation, exclusions, pauvreté, faim, désastres écologiques et négations des droits humains.

    source : A tous les hommes libres...

    Nous avons commencé à changer le monde en écrivant dans nos blogs d'autres vérités que celles que nous assènent les médias, en exerçant notre esprit critique acquis au contact d'autres hommes et femmes libres, en relayant les articles qui nous semblent vrais, en nous mobilisant sur des actions comme celle du jour dans la mesure de nos possibilités, en parrainant une semence libre de l'association Kokopelli, ou en écrivant sur Indymedia qui respecte la liberté d'expression en modérant a posteriori.

    Nous le changeons dans notre vie quotidienne, en modérant notre production de CO2 dans les transports en commun, en nous aguerrissant par des jeûnes militants en vue d'actions futures, en apprenant à ne pas manger plus que notre part de viande, en privilégiant la consommation de produits locaux grâce à Court-circuit, en recyclant grâce à Freecycle, en consultant la barre d'outils Ecolo-info de notre Firefox, en adhérant au CNIID, une association d'information sur les déchets.

    Nous repérons les caméras de vidéo surveillance, sommes déterminés à refuser les prélèvements d'ADN, nous contestons l'autorité jusqu'à ce qu'elle fournisse la preuve de sa légitimité, ce qui est une définition de l'anarchie. Conscients de nos privilèges, nous sommes disposés à les partager en tirant un trait sur notre racisme ordinaire.

    Nous oublions nos cartes d'identité pour être tous des sans-papiers.

    Nous suivons les soubresauts du capitalisme financier moribond sur les Carnets Politiques, et nous agrégeons le flux RSS de La fin du capitalisme pour connaître l'avis du camarade Aureliano. Nous ne faisons pas confiance aux banques qui prêtent aux marchands d'armes de l'argent qu'elles n'ont pas, nous voulons destiner nos économies à des actions solidaires et c'est pour cela que nous nous intéressons à une autre banque, la NEF, qui permet de renoncer à ses intérêts pour des associations de notre choix. Ou alors, nous donnons directement nos économies à l'AUTRE, celui dont le cv n'a qu'un défaut, le pays de naissance !

    Maintenant il nous faut quitter le cocon douillet du monde des convaincus et le confort de l'internet, et aller au contact des milliards de personnes qui n'ont pas encore ouvert les yeux, et qui ont des arguments à nous opposer. Nous devons apprendre à assumer nos idées sans rompre d'emblée le dialogue, à faire un bout de chemin vers la négociation, à nous parler sans nous agresser, à affronter l'opposition parfois violente, la critique. Cet après-midi je participerai au rassemblement anti-guerre de la place Félix Poulat à Grenoble dans le cadre de la journée d'action d'aujourd'hui (évènement trouvé sur le site du Forum Social Mondial). Demain je continuerai à dialoguer sur le thème du conflit israëlo-palestinien avec mon amie juive.

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    Au rassemblement anti-guerre, j'ai eu le bonheur (et les larmes qui vont avec) de découvrir : la chorale des barricades. 

  • J'accuse, tu accuses, accusons...

    Extrait d'une tribune de Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme, trouvé grâce à Nicolas Marandon.

    Montaigne nous l’a appris, «chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition». Avec chaque victime du racisme, de l’antisémitisme ou de la xénophobie, c’est notre humanité commune qui est frappée. Or des femmes et des enfants meurent sur les barbelés de Ceuta et de Melilla ou au large des îles Canaries ; des déboutés du droit d’asile sont tués ou torturés après leur reconduite à la frontière ; un enfant à Amiens, une femme à Belleville, un jeune futur père à Rosny-sous-Bois s’écrasent au pied d’un immeuble pour échapper à la chasse aux sans-papiers ; on se suicide en centre de rétention ; des enfants sont arrachés à leurs parents pour crime d’absence de carte de séjour. On fiche, on traque, on rafle ceux dont la vie n’est qu’exil, misère et angoisse. On poursuit pour délit de fraternité ceux qui leur apportent secours et assistance. Les instituteurs, les assistantes sociales, les inspecteurs du travail sont sommés de rabattre ce misérable gibier vers les convocations pièges et les souricières jusqu’aux portes des écoles. Alors, oui, nous sentons que la colère d’Emile Zola n’est pas passée de saison. Combien d’années devrons-nous supporter l’image d’une France qui claque la porte de l’asile et de la solidarité, qui expulse petits et grands, qui maintient dans la précarité, la peur, la surexploitation des centaines de milliers d’êtres humains qui vivent parmi nous ?

    Chacun d’eux, désespéré au fond d’un centre de rétention, ligoté sur son siège d’avion, projeté dans l’inconnu à l’autre bout du monde, est comme un écho de l’innocent de l’île du Diable. Chacun de ces destins broyés est une nouvelle affaire Dreyfus. En leur nom à tous, au nom des milliers de «délinquants de la solidarité» qui restent fidèles à la République de Zola, j’ose me réclamer de la grande voix.

    J’accuse ceux qui ont proposé, voté et fait voter ces lois inhumaines de persécuter des innocents pour le plus grand profit de mafieux, de marchands de sommeil et de travail au noir, et pour la plus grande honte des citoyens attachés à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. J’accuse ceux qui, semaine après semaine, exigent plus d’arrestations, plus d’expulsions, plus d’exils d’être la cause de souffrances innombrables, voire trop souvent de la mort d’humains qui ne sont coupables que de fuir la terreur ou la misère, de vouloir vivre le plus dignement possible et de rêver, pour leurs enfants, d’un avenir meilleur.

    J’accuse ceux qui, par calcul ou lâcheté, détournent les yeux, se bouchent les oreilles et se tiennent à l’écart de la solidarité humaine avec les sans-papiers, les sans-asile, les sans-droits, de contribuer par leur passivité et leur silence à un repli xénophobe qui, dans les manuels d’histoire de demain, restera comme une tache sur le livre de la République. La Ligue des droits de l’homme, en ce 110e anniversaire de la publication du «J’accuse» d’Emile Zola, appelle chaque citoyenne et chaque citoyen à faire de cette cause d’humanité, d’égalité et de solidarité, en ces temps difficiles, notre affaire Dreyfus à tous."

  • Kokopelli : vive la semence libre !

    Depuis une vingtaine d'années, l'association Kokopelli cultive, maintient et dissémine environ 2000 espèces de fleurs, plantes et légumes anciens, oeuvrant ainsi pour le maintien de la biodiversité. 1200 espèces sont proposées à son catalogue. Ses adhérents (vous peut-être ?) peuvent parrainer une semence qu'ils se chargeront de cultiver, participant ainsi à la dissémination de la semence libre face aux multinationales agro-alimentaires. Pour Kokopelli en effet, la semence n'a à être qualifiée, la semence est !!!

    Ce n'est donc pas par hasard si l'association a été la cible des marchands de graines, notamment la société de Graines Baumaux (dont le bénéfice est de 850.000 euros !!!) pour concurrence déloyale et vente de semences "non inscrites". Attendons le jugement qui sera rendu le 14 janvier 2008.

    Entre temps, suite à un appel du parquet, du GNIS* et FNPSP*, contre la relaxe du chef d'accusation de "vente de semences non inscrites", Kokopelli a été condamné sur la base d'une loi Pétainiste, et 17000 euros ont commencé à être prélevés sur le compte bancaire du président de l'association, et ce malgré un pourvoi en cassation.

    Ironiquement, ce sont les supermarchés qui oeuvrent à la défense de Kokopelli, en proposant en toute illégalité à la vente, des variétés inscrites comme “variétés pour la production de plants à l’usage amateur”. Ainsi, toute variété de tomate rose, verte, blanche, noire, jaune, orange, zébrée est par définition une intruse dans les supermarchés, légalement parlant. Les membres de l'association ont récolté des preuves de ces pratiques lors de la campagne "Robin des semences".

    Vous l'avez compris : Kokopelli, c'est nous. 

    Nous pouvons faire connaîre l'association, y adhérer, parrainer une graine, signer la pétition "Libérons les semences", participer à la campagne "Semons sans OGM" en cultivant chez nous des plans de maïs et en les envoyant ensuite au ministère de l'agriculture pour demander une analyse de non-contamination génétique. En effet ce sont 30000 ha de maïs transgéniques qui sont cultivés en France en 2007 (multiplication par 30 en 2 ans).

    * GNIS : Groupement National Interprofessionnel des Semences et Plants
    * FNPSP : Fédération Nationale des Industriels de la Semence

     

  • Voeux à la Chomsky

    Que 2008 soit  ANARCHIE: dévoiler l'autorité illégitime pour tâcher de la vaincre !

    Comment devrait-on réagir contre une autorité illégale dépendant des circonstances et des conditions ?... Les idées anarchistes - défiant l’autorité et insistant pour qu’elle se justifie – sont adaptées à tous les niveaux. 

     ...le terme anarchisme... est basé sur l’espoir… que les éléments essentiels de la nature humaine incluent des sentiments de solidarité, d’entraide, de sympathie, de souci pour les autres, etc…

    Que 2008 soit RESPONSABILITE car Plus vous jouissez de privilèges, plus vous êtes responsables.

    Que 2008 soit VERITE ! Il n'y a pas de technique pour résister à la propagande, il n'y a que le bon sens.

    Au lieu de reproduire le fanatisme idéologique, démantelez-le, essayez de découvrir la vérité et dites-la. C'est quelque chose qui est à notre portée à tous.

    Faisons de 2008 l'année de l'autodéfense intellectuelle qui consiste simplement à poser les questions évidentes...

    En 2008,  quand nous lirons que 100% des commentaires sont d'accord sur quelque chose - peu importe quoi - nous serons immédiatement sceptiques.

    En 2008, nous plaindre sera une sorte de luxe que nous ne nous accorderons plus !

    Nous sommes presque tous si privilégiés et si libres qu'avoir le sentiment que quelque chose est difficile dans notre vie serait vraiment scandaleux. Quelles que soient la répression et les vitupérations qui nous visent, ce n'est rien comparé à ce que les gens affrontent partout ailleurs.

    (les citations de Chomsky sont en italiques, d'autres ont été légèrement modifiées pour les besoins du texte)

    Merci aux freemen qui m'ont fait découvrir quelques textes de Noam Chomsky, penseur et linguiste américain, né en 1928. 

  • Le porno, un crime contre l'humanité.

    J'ai visionné récemment un documentaire controversé sur des viols systématiques commis par... peu importe où... L'horreur absolue : les victimes souffraient de fistules (communications) recto-vaginales, de destructions complètes de l'appareil génito-urinaire... parce que les viols s'accompagnaient de mutilations avec des objets contondants ou brûlants. Je maintiens que l'idée de ces monstruosités n'a pu germer dans un esprit humain, fût-il barbare et cruel, que parce que des tortures identiques sont perpétrées chaque jour dans des studios pornos, les cris de douleur étant doublés en cris de plaisir....

    L'article d'Isabel Sorente dépeint l'envers monstrueux du décor de cette industrie meurtrière qui représente des dizaines de milliards de dollars et dont la diffusion s'étend très facilement grâce à internet, représentant 2/3 des recherches, surfs, et spams. Non seulement le porno véhicule une vision machiste, perverse et eronnée de la sexualité, mais il fonctionne comme une drogue qui modifie les propriétés du cerveau et entraîne un état de dépendance. Décrocher, c'est possible, grâce aux conseils du site d'Orroz, une référence dans le domaine de l'addiction à la pornographie. Par exemple, en activant le contrôle parental sur son propre ordinateur...